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Gérer sainement la matière organique (3)

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Titre de l'article: Gérer sainement la matière organique (3)
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La mauvaise gestion des sols et l’imperméabilisation des terres due à la disparition des vers de terre – dont l’humus est la base alimentaire – est un des grands problèmes humains que nous allons devoir affronter. Les problèmes de manque d’humus en agriculture paraissent bien éloignés de la plupart des citoyens que nous sommes, devenus à plus de 50% des citadins. Et pourtant nous pouvons agir. En repensant, par exemple, notre manière de concevoir nos pelouses, ainsi que nous vous y invitions déjà dans les deux précédents numéros de Valériane…
1. La pelouse écologique – troisième partie
L’application de compost, ou terreautage
Tout comme l’aération, le terreautage est certainement l’opération la plus importante pour régénérer une pelouse abîmée ou pour simplement la stimuler. L’apport de compost stimule les micro-organismes du sol tout en apportant de petites quantités d’éléments nutritifs et en améliorant la structure du sol. L’apport de compost est également indispensable après une aération. Si l’on produit son propre compost et que celui-ci ne chauffe pas, il contient malheureusement de nombreuses graines d’herbes indésirables. Il faut alors le réserver au potager où le paillage – ou mulch – va les maintenir à un niveau satisfaisant. Pour la pelouse, il vaut donc mieux choisir un compost commercial, ou un compost de déchets verts tamisé au tamis à mailles de un centimètre sur un maximum.
Une pelouse entretenue aux engrais chimiques et où le gazon a toujours été enlevé, nécessite de cinquante à cent kilos de compost par are, soit cent mètres carrés. Si le sol est sablonneux et le gazon chétif, on peut porter la dose à deux cents kilo par are mais en l’appliquant en deux fois, au printemps et à l’automne. Si le sol est très argileux, on peut ajouter cinquante kilos par are de sable du Rhin au compost, ce qui va contribuer à améliorer sa structure et le rendre plus léger. Avant d’épandre le compost, couper le gazon court – cinq centimètres maximum -, appliquez le compost à la pelle, à la volée, et faites-le pénétrer avec le dos d’un râteau ou avec la brosse ramasse-feuilles, en faisant réapparaître tous les brins de gazon à travers la couche de compost. Après quelques années, le sol va s’améliorer et vous pourrez diminuer la dose, surtout si vous laissez l’herbe coupée sur le gazon.

Auteur: Vincent Gobbe
Numéro de revue: 109
Page: 16

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