La conception architecturale est basée sur les possibilités environnementales offertes par le site. Etoffée par une analyse judicieuse des besoins réels et alliée aux aspirations des futurs habitants, elle aboutit à la sélection de formes, de matériaux, d’équipements, de couleurs compatibles avec l’épanouissement de ses futurs habitants tout en respectant la protection écologique de la planète.
Choix du cadre de vie, terrain ou rénovation : Au niveau de la restauration : adopter un bâtiment existant permet de réduire l’urbanisation galopante ainsi que les nuisances environnementales que génère une construction neuve. Nous veillerons cependant à améliorer ce bâti pour que lors de sa nouvelle vie, son impact négatif sur l’environnement et notre santé soit minimal grâce à l’adjonction de nouveaux équipements et l’utilisation de matériaux éco-biologiques. Au niveau d’une nouvelle construction, les critères du choix du terrain sont souvent le coût, la situation générale et la superficie. Avec l’évolution du marché de l’emploi, il n’est pas rare de changer plus d’une fois d’employeur, voire de métier. Aussi, il ne suffit pas de dire : « habitons près de notre lieu de travail pour éviter les trop longs trajets ». Il vaut mieux insister sur le fait de veiller à ne pas être dépendant de la voiture pour la moindre activité : l’école des enfants, les matchs de basket de l’un, le cours de solfège de l’autre, les achats pour le ménage, le tennis de maman, le bridge du papa, le cinéma du week-end…. Veiller à ne pas être trop éloigné d’un arrêt d’autobus, d’une gare ou d’un centre regroupant des activités est important pour une bonne qualité de vie. Outre cela, il est intéressant de bien observer le terrain : surface, orientation, relief, végétation, ligne à haute tension, voisinage… Il convient aussi de se renseigner auprès de la commune pour connaître les projets en cours à proximité ou de pressentir comment peut évoluer le site en général. Le recours, dès que possible, à un géobiologue permettra de mieux connaître ses entrailles et d’influencer la manière de s’organiser sur le terrain. Les éco-villages ou les quartiers écologiques permettent de répondre aux impératifs écologiques (concentration de l’habitat, durabilité, économie d’énergie). Ces habitats groupés ajoutent à leurs préoccupations environnementales une dimension sociale pour retrouver les relations des villages d’autrefois tout en garantissant à chacun son individualité.
Réduction de l’impact environnemental du cadre bâti : L’intégration dans un site est une démarche de sensibilité à élaborer de pair avec l’architecte en fonction du relevé géobiologique. Percevoir où il convient d’implanter la maison peut « surgir » aussi, du terrain en y musardant ; ne nous contentons pas de l’effleurer du regard, appréhendons-le en le parcourant, en nous familiarisant à lui à des moments différents de la journée et par tous les temps. Écoutons-le, respirons-le, sentons-le, ressentons-le. S’inspirer de l’environnement tant naturel que bâti permettra de s’inscrire avec plus de justesse sur le terrain. Le caractère du bâti traditionnel de la région où nous nous implantons est également à prendre en compte pour que notre réalisation s’y intègre harmonieusement. Néanmoins les réglementations urbanistiques restent d’application mais des dérogations bien argumentées peuvent parfois faire de notre rêve une réalité. Afin de diminuer nos besoins de chauffage en hiver et de maintenir une température agréable en été, sans utilisation de climatiseurs (systèmes énergivores), adoptons les principes de l’architecture bioclimatique. Elle consiste à adapter notre bâtiment au climat et à l’environnement et à concevoir une enveloppe économe en énergie, récupérant au maximum les apports passifs et limitant les déperditions.
Se protéger du froid en hiver et du chaud en été :
– Fermer le bâtiment au nord et aux vents dominants froids (utilisation des pentes du terrain, création d’espaces tampons).
– Rendre compacte la forme des bâtiments.
– Isoler par l’extérieur pour une bonne inertie thermique, limiter les déperditions par les vitrages (volets, doubles vitrages).
– Protéger du soleil d’été par des avancées de toiture, de la végétation.
Utiliser au mieux les apports solaires :
– Capter l’énergie solaire par des ouvertures vitrées orientées au sud, par des serres ou par des murs qui accumulent la chaleur.
– Stocker l’énergie par l’utilisation en quantité suffisante de matériaux lourds dans les parois ou dans les sols.
– Diffuser la chaleur par les principes de thermorégulation.
Choix des matériaux : Dès le début du projet, le concepteur veillera à la bonne incidence des matériaux et de l’équipement sur le climat intérieur grâce à des choix judicieux et à une bonne mise en œuvre.
Forme et proportions : Le « nombre d’or » est le rapport idéal de proportion entre deux dimensions (1,618). Il est observé au sein du monde végétal, animal et humain. Déjà considéré comme harmonieux par les civilisations inca, égyptienne, grecque..., il a été reproduit sans cesse dans leurs réalisations.
Si la construction « bio » n’a aucun style spécifique, elle s’efforce de présenter une harmonie telle qu’elle puisse s’intégrer dans chaque environnement.
Fondamentalement, elle répond à une manière de penser qui considère le simple fait de construire et d’habiter comme des éléments participants à la qualité de la vie, la santé, et l’environnement. Dans ce contexte, bien compris, le «nombre d’or» permet de retrouver une connexion formelle entre l’Homme, la nature et l’humanité...
Couleurs et lumière : Les couleurs constituent une échelle sensible et élevée de
vibrations, elles modifient et influencent profondément nos énergies vitales et nos émotions. Les couleurs influencent également notre perception de l’espace : claires, elles réfléchissent la lumière et ont tendance à faire reculer les parois. Les couleurs sombres ou franches absorbent la lumière et rendent les grandes pièces plus intimes. La lumière naturelle est à privilégier autant que possible, car elle est gratuite et elle possède une diffusion spectrale à laquelle la physiologie de l’homme s’est adaptée depuis des millions d’années et lui convient donc parfaitement. Retrouvons dans notre habitat un éclairage artificiel qui imite les effets de la lumière du jour en privilégiant les éclairages économes et en adoptant un comportement adapté. Pour en savoir plus, voir le cahier de Nature & Progrès, La luminosité dans l’habitat.
