Rechercher:

Général:

Page d'accueil

Nos thèmes

Nos évènements

Nos services

Rejoignez-nous ...

Nos actions

Divers

Tensions au sein de la filière avicole

Le secteur bio est en constante évolution.
Réjouissons-en-nous. Les consommateurs sont de plus en plus friands et le marché est rentable.
Un secteur s’est particulièrement développé au sein de la filière ces dernières années : celui des œufs bios.
On peut parler d’une croissance exponentielle


Source : www .biowallonie.be

Quel est le problème qui se pose ?

Aujourd’hui, certains intrépides futurs aviculteurs voudraient installer des unités de production de 12000-18000 poules. Ils demandent d’ailleurs que les règles du bio soient adaptées pour permettre l’installation de ces poulaillers : les normes de configuration des bâtiments et les normes des parcours extérieurs.

Comme nous le disions plus haut, il y a une demande forte pour des œufs bio qui tirent les prix vers le haut et créé un vif intérêt des producteurs. Mais, le jour où il y aura un bâtiment de trop, le marché tirera les prix vers le bas. Il ne sera pas possible de réduire le volume d'œufs et il sera malheureusement trop tard pour faire marche arrière. On risque de se retrouver dans la même situation que dans le conventionnel : un marché maîtrisé par les acheteurs.

Nature & progrès n’est donc pas partisan de courir après le marché. Des unités de deux fois 3000 poules sont suffisantes pour assurer un revenu à l’agriculteur.

Pas de souci à ce que le secteur croisse mais cela doit se faire dans l’intérêt des agriculteurs qui doivent conserver une maîtrise des prix de vente et dans l’intérêt des consommateurs avec le maintien de normes bio rigoureuses.

Chez Nature & Progrès, nous croyons en l’agriculture familiale. Nous sommes convaincus qu’il vaut mieux produire 30.000 œufs au départ de 5 fermes familiales plutôt qu’au départ d’une seule entité de production.

Nous demandons que les normes du bio soient reprécisées afin de permettre l’installation d’unités de production de maximum deux fois 3000 poules entourées d’un parcours extérieur. Cela permettra de garantir un développement harmonieux du secteur bio.

Ecoutons les agriculteurs et les consommateurs bio avant d’écouter les sirènes du marché.

Attention donc à ne pas tomber dans le monopole du marché et de veiller à des structures attenantes aux fermes bios existantes.