1) La berce (Heracleum sphondylium)

La plus grande plante des prés

Tout le monde connaît la berce : elle ne peut pas passer inaperçue avec ses larges feuilles découpées en grands segments anguleux et ses hautes tiges coiffées d’une ombelle aplatie de fleurs blanches dépassant, si la prairie ou le bord du chemin n’a pas été fauchée, toutes les autres herbes. La berce est couverte de poils drus. C’est peut-être son apparence hirsute qui la fait nommer « patte d'ours », tandis que pour d’autres, il s’agit tout simplement de l’« herbe-à-lapins », dont raffolent ces derniers.

2) La carotte sauvage (Daucus carota)

Un légume au bord des chemins

Il est fréquent de voir, en été, les bordures des prés secs et des routes se parer d’une multitude d’ombelles blanches portant en leur centre un joyau pourpre. Ce sont les fleurs de la carotte sauvage, l’ancêtre de celle qui pousse dans nos jardins. On pourrait reconnaître la plante à ses feuilles découpées, semblables aux « fanes » de la carotte cultivée, ou à ses petits fruits hérissés, réunis en forme typique de nid d’oiseau.

3) Le chénopode blanc (Chenopodium album)

Une « mauvaise herbe » des champs

Vers la fin du printemps apparaissent dans les champs et les jardins une multitude de petites pousses délicates, d’un joli vert parfois teinté de violet, qui se développent bientôt pour donner des feuilles de forme palmée, des tiges striées et des grappes grumeleuses de minuscules fleurs vertes. Une façon bien simple d’identifier ces plantes si communes est d’en toucher le revers des feuilles : elles sont couvertes d’une fine poussière granuleuse qui leur vaut leur surnom populaire de « farineuses ».

4) L'origan (Origanum vulgare)

La parure des montagnes

Les talus secs et les bords des chemins s’ornent souvent, en été, de la belle floraison rose de l’origan, dont le nom est tiré du grec oros, montagne et ganos, éclat. De ses touffes densément feuillées partent de nombreuses tiges terminées par de jolis bouquets de fleurs. Le contraste des corolles rose pâle et des bractées florales, d’un pourpre soutenu est très décoratif.

Texte et photographies de François Couplan - revue 83 - page 34




Dans tous les prés des montagnes
Cardamine des prés, Cresson, Houblon, Lamier blanc