fbpx

Le néonicotinoïde thiaclopride enfin interdit en Europe

Le néonicotinoïde thiacloprine enfin interdit en Europe

© Plan Bee, tous droits réservés

Le thiaclopride sera interdit dès le printemps prochain dans l’Union européenne après des années de lutte contre cette famille de néonicotinoïde. Réjouissons-nous de cette bonne nouvelle en gardant tout de même à l’esprit que cette décision aurait dû être prise bien plus tôt…

Il y a 5 ans déjà, l’Agence européenne des produits chimiques a classé le thiaclopride comme “toxique pour la reproduction, catégorie 1B». D’une part ravis de cette avancée, nous sommes d’autre part navrés d’avoir eu à supporter ce poison 5 années de trop.

L’avis scientifique de l’EFSA est clair : il y a des préoccupations environnementales liées à l’utilisation de ce pesticide, en particulier son impact sur les eaux souterraines, mais aussi lié à la santé humaine, dans la toxicité pour la reproduction“, a déclaré la Commissaire à la santé Stella Kyriakides.

D’autres néonicotinoïdes sont encore sur le marché belge

Il va de soi qu’il serait incompréhensible de la part de notre pays de ne pas respecter cette décision de l’Union européenne. Mais chat échaudé craint l’eau froide… restons vigilants : il ne faut pas que le Ministre fédéral de l’Agriculture déroge à cette interdiction comme il l’a fait en 2019 envers 3 néonicotinoïdes…

En effet, en avril 2018, après 15 ans de lutte, les Etats membres de l’Union européenne ont adopté la proposition de la Commission interdisant, pour toutes les cultures en plein champ, trois néonicotinoïdes : le clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame. Malgré cette décision et les études prouvant la toxicité des néonicotinoïdes, notre Ministre fédéral de l’Agriculture les a ré-autorisés en cultures de betteraves, chicorées, carottes et laitues.

Nature & Progrès, avec Pesticides Action Network Europe, n’a eu d’autre choix que de porter plainte devant le Conseil d’Etat pour faire annuler cette dérogation. Et nous ne désespérons pas, bien entendu !

Les néonicotinoïdes sont dévastateurs

Les néonicotinoïdes sont des pesticides systémiques très solubles qui imprègnent les racines et les tissus des plantes, ce qui signifie que les résidus ne peuvent pas être éliminés par le lavage des fruits et des légumes.

Le thiaclopride est le quatrième des cinq pesticides néonicotinoïdes dont l’utilisation en Europe a été interdite ou strictement réglementée à la suite de preuves croissantes de la toxicité et des effets dévastateurs sur les abeilles et autres pollinisateurs.

Pour en savoir plus, prenez le temps de parcourir notre étude « Notre histoire avec les néonicotinoïdes ».

Pourquoi faut-il toujours essayer de prolonger les délais d’autorisation lorsque les preuves de nocivité des produits sont là ? Les pesticides, nous n’en voulons plus, à commencer par les plus nocifs pour la santé ! Les alternatives existent, le BIO le prouve au quotidien. 

Marc Fichers

Secrétaire général, Nature & Progrès

Les atouts des cosmétiques BIO et faits maison

Les atouts des cosmétiques BIO et faits maison

© Adobe Stock, tous droits réservés

Fabriquer ses propres cosmétiques, c’est un avantage économique mais surtout écologique et sanitaire, à condition d’utiliser des ingrédients BIO. Nature & Progrès, pour qui la problématique de l’agriculture biologique est l’une de ses priorités, a décidé de vous donner une série d’astuces pour devenir le pro du cosmétique fait maison.

L’engouement autour du « DIY » est de plus en plus impressionnant. Rien d’étonnant lorsque l’on énumère ses nombreux avantages. Parmi eux, le fait maison permet d’éviter le gaspillage. Il nous est déjà tous arrivé d’acheter un produit de beauté, de l’oublier dans l’armoire et de devoir finir par le jeter. Fabriquer ses produits soi-même permet de créer le soin beauté adapté au moment où la peau en a besoin et dans la quantité nécessaire.

Le 7 novembre 2019, Nature & Progrès était présente sur Vivacité pour une chronique sur le sujet. Réécoutez-la ici.

Les ingrédients de base des cosmétiques faits maison

Pour réaliser des cosmétiques classiques, les recettes sont généralement composées d’huiles végétales, d’huiles essentielles et d’argile. Ensuite, vous pourrez utiliser de nombreux ingrédients déjà présents dans votre quotidien tels que du lait, du yaourt ou encore du miel.

Envie d’un exemple concret ? Pour réaliser un gommage, vous aurez uniquement besoin d’argile blanche, d’eau et d’huile d’amande douce.

Pourquoi faut-il favoriser les ingrédients BIO ?

Les produits de beauté se doivent d’être les plus purs possibles vu leur utilisation. Le BIO garantit, d’une part, qu’ils ne contiennent pas de produits chimiques ou de conservateurs. D’autre part, il garantit que les plantes ont été cultivées dans des zones sans usage de pesticides. La problématique des pesticides chimiques de synthèse est l’une des priorités de Nature & Progrès à travers la campagne Wallonie sans pesticides. On en parle de plus en plus avec la nourriture, car la population souhaite désormais mettre un visage sur son alimentation et consommer sainement. Mais il ne faut pas oublier d’en parler notamment, pour les produits de beauté.

En plus d’être plus sains pour notre corps, les cosmétiques BIO sont plus sûrs pour l’environnement. En effet, les additifs présents dans les produits de beauté traditionnels peuvent nuire à l’air et à l’eau.


Qu’en est-il de la conservation des produits ?

La durée de conservation représente certainement le seul point négatif des cosmétiques faits maison. Mais mieux vaut réaliser plus souvent des produits en petite quantité et sans conservateurs chimiques que l’inverse, n’est-ce pas ?

Pour que vos préparations se conservent au mieux, veillez à bien vous laver les mains et à désinfecter les ustensiles avant de commencer.

Conseil lecture... de la librairie de Nature & Progrès

Si vous désirez en savoir plus sur le sujet, Nature & Progrès vous suggère le livre «  Je fabriques mes cosmétiques ». Pourquoi ne pas allier plaisir, bien-être et respect de l’environnement en guise de bonne résolution pour 2020 ?

Retrouvez-le en vente dans notre librairie située à Jambes (Rue de Dave, 520) ou sur notre boutique en ligne.

Offre de stage : création de vidéos

Offre de stage : création de vidéos

© Pexels

Offre de stage en publicité – journalisme – communication – audiovisuel

Nature & Progrès Belgique est une association de sensibilisation, d’information et de conscientisation du grand public aux problématiques environnementales et sociétales actuelles. L’un de nos rôles principaux est de faire le lien entre producteurs et consommateurs et de favoriser une consommation bio, locale et de saison.

Nous recherchons un(e) stagiaire dynamique et motivé(e) pour travailler sur un nouveau projet : la mise en valeur des producteurs BIO en Wallonie. Nous souhaitons mettre en avant les motivations et les valeurs des producteurs engagés en agriculture biologique. Comment ? A travers la constitution d’un dossier de présentation et d’une série de capsules vidéo.

Il te sera donc demandé de :

• Prendre contact avec des agriculteurs en BIO
• Préparer les interviews
• Filmer et interviewer ces agriculteurs chez eux
• Faire des montages sous forme de capsules vidéo courtes et dynamiques
• Réaliser un planning de publication de ces vidéos
• Rassembler du contenu sur le sujet et monter un dossier (facultatif)

Profil recherché :

• Tu es étudiant(e) en journalisme – publicité – communication – audiovisuel
• Tu as des compétences en tournage et montage
• Tu maitrises la suite Adobe (InDesign, Photoshop et Première Pro)
• Tu es motivé(e), rigoureux(se) et proactif(ve)
• Tu es impliquée dans le mouvement et les valeurs de l’association
• Tu es autonome et créatif dans ton travail
• Tu disposes d’un moyen de locomotion

Nous offrons :

• La possibilité de réaliser un projet de A à Z, de mettre en oeuvre tes idées
• Un cadre de travail agréable et la garantie de nombreuses rencontres
• Des tâches concrètes avec des responsabilités
• Un encadrement par la Chargée de communication et une Agronome de l’association

Informations pratiques :

• Début du stage : de préférence mars 2020
• Durée : de préférence 3 mois
• Horaire : 38h/sem., modulable
• Langue : français
• Lieu : bureau situé à Jambes et déplacements partout en Wallonie

Tu corresponds à cette annonce ?

Merci d’envoyer ton CV ainsi qu’une lettre de motivation à Laura Vlémincq (laura.vlemincq@natpro.be), Chargée de communication et de marketing.

Plus d’informations

Site web de Nature & Progrès
Site web des producteurs de Nature & Progrès
081/32.30.53

Les pesticides chimiques de synthèse, on n’en veut plus !

 

Ce lundi 25 novembre est marqué par le lancement d’une nouvelle Initiative Citoyenne Européenne qui s’intitule « Sauvons les abeilles et les agriculteurs ». Mise en place par une centaine d’ONGs européennes – à l’initiative de PAN Europe et de Nature & Progrès – son but est le suivant : sortir des pesticides chimiques de synthèse sur 15 ans en modifiant les pratiques agricoles afin qu’elles soient à nouveau compatibles avec les abeilles et l’environnement en général. Lorsque nous aurons récolté un million de signatures validées à travers l’UE en un an, la Commission européenne et le Parlement européen seront obligés d’en tenir compte.

 

Cette nouvelle Initiative Citoyenne Européenne présente 3 requêtes :

  • Tout d’abord, elle demande de proposer un acte juridique pour éliminer les pesticides chimiques de synthèse d’ici à 2035.
  • Ensuite, elle souhaite également que la Commission européenne mobilise les ressources financières et humaines pour conduire l’Union Européenne vers l’agro-écologie, une agriculture qui respecte les besoins des générations futures. Il faut cesser d’orienter les moyens financiers de recherche vers le chimique.
  • Enfin, la restauration de la biodiversité et le soutien des agriculteurs dans leur transition vers une agriculture biologique sont également des éléments-clés.

 

Les ICE ont déjà porté leurs fruits par le passé !

En 2017, une ICE “Stop glyphosate” a contribué à réduire la durée de ré-approbation du glyphosate. Elle a aussi entraîné une réforme d’une législation européenne qui obligera bientôt l’industrie des pesticides à publier les données brutes des études de toxicité de leurs produits.

 

Cette initiative européenne est déjà ancrée dans les territoires

Les initiatives citoyennes contre les pesticides se multiplient au sein de l’Union européenne. En effet, les citoyens sont de plus en plus au courant de l’impact négatif de ces produits chimiques de synthèse sur notre santé et sur l’environnement. L’année passée, rien qu’en Bavière (dans le Sud-Est de l’Allemagne), une initiative populaire a recueilli 1,7 million de signatures manuscrites (les gens se déplaçaient pour les abeilles et pour une autre agriculture). En France, le mouvement Nous voulons des Coquelicots a récolté près d’un million de signatures pour sa pétition. Dans le village de Mals in Vinschgau dans le Tyrol du Sud, un référendum a remporté une proposition du conseil communal en faveur de l’interdiction des pesticides sur tout le territoire communal, y inclus les zones agricoles.

 

Nature & Progrès en Wallonie

En Wallonie, Nature & Progrès, association ayant pour but de rassembler producteurs et consommateurs, est le membre francophone belge partenaire de cette ICE. L’asbl défend depuis 40 ans le fait que les pesticides chimiques de synthèse n’ont pas d’avenir. Les alternatives existent, le BIO le prouve au quotidien. C’est pourquoi elle mène depuis 2 ans la campagne « Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons ». Le succès est grandissant car sa communauté s’élargit de jour en jour.

« Avec d’autres associations européennes dont le PAN Europe, nous avons décidé de lancer un appel européen relatif aux pesticides chimiques de synthèse. C’est une belle victoire pour nous ! Nous nous réjouissons, une fois de plus, de porter notre campagne au niveau européen à travers cette initiative citoyenne de grande envergure », Marc Fichers – secrétaire général de Nature & Progrès.

Martin Dermine – coordinateur à Pesticide Action Network Europe, co-initiateur de cette ICE – nous précise, qu’à l’heure actuelle, près de la moitié du budget de l’Union européenne est dédié à soutenir un modèle agricole qui détruit l’environnement via l’utilisation massive de pesticides, d’engrais chimiques ou encore de soja OGM importé d’Amazonie. Les citoyens en sont conscients et n’en veulent plus !

 

Comment signer ?

Si nous récoltons un million de signatures d’ici la fin novembre 2020, la Commission Européenne sera dans l’obligation de prendre cette demande en compte. Pour signer l’initiative, rendez-vous sur www.sauvonslesabeillesetlesagriculteurs.eu.

Beau succès pour le colloque « Davantage de céréales locales »

Beau succès pour le colloque “Davantage de céréales locales sur notre table”

© Nature & Progrès

En 2018 et 2019, Nature & Progrès a organisé une série de rencontres sur la valorisation wallonne des céréales. Tandis que la demande pour des produits locaux explose, il y a aujourd’hui très peu de céréales wallonnes – ou même belges – dans nos farines, dans nos pains et dans nos bières… Comment développer les filières de céréales alimentaires en Wallonie ? Ce vendredi à Namur, plus de 130 participants sont venus échanger sur les pistes rassemblées par Nature & Progrès dans le cadre de son projet « Echangeons sur notre agriculture ».

Les céréales locales sur notre table [1]
II faut savoir que seulement 10 % des céréales belges sont utilisées pour l’alimentation humaine (farine, pains, bières…) tandis que 45 % servent à nourrir le bétail et 45 % sont utilisées pour la production d’énergie. Dans le secteur des céréales panifiables, les moulins belges importent 85 % des céréales qu’ils travaillent. Et dans le secteur brassicole, les malteries belges utilisent 99 % d’orges importées. Un comble pour le « pays de la bière » ! Et si on redéveloppait des filières 100 % locales, du grain à la table, et, tant que nous y sommes, 100 % bio ?

La richesse de rencontres multi-acteurs
Si chaque maillon de la filière a ses idées et besoins spécifiques, il manquait le partage, et c’est ici que Nature & Progrès intervient avec l’organisation de ses rencontres. Les citoyens ont découvert les réalités du secteur, ont visité les cultures, moulins, malteries, brasseries et boulangeries, ont soutenu l’idée que le consommateur recherche des produits locaux, du grain à la table. Ce vendredi 15 novembre, agriculteurs, meuniers, malteurs, boulangers et brasseurs ont partagé leurs réflexions et leurs aspirations pour intégrer le plus possible de céréales locales dans leurs fabrications.

Durant ce colloque en présence du Ministre de l’Agriculture Willy Borsus, les témoignages et discussions, tant d’experts que de porteurs d’initiatives en devenir, ont apporté beaucoup de richesse aux rencontres. Elles ont permis de faire ressortir des pistes pour développer les filières de céréales alimentaires en Wallonie. Les échanges ont été riches vu la multiplicité des profils présents sur place.

Pour n’en citer qu’un parmi tant d’autres, Gil Leclercq a partagé avec nous son projet de la malterie du Hoyoux, une micro-malterie qui devrait voir le jour en 2021. Elle sera à même répondre à la demande des brasseurs et des agriculteurs de malter des lots de petites tailles pour fournir des brasseurs locaux et avec de l’orge locale.

Des pistes d’avenir pour la filière céréalière
Aujourd’hui, de nombreux producteurs et boulangers sont prêts à travailler ensemble. Mais où faire moudre le grain ? Il est nécessaire de renforcer la production de farines en Wallonie, en aidant l’investissement dans des moulins et en renforçant la formation à la meunerie. Car moudre, c’est tout un métier ! Producteurs et brasseurs, eux, ont besoin de malteries adaptées à leurs besoins : de petits volumes. Les microbrasseries ont envie de se distinguer, d’expérimenter, d’innover et donc de faire malter à façon de petits lots d’orge brassicole. Et si on développait des micromalteries dans les mains des producteurs et des brasseurs ? Et si on développait le floconnage des céréales, aujourd’hui inexistant en Belgique ?

Voici quelques-unes des nombreuses pistes d’avenir pour la filière céréalière rassemblées par Nature & Progrès, présentées lors du colloque et reprises dans la brochure « Développer les filières céréales alimentaires en Wallonie » accessible librement sur le site.

«  Ce genre d’événement permet de répondre aux questions de terrain que se posent des gens qui, comme moi, souhaitent démarrer au mieux un projet de micro-filière. Il m’a apporté des informations concrètes en rassemblant la totalité des sujets propres à la filière céréalière locale. » nous précise Lucie Verhelpen, porteuse d’un projet de micro-filière de céréales panifiables.

 

[1] Delcour A., Van Stappen F., Gheysens S., Decruyenaere V., Stilmant D., Burny Ph., Rabier F., Louppe F. et Goffart J.-P. 2014. Etat des lieux des flux céréaliers en Wallonie selon différentes filières d’utilisation. Biotechnol. Agron. Soc. Environ. 18(2) : 181-192. https://popups.uliege.be/1780-4507/index.php?id=16836&file=1&pid=11161

Socopro. 2017. Orge brassicole – Plan de développement stratégique 2017-2027. 35pp. https://filagri.be/wp-content/uploads/ORGE-BRASSICOLE-_plan-de-developpement-strategique-2017_Final-valid%C3%A9.pdf

Pin It on Pinterest