L’économie d’eau : Le prix de l’eau augmente notamment parce que l’épurer pour la rendre à la nature coûte de plus en plus cher. Sachons l’économiser, détectons les fuites, plaçons des systèmes économiseurs sur les chasses, robinets et douches, valorisons l’eau de pluie. Ne la polluons pas, ne jetons aucun produit toxique dans les évacuations, choisissons des produits d’entretien plus respectueux de l’environnement et ne dépassons pas les doses prescrites.
La récupération de l’eau de pluie : L’eau de pluie est tout à fait indiquée pour l’arrosage du jardin, les toilettes, le nettoyage et la lessive ; pour ces deux derniers cas, comme cette eau est particulièrement douce, elle demande moins de produits lessiviels. Une citerne d’une capacité de dix mille litres est, en général, suffisante pour remplir les besoins d’une famille de cinq personnes. Il est essentiel qu’aucune substance nocive ou toxique ne soit présente dans l’eau entrant dans ce système : les toitures végétales ajoutent trop de biomasse dans le réservoir et peuvent provoquer l’apparition de germes ou le pourrissement de l’eau ; les toits en bardage bitumeux colorent l’eau et laissent une odeur d’hydrocarbures ; de trop grandes surfaces de toitures métalliques chargent l’eau en ions métalliques et la rendent inadéquate pour l’arrosage des jardins et la lessive. Pensons à des revêtements naturels pour nos toits.
La consommation d’eau : Nous avons depuis quelques décennies le privilège d’avoir de l’eau potable à nos robinets ; c’est une obligation légale pour les distributeurs. Mais aujourd’hui, les nappes phréatiques sont de plus en plus sollicitées, la pollution par les nitrates et la présence, souvent problématique, de traces de métaux lourds et de produits phytosanitaires rendent de plus en plus ardu le traitement « avant robinet ». Exigeons une eau de distribution de bonne qualité afin de continuer à bénéficier de ce privilège. Et soyons nous-mêmes vigilants à ne pas polluer les nappes phréatiques. Néanmoins, certains dénoncent les normes légales avec des teneurs en nitrates bien au-dessus du niveau admissible pour préserver notre santé. De plus, le chlore utilisé pour désinfecter l’eau évite la contamination par des bactéries dangereuses et donc des problèmes aigus de santé publique, mais provoque malheureusement des « effets secondaires ». D’une part le chlore rend l’eau plus favorable au développement des virus. D’autre part, le chlore tue les bactéries mais celle-ci ne disparaissent pas : même mortes, elles peuvent libérer leurs toxines. Cette matière morte peut se combiner au chlore et former des organochlorés potentiellement cancérigènes. Une analyse d’eau de notre robinet nous renseignera sur sa teneur éventuelle en substances nocives (nitrates, organochlorés,…). Une solution consiste en un filtre au départ de notre robinet de cuisine (seuls 7% de l’eau distribuée sert à l’alimentation) elle offre une solution plus écologique et économique que l’achat d’eau en bouteille! En effet, des lacs entiers embouteillés, « emplastiqués » et juchés sur des camions s’en viennent creuser chaque jour un peu plus les ornières de nos autoroutes et envoient dans l’atmosphère une quantité non négligeable de CO2, responsable de l’effet de serre. Pour en savoir plus, voir le dossier « Quelle eau boire ? » dans la revue Valériane n° 35 (sous réserve de stock).
Le traitement des eaux usées : L’idéal serait sans doute que chacun traite ses eaux usées mais les prescriptions urbanistiques imposent parfois un rejet du type tout-à-l’égout … même l’eau de pluie !
Dans le cas du traitement individuel, diverses réponses existent :
- La micro-station : toutes les eaux, excepté les eaux pluviales, sont traitées, elles sont ensuite orientées soit vers une eau de surface, soit vers un étang ou vers un drain « éparpilleur ».
- Le système d’épuration classique comprenant le dégraisseur pour traiter les eaux grises (eaux savonneuses) et la fosse septique pour les eaux-vannes (WC) ; elles sont ensuite évacuées suivant le même processus qu’une micro-station.
- Le lagunage consiste en un traitement complet des eaux-vannes et grises par le passage dans trois bassins successifs; elles en sortent épurées et peuvent alors aboutir dans une mare. Diverses primes existent en Région wallonne pour les habitations situées en zone « non égouttable » (renseignons-nous auprès du service des travaux de notre commune pour savoir si nous sommes situés dans cette zone).
Pour en savoir plus sur la valorisation de l’eau de pluie, et l’assainissement des eaux usées, contactez aussi Les Amis de la Terre, ils ont une longue expérience sur le sujet.
Liste des professionnels
AQUATECH TRAITEMENT DES EAUX SPRL
STAVART Jean-Benoît – Rue Jennay, 1 - 5032 ISNES – Gembloux (Province de Namur)
T. 081/81.13.68 – F. 081/81.32.52
N° T.V.A. BE0.872.566.072
info@aquatech-bel.be – www.aquatech-bel.be
Traitement de l’eau de pluie, de puits, de source et de ville. Vente et installation de pompes, filtres, osmose inverse.
Jours et heures d’ouverture : du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 17h30 et le samedi matin de 9h à 12h sur rendez vous
Rubrique suivante
Peintures naturelles / enduits & revêtements inter
