En Wallonie, 200.000 repas sont servis, chaque jour, dans les cantines. Passer la restauration collective en bio local représente un fameux défi! Si la production bio semble suffisante, la transformation et la distribution sont étudiées à la loupe par le secteur. Se posent des questions de localisation, de rentabilité mais aussi d'échelle, et donc du modèle alimentaire que nous souhaitons. Mais avant tout, il faut actionner un levier politique pour pérenniser une demande de produits bio locaux qui se fait encore attendre. Au-delà de ces questions techniques, la question du frein humain est posée. Le métier de cuisinier ne devrait-il pas être mieux valorisé?
Le jardinage n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui. Passant du statut de pur moyen de subsistance à celui d’affirmation d’un statut social, le jardin potager a toujours permis à ceux qui l’ont cultivé d’améliorer leur quotidien, voire de sortir de la précarité. Philippe Delwiche, vice-président de Nature & Progrès Belgique, a consacré tout un volume à l’évolution de nos potagers au fil des siècles. Nous lui avons posé quelques questions à ce sujet…
Anciennes variétés et moulins Astrier chez Agribio
Vous le savez, le thème de votre salon Valériane 2009 sera « Du grain, du levain, du bon pain ». Après avoir détaillé, dans Valériane n°77, les incomparables mérites du pain au levain, nous remontons, à présent, la filière en direction du grain. Mais qu’est-ce encore que le bon grain ? Et qu’est-ce qui fait une bonne farine ? Petite visite à la coopérative Agribio qui prendra également une part active à l’occasion du salon Valériane
Durant l’été, le Parlement wallon s’est largement informé au sujet des Organismes génétiquement modifiés (OGM) ? Multinationales pro-OGM, scientifiques, administration et associations – dont Nature & Progrès Belgique – se succédèrent à la barre... Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un projet de décret est à l’étude afin de réglementer la coexistence entre cultures OGM et cultures non OGM. La directive européenne 2001/18, dans son article 26 bis, prévoit, en effet, que chaque état membre doit établir, sur son territoire, des règles communes en matière de coexistence entre ces cultures. Que va-t-il se passer chez nous ?
Il s'appelle Eric Foort. Jardinier amateur, il a perdu la vue à l'âge de trente-huit ans, il y a seize ans maintenant. Bien connu du côté de Tangissart (Court-Saint-Etienne) où il avait créé un cercle horticole nommé Le potager de la nuit, Eric prodigue aujourd'hui ses conseils nature du côté de Nivelles où il a déménagé. Car les systèmes d'échanges qui permettent le contact avec ceux qui l'entourent sont primordiaux aux yeux de ce non-voyant...
"Je dois préciser que ma cécité n'est pas complète, dit d'emblée Eric Foort, car je distingue encore quand il fait noir ou quand il fait clair. Mon cercle horticole - Le potager de la nuit - qui était très connu du côté de Court-Saint-Etienne est malheureusement toujours en standby mais je suis ouvert aux collaborations éventuelles et prêt à tout recommencer là où la vie m'a transporté... J'avais rencontré quelqu'un qui ne se plaisait pas dans mon ancienne maison ; elle en avait trouvé une autre ici, à Petit-Roeulx-lez-Nivelles, avec un grand terrain parce qu'elle aimait aussi le jardinage. Mais, par la suite, cela n'a plus marché entre nous et il a fallu se séparer... Mais tout n'est pas négatif : j'avais neuf ares à Tangissart ; ici, j'en ai quarante-trois ! A la base, je suis collectionneur de tomates, dont j'ai plus de huit cents variétés différentes, et le but du cercle horticole était de sauvegarder cette biodiversité en faisant des plants à l'intention de ses membres..."