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OGM-Pesticides :  j’ai le droit de savoir et de choisir ! Faire un don

Une campagne organisée par Nature & Progrès

Tout ce que vous voulez savoir sur les OGM !

Vous trouverez sur notre site natpro.be des réponses à toute une série de questions fréquemment posées au sujet des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).

Précisons que nous visons exclusivement les OGM agricoles – parfois dénommés PGM pour Plantes Génétiquement Modifiées – qui sont susceptibles de dissémination dans l’environnement. Ces OGM risquent également, bien entendu, de se retrouver dans notre alimentation.

Qu’est-ce qu’un OGM ?

Y a t-il déjà des OGM dans nos assiettes ?

Retrouvez toutes les questions ici

J’aimerais être sûr de ne pas manger d’OGM. Comment faire ?

Suivez nous tout au long de cette campagne ! Nous travaillons pour favoriser l’adoption d’une législation belge qui rendrait possible l’étiquetage des produits alimentaires d’origine animale avec la mention « nourri sans OGM » pour viandes et poissons et « issu d’animaux nourris sans OGM » pour œufs, lait, fromages, …

Un combat qui sera long mais ensemble nous pouvons y arriver !

4 bonnes raisons éthiques et environnementales pour éviter les OGM-pesticides utilisés en agriculture :

La saga du Glyphosate

Le Glyphosate est la matière active des  produits herbicides les plus vendu au monde parmi lesquels on retrouve le Roundup. La procédure de ré-autorisation  du Glyphosate au niveau européen, pour une période 15 ans, s’éternise. Ce retard mis à re-autoriser cette molécule est dû notamment à sa classification comme « cancérigène probable » par l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer  de l’Organisation Mondiale de la Santé. Alors que, pour  l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments, « il est improbable que le Glyphosate présente un danger cancérigène pour l’homme ». Enfin, les Etats membres se sont trouvés dans l’incapacité de dégager une majorité qualifiée pour ré-autoriser cette molécule. Le tout se jouant sur fond de conflits d’intérêts d’experts chargés du dossier et de confidentialité de certaines données en provenance de l’industrie.

Le Roundup plus toxique que le Glyphosate seul

Si le Glyphosate semble déjà poser de nombreux problèmes,  des voix scientifiques s’élèvent pour dire que le Roundup, composé de Glyphosate et de ses ingrédients de formulation, est environ 1000 fois plus toxique que le Glyphosate seul. Le Roundup serait un perturbateur hormonal à des concentrations bien inférieures aux seuils de toxicité arrêtés pour la matière active qui, selon la législation européenne, est la  seule substance à devoir être testée. Les ingrédients de formulation  (adjuvants, co-formulants) sont en général considérés comme inertes sur le plan biologique et leur identité et quantité dans la formulation est gardée confidentielle. Or, des co-formulants du Roundup tels le tallow amine (POEA) et l’alkyl polyglucoside (APG) sont de puissants perturbateurs hormonaux. D’autres co-formulants de produits pesticides à base de Glyphosate agissent également  comme des perturbateurs endocriniens à des concentrations  plusieurs centaines de fois inférieures à celle du Glyphosate seul. Ceci implique que la dose journalière admissible (DJA) devrait être déduite de la toxicité de la formulation commerciale et non de celle du Glyphosate seul.

A partir de 0,1 ppb, lors de tests chroniques de 2 ans sur le rat, le Roundup est fortement tumorigène, occasionne des tumeurs  hormono-dépendantes ainsi que d’autres perturbations hormonales et une importante toxicité du foie et des reins.

Les animaux d’élevage malades d’avoir mangé des OGM-pesticides

L’utilisation du Roundup a fortement augmenté de par son aspersion massive sur des cultures d’OGM qui le tolèrent et qui contiennent,  en conséquence, des quantités importantes de ses résidus dans leurs cellules (jusqu’à 500 ppm ou 500 mg/kg sur certains OGM). Ces OGM sont donc des plantes-pesticides car elles sont gorgées de pesticides.  

Alors qu’environ 80% des OGM ont été modifiés pour tolérer le Roundup, qu’environ 80% des OGM importés dans l’Union européenne  (par ex soja, maïs) sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage, les effets du Roundup  sur la santé des animaux d’élevage sont décrits par certains éleveurs eux-mêmes et dans la littérature scientifique. Ainsi, par exemple Ib Borup Pedersen, éleveur de porcs danois témoigne. Lorsqu’il est passé d’une nourriture contenant du soja tolérant au Roundup à une nourriture composée de soja non OGM, il a pu réduire après 1 an sa consommation de médicaments de 1/3. Il a pu observer une réduction une réduction de la diarhée chez les porcelets et jeunes porcs sevrés, la disparition des problèmes gastriques chez les truies, l’augmentation de la longévité et du nombre de porcelets par portée. Le nombre de malformations congénitales était deux fois plus élevé à une concentration de Glyphosate dans la nourriture supérieure à 1mg/kg qu’à une concentration de 0,12 mg/kg. Du Glyphosate a également pu être mesuré dans divers organes et tissus chez les porcelets dont les muscles.

Du Glyphosate a également été retrouvé dans divers tissus et organes chez la vache, le lapin, le poulet et à des nombreuses reprises dans  l’urine chez l’homme.

Le glyphosate, un  indicateur de la présence de co-formulants du Roundup ?

Si le Roundup est beaucoup plus toxique que le Glyphosate seul , en raison de la toxicité de certains de ses co-formulants, la présence de  Glyphosate dans divers tissus chez l’animal et dans l’urine chez l’homme pourrait être considérée comme un indicateur de la présence simultanée  de ces co-formulants.  Dès lors, l’on pourrait en déduire que la présence du Glyphosate dans l’urine humaine  et son accumulation dans les tissus animaux, même à de faibles concentrations,  est d’autant plus préoccupante.

E-mail: info@natpro.be?subject=manger sans ogm