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OGM-Pesticides :  j’ai le droit de savoir et de choisir ! Faire un don

Une campagne organisée par Nature & Progrès

L’objectif de cette conférence est double. Alors qu’environ 99% des plantes génétiquement modifiées par transgénèse sont des OGM-pesticides conçus pour tolérer un herbicide et/ou pour produire un insecticide qu’ils accumulent dans leurs cellules, cette conférence vise à :

1. Quels sont les impacts sanitaires ?

En effet, environ 80% des OGM-pesticides importés dans l’Union européenne (par ex : soja et maïs) sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage alors que la législation européenne est telle que seuls doivent être étiquetés « OGM » les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale qui contiennent volontairement des OGM ou des ingrédients qui en dérivent.

Des traces d’OGM étant autorisées sans étiquetage jusqu’à 0,9 % si leur présence est involontaire et inévitable.

Pourtant, le citoyen doit pouvoir être en mesure d’accepter ou non le recours à des OGM pour la production de toutes ses denrées alimentaires y compris celles provenant d’animaux (viandes, volailles, poissons, lait, œufs, …) pour lesquelles il n’existe actuellement, au niveau européen, aucun label pouvant le renseigner à cet égard même si l’animal a été nourri aux OGM sa vie durant.

En ce qui concerne les impacts sanitaires des OGM-pesticides pour l’homme et pour l’animal d’élevage, nous nous pencherons plus particulièrement :

  1. sur les OGM tolérants au Roundup car environ 80% des OGM ont été modifiés en ce sens,
  2. sur le Glyphosate présenté comme la matière active du Roundup,
  3. sur le Roundup, produit pesticide à base de Glyphosate le plus vendu au monde et bien plus toxique encore que le Glyphosate seul.

Une étude à long terme (2 ans) sur le rat, première du genre, mettra en évidence la toxicité chronique du Roundup et d’un maïs génétiquement modifié tolérant le Roundup. Les toxicités du Roundup, du Glyphosate et de ses co-formulants à base de pétrole seront comparées.

L’impact sur la santé des porcs d’aliments contenant du soja OGM tolérant au Roundup sera décrit. Les concentrations en résidus de Glyphosate dans divers tissus et organes des porcs ainsi nourris seront données.

Les effets potentiels du Glyphosate et du Roundup sur la santé des volailles et vaches seront présentés de même que les concentrations en résidus de Glyphosate dans divers tissus et organes chez la vache, le lapin, le poulet et dans l’urine chez l’homme.

2. Présentation d’expériences de label dans d’autres pays européens :

A défaut d’un label « sans OGM » ou « nourri sans OGM » ou « issu d’animaux nourris sans OGM » harmonisé et réglementé au niveau européen, il est possible d’utiliser un tel étiquetage, volontaire, au niveau des Etats membres de l’Union européenne. Il fait l’objet d’une législation dans plusieurs pays.

L’après-midi de la conférence sera consacrée aux expériences avec de tels labels utilisés en France, en Autriche, en Allemagne, au Luxembourg et dans la région du Danube.

Seront décrits et discutés l’existence ou non d’un logo, la signification précise des labels (dont le seuil accepté pour des contaminations fortuites ou techniquement inévitables dans les aliments pour animaux, la période de nourrissage sans OGM des animaux avant leur consommation), le mode de contrôle du label, son coût économique, ses avantages, son intérêt et sa compréhension de la part des citoyens, les parts de marché qu’il génère et leur évolution temporelle, les perspectives d’harmonisation pan-européenne à l’instar des standards harmonisés élaborés pour la Région du Danube, le rôle des organismes nationaux de coordination du label,…

Les impacts sanitaires pour l’homme et les animaux d’élevage ainsi que les expériences positives de labellisation décrites pour ces quelques États voisins devraient pouvoir alimenter la réflexion en vue de l’adoption d’une législation instaurant un tel étiquetage en Belgique.

E-mail: info@natpro.be?subject=manger sans ogm

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Nous travaillons pour rendre possible cet étiquetage qui permettra au citoyen de pouvoir choisir
en toute connaissance de cause les produits qu’il met dans son assiette !