- Types de reproduction des plantes : on distingue les plantes allogames – la pollinisation est croisée, le pollen d’une plante va sur le pistil d’une autre plante – et les plantes autogames – il y a autofécondation sur une même plante. À cette distinction s’ajoute celle concernant le type de fleurs, soit hermaphrodites – pour les plantes autogames et beaucoup d’allogames –, soit unisexuées, sur une même plante – par exemple, le potiron ou le maïs – ou, beaucoup plus rare, des plantes unisexuées, mâle ou femelle – par exemple, l'épinard.
- Variété population : une variété population, c’est un ensemble de plantes allogames de la même espèce qui partagent un nombre de caractéristiques communes assez marquées pour être identifiées comme variété. On parle alors de variété fixée. Une variété population est le fruit d’un travail de sélection sur plusieurs générations – huit à dix sont nécessaires pour stabiliser une variété – au cours desquelles le sélectionneur choisit comme porte-graines les plantes qui correspondent le mieux aux critères de la variété. C’est ce type de sélection, à la fois conservatrice et évolutive, qui a été pratiqué depuis les premiers temps de l’agriculture et qui caractérise aujourd’hui le mieux les « semences paysannes »
- Variété lignée : c’est l’équivalent de la variété population, mais pour les plantes autogames. Il s’agit donc d’une variété issue de plusieurs générations d’autofécondation dont on a écarté les individus hors-type.
- Hybride (d’après le Réseau semences paysannes) : l'hybride est un individu résultant du croisement entre des parents génétiquement différents appartenant soit à la même espèce, soit à des espèces ou à des genres différents. L’hybridation est un phénomène naturel qui peut être à l’origine d’une variété population.
- Variétés Hybride F1 (toujours d’après le Réseau semences paysannes) : ce sont des variétés 100 % instables et éphémères résultant du croisement non stabilisé entre des parents génétiquement différents, appartenant soit à la même espèce, soit à des espèces ou à des genres différents. C’est une méthode artificielle d'industrialisation du croisement qui permet d'obtenir des variétés très homogènes et plus productives. L'hybride F1 est le résultat du croisement de deux lignées homozygotes, aussi appelées lignées pures ou consanguines. Elles sont obtenues, dans le cas des allogames, par des cycles d’autofécondation forcée. Les hybrides F1 bénéficient de l’effet d’hétérosis : vigueur et homogénéité à la première génération après le croisement de deux lignées pures. On parle également de semences stables puisqu’à la génération F1, elles sont toutes identiques. Par contre, la variété est totalement instable : si l’on ressème des graines issues de plantes F1, on obtient une génération F2 totalement hétérogène.
- Semences paysannes : ce sont des semences issues du travail de sélection du paysan lui-même ; elles se distinguent donc des semences certifiées produites par les entreprises semencières et des semences fermières qui sont des graines de deuxième génération produites par les agriculteurs à partir des semences certifiées. La majorité des semences paysannes sont issues de celles que les paysans ont sélectionnées et multipliées dans leurs champs avant le développement, au XIXe siècle, de la sélection variétale en lignée pure moderne. Mais, à côté de cette vocation de conservation, elles ont aussi pour but de multiplier les évolutions de variétés en les adaptant à des terroirs et à des climats spécifiques. On parle couramment, dans le cas des semences paysannes, de variété-population pour marquer l'importance de la diversité intravariétale au sein de la même variété. Ces semences représentent la majorité de celles qui sont utilisées en agriculture vivrière, et on estime à environ 1,2 milliard le nombre d'agriculteurs utilisant des procédés traditionnels de sélection, favorisant ainsi fortement la biodiversité.
- Résilience : dans le même ordre d’idées que la résilience individuelle – qui est un concept de psychologie –, on parle de résilience en écologie pour évoquer la capacité d’un système, d’un habitat, d’une population, à s’adapter à d’importantes perturbations pour retrouver un fonctionnement durable. Par exemple : notre système alimentaire serait résilient s’il était capable de continuer à nourrir la population en cas de hausse brutale du prix du pétrole…