Nature & Progrès entreprend des réalisations plus ambitieuses en matière d’édition.
Ce fut le cas, en 2006, avec
Du potager de survie au jardin solidaire
de Philippe Delwiche
Le jardinage suscite depuis quelques années un engouement croissant. Mais il n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui. A la demande de Nature & Progrès, Philippe Delwiche, vice-président de l’association, s’est concentré avec passion sur le destin du jardin potager. Un livre unique, fortement documenté et riche en références, pour ouvrir les yeux sur notre propre histoire, et peut-être, apprendre à mieux construire notre avenir ... Bien qu’il suscite un intérêt grandissant, le jardin potager est un sujet rarement abordé, si l’on omet les études consacrées aux grandioses jardins princiers ou maraîchers. Ces derniers sont volontairement omis dans ce livre, qui se concentre sur le jardin potager individuel en Europe.
Passant du statut de pur moyen de subsistance à celui d’affirmation d’un statut social, voire de pourvoyeur de produits rares, le jardin potager a toujours permis à ceux qui l’ont cultivé d’améliorer leur quotidien, voire de sortir de la précarité. On peut donc prendre conscience, en jardinant, de la nature profondément culturelle de notre alimentation.
Un important chapitre de ce livre, consacré à l’histoire des plantes et aux péripéties qui ont permis leur arrivée chez nous, ainsi qu’ à l’envie et aux peurs qu’elles ont suscité avant de faire partie intégrante de nos menus quotidiens, montre à quel point les réalités sociales, environnementales et économiques des diverses époques du passé peuvent être appréhendées au travers de l’histoire du jardinage.
Si nous sommes ce que nous mangeons, ce que nous mangeons est aussi le legs des innombrables générations qui ont vécu avant nous. Et que sera l’alimentation des hommes qui viendront après nous? Car nos goûts et nos besoins changent en permanence. Hier, nos ancêtres avaient besoin d’une nourriture riche pour compenser les pertes d’énergies dues aux durs travaux manuels. Aujourd’hui, nos besoins en calories sont nettement moindres, dans nos pays du moins ; nous disposons de viande en abondance et de sucres en excès. Maintes maladies modernes leurs sont dus : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, etc.
Et si les leçons du passé nous apprenaient à mieux construire notre avenir alimentaire ?

