Échangeons sur notre agriculture

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La régionalisation récente des compétences relatives au bail à ferme relance les débats sur l’accès à la terre pour nos agriculteurs. C’est un sujet épineux qui soulève la crainte de certains autant que l’espoir d’autres. Tant le Code wallon de l’agriculture que la nouvelle déclaration de politique régionale annoncent la volonté de nos politiques d’apporter des solutions à cette problématique capitale pour notre agriculture.

Dans le cadre du projet de Nature & Progrès intitulé Échangeons sur notre agriculture, nous souhaitons participer activement à la recherche de solutions pour faciliter l’accès la terre de nos agriculteurs et pour favoriser la transmission des fermes et l’installation de nouveaux projets agricoles. Dans ce cadre, nous vous proposerons une série d’articles sur le sujet, ainsi qu’une journée d’information et un cycle de rencontres.

Auteur: Sylvie La Spina
Numéro de revue: 112
Page: 29
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“Le citoyen wallon veut manger du jambon wallon… mais bloque toute installation de porcherie !” Les éleveurs de porcs, mais aussi de volailles, sont inquiets. L’installation ou l’agrandissement des élevages devient périlleux : on ne compte plus le nombre de projets rencontrant l’opposition des citoyens lors des enquêtes publiques. Les petits élevages en qualité différenciée sont aussi concernés. Dans le cadre de son projet Echangeons sur notre agriculture, Nature & Progrès s’est penchée sur la question.

L’opposition aux projets d’élevage est avant tout d’ordre éthique

Deux types d’arguments sont utilisés par les riverains lors de conflits concernant l’installation ou l’agrandissement d’un élevage : les désagréments directs – odeurs, bruit, mouches, charroi, pollution… – et les considérations d’ordre éthique. Et ce sont, en réalité, ces dernières qui sont prépondérantes ! En effet, lorsque nous demandons aux citoyens quels critères favoriseraient leur acceptation d’un élevage voisin, les réponses sont, par ordre d’importance décroissante : une production labellisée – bio, plein air… -, un élevage de petite taille, une possibilité d’achat de produits à la ferme puis vient enfin “une attention particulière de l’éleveur à réduire les nuisances”.

Auteur: Sylvie La Spina
Numéro de revue: 117
Page: 28
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Les modèles bio innovants, sources d’inspiration pour l’agriculture wallonne !
Notre précédent article faisait état de la nécessité, pour les éleveurs laitiers, d’aller vers davantage d’autonomie tout au long de la filière. L’élevage en est le premier maillon. Dans le cadre du projet Échangeons sur notre agriculture, citoyens et éleveurs ont visité des fermes bio modèles dans ce domaine. Quelles leçons tirer de leur expérience ? Nous en reprenons ci-dessous les principaux éléments.

Optimiser le pâturage

Optimiser le pâturage est la base de l’autonomie alimentaire des troupeaux laitiers. La prairie doit être vue comme une culture d’herbe plutôt que comme une parcelle “laissée à elle-même”. Une bonne prairie fournit une alimentation équilibrée au bétail. Le soin apporté à son entretien influencera directement la production laitière. La prairie doit fournir de l’herbe riche en quantité suffisante. La richesse de la prairie dépend du milieu – sol, climat -, des pratiques – amendements, fertilisation, semis ou sursemis… – et du stade de végétation. La manière de valoriser cette richesse dépendra, quant à elle, du mode de pâturage appliqué sur les parcelles.

Dany Dubois et Daniel Raucq nous ont montré et expliqué la méthode du pâturage tournant : les vaches laitières pâturent de petites parcelles en tournant tous les un jour et demi à deux jours à peine, ce qui permet de leur fournir en continu de l’herbe riche en quantité. Les génisses et les vaches taries suivent sur les mêmes parcelles car elles ont besoin d’une alimentation moins riche.

Chez René Theissen, la méthode de pâturage est toute différente : il s’agit de maintenir un gazon très court. Les vaches alternent, matin et soir, sur seulement deux très grandes parcelles dans lesquelles l’herbe ne peut dépasser six centimètres de hauteur. L’herbe récoltée par les vaches est moins abondante mais plus riche. Il s’agit, avant tout, de ne pas se faire dépasser par la croissance de l’herbe et donc d’écarter certaines surfaces pour une fauche lorsque la poussée de l’herbe est trop forte. Avec la qualité de ses pâturages, chez René, le “concentré”, c’est l’herbe ! Il ne distribue, à ses vaches, que trois cent cinquante kilos de céréales achetées tandis que les éleveurs en apportent en moyenne… une tonne et demie !
Pour optimiser l’apport par le pâturage, faire coïncider la richesse de l’herbe et les besoins des animaux est un élément-clé. Dans le cas du pâturage tournant, on peut faire passer les laitières avant les génisses et les vaches taries, comme c’est pratiqué dans la ferme de Daniel Raucq. Dans le système de René Theissen, les vêlages sont groupés de janvier à fin avril de manière à faire coïncider le pic de lactation avec la période de l’année où les apports nutritifs de l’herbe sont maximaux. Comme le font, finalement, les herbivores sauvages…

Auteur: Sylvie La Spina
Numéro de revue: 122
Page: 23
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Nul besoin, pour le lecteur averti que vous êtes, d’insister sur l’importance de la qualité du pain que nous mangeons. Il n’y a pas assez de place dans cette introduction pour énumérer les numéros de notre belle revue qui vantent les mérites d’un pain artisanal fait de farines artisanales ! D’accord. Mais avec quels blés ?

Paru dans Valériane n°131, l’article intitulé “Moins de 10% de céréales wallonnes dans nos assiettes” vous initiait à la problématique des céréales locales. Et quand on connaît la place qu’occupe la pain dans notre alimentation, on peut se demander comment nos céréales peuvent être si peu destinées à fabriquer nos tartines ? Des pistes de redynamisation de la filière céréalière wallonne, le projet Échangeons sur notre agriculture de Nature & Progrès en a développé plusieurs. A ce propos, nous vous invitons à venir discuter avec nous, le 15 novembre prochain – voir encart en fin d’article. Creusons donc encore un peu la question, d’ici là, en compagnie de Georges Sinnaeve, chercheur au Centre de Recherche Agronomique (CRA) de Gembloux, spécialisé en technologie céréalière.

Auteur: Par Mathilde Roda
Numéro de revue: 140
Page: 28
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A la rencontre d’initiatives locales !
(Deuxième partie)

Dans le dernier numéro de Valériane, nous vous présentions l’état des lieux de la filière brassicole en Belgique. Notamment les opportunités qui s’offrent à nous pour redynamiser la culture locale de l’orge brassicole, en voie de disparition. Voici, à présent, quelques initiatives qui illustrent la volonté d’une réappropriation de la production brassicole belge, du champ à la bouteille.

Le projet “Echangeons sur notre agriculture !” s’est intéressé, cette année, aux productions céréalières pour l’alimentation humaine en Belgique. Des discussions et rencontres en fermes entre producteurs, transformateurs et consommateurs ont permis d’évoquer les freins et perspectives d’avenir de la filière. Ce fut également l’occasion de rencontrer quelques ces nouveaux brasseurs dont le principal souci est la relocalisation en Wallonie de l’ensemble de la production qu’ils utilisent.

Auteur: Mathilde Roda
Numéro de revue: 134
Page: 27

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