Patrimoine et développement économique
L’agrobiologiste participe à la sauvegarde et à la transmission aux générations futures d’un nombre important de variétés et de races rustiques locales parfois très anciennes, souvent bien plus résistantes, savoureuses et nutritives. Les producteurs et/ou transformateurs biologiques sont souvent les garants d’un savoir-faire précieux. Que ce soit au niveau de la production ou de la transformation des aliments, cette connaissance des techniques naturelles et biologiques permet une production typée et variée. L’agriculture biologique crée des emplois durables et de proximité car elle utilise avec respect les ressources et les compétences locales. Elle est donc à la base du développement de tout un secteur économique qui prend de plus en plus d’importance
Environnement et développement durable
L’agriculture, comme bon nombre d’autres activités humaines, a un impact négatif important sur l’environnement. Plusieurs études récentes, compilées par le FIBL, montrent clairement que l’impact environnemental de l’agriculture bio est plus limité que celui de l’agriculture conventionnelle. Et ce quels que soient les critères considérés : biodiversité, impact paysager, qualité des sols, qualité de l’eau, consommation d’énergie, qualité de l’air et impact sur le climat !
La relation producteur – consommateur – « Mes aliments ont un visage »
Nature & Progrès Belgique a pour objectif d’offrir un maximum de visibilité au secteur de l’agriculture biologique afin que chaque consommateur puisse accéder facilement à une alimentation de qualité.
C’est grâce au lien direct que chaque consommateur entretient avec le producteur de ses aliments qu’il pourra conserver, en toute connaissance de cause, la liberté du choix de son alimentation. Ainsi, chaque individu pourra continuer à consommer des aliments en toute confiance quant à leurs impacts bénéfiques sur lui-même, sur le producteur et sur l’environnement. La « traçabilité » la plus sûre est celle qu’offrent les circuits courts de distribution, tels la vente directe à la ferme, sur les marchés et dans les magasins indépendants.
Cet échange producteur-consommateur garantit à terme le maintien et le développement d’une agriculture biologique de proximité qui permet au producteur d’obtenir de ses clients fidèles un juste retour qui, d’une part, le guide dans l’amélioration des aliments qu’il produit et, d’autre part, le valorise dans son métier. Par ailleurs, ce lien direct lui permet d’ajuster sa production aux besoins réels des consommateurs locaux. Ainsi, les circuits courts génèrent beaucoup de satisfactions et de bienfaits tant pour le producteur que pour le consommateur, limitent la production de déchets (excédents, emballages) et réduisent la consommation d’énergie, la pollution et les coûts en matière de transport, de stockage, etc.
