Ce champignon attaque bien des plantes potagères et ornementales. En culture biologique, la lutte sera principalement préventive car une fois le mildiou installé sur une plante, il est encore possible d’arrêter sa progression mais l’éradication est impossible.
La lutte préventive consiste à prendre des mesures avant même que la culture ne soit commencée :
- choisir une variété résistante. Voici quelques variétés ayant une résistance moyenne (M), Forte (F) ou très forte (TF) : Agnès (M), Alowa (F), Appell (M), Bambino (M), Biogold (M), Bondeville (M), Eden (F), Gasore (F), Gloria (M), Gourmandine (F), Juliette (M), Junior (M), Kuroda (M), Laura (M), Markies (M), Naturella (M), Nicola (M), Raja (M), Remarka (M), Roberta (M), Santé (M), Sarpo Mira (TF), Spirit (M), Toluca (TF), Valor (F), Voyager (M). Les variétés de pommes de terre non citées ci-dessus (Bintje, Charlotte, Désirée, Exempla, …) ont une résistance très faible au mildiou. Cette année nous avons essayé les variétés ‘Santé’ et ‘Sarpo Mira’ qui se sont montrée résistantes et très résistantes au mildiou et, ce qui ne gâche rien, très agréables de goût.
- Prévoir de longues rotations de 3 ou 4 ans.
- Offrir une fertilisation équilibrée de compost mûr ou mi-mûr
- Renforcer la vigueur des plantes par un ou deux apports de purin d’ortie dilué à 1/20 (1 litre de purin pour 20 litres d’eau) distribués alors que les jeunes plantes ont installé leurs racines (mai et juin).
- Renforcer la résistance des plantes par quelques pulvérisations sur le feuillage de décoction de prêle diluée à 1/10. Ne pas effectuer ces pulvérisations par temps chaud et humide.
C’est la combinaison simultanée de l’humidité et de la chaleur qui permet au champignon de se développer dés le mois de mai mais les dégâts importants n’apparaîtront souvent qu’entre juin et août. Le jardinier évitera au mieux cette combinaison chaleur-humidité en :
- plantant tôt car on avance ainsi la récolte et on diminue d’autant la période de culture pendant l’époque la plus propice au mildiou (en juillet et août).
- espaçant suffisamment les lignes et les plants dans la ligne afin d’assurer une bonne ventilation qui chasse l’humidité.
- maintenant le sol meuble. Cela évite la remontée des eaux en surface et l’évaporation vers les feuilles.
En cas de risque d’attaque importante, la seule solution consiste en une pulvérisation de bouillie bordelaise qui arrêtera la maladie mais diminuera la récolte d’environ 10 %. Soyons cependant conscients que le cuivre est un poison qui s’accumule dans la terre et que des utilisations trop fréquentes peuvent donc devenir dangereuses pour la vie du sol
