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La sarriette & le souci

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Titre de l'article: La sarriette & le souci
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1. la sarriette

Elles sont nombreuses – environ cent cinquante espèces dans le genre Satureja – mais les deux préférées sont la sarriette des jardins, Satureja hortensis, et la sarriette des montagnes, Satureja montana. Mais qu’est-ce qui les distingue ? La sarriette des jardins est annuelle, avec des feuilles vert clair, tandis que la sarriette des montagnes est vivace, avec des feuilles luisantes, légèrement plus foncées.
Elles sont connues depuis longtemps. Déjà, dans la mythologie, les satyres profitaient des qualités aphrodisiaques de la sarriette pour assouvir leurs bas instincts, d’où l’origine du nom Satureja. On a également retrouvé de la sarriette dans plusieurs tombeaux de l’époque des pharaons. Grecs et Romains l’ont utilisée comme condimentaire et comme médicinale ; Pline l’Ancien et Dioscoride l’avaient parfaitement décrite. Elle fut introduite en Gaule par les légions romaines et l’usage s’en est tellement répandu que Charlemagne, dans son capitulaire De Villis, l’impose dans son empire. On l’appelle alors satureiam. Le nom actuel, Satureja, apparaît en 1398.

2. Le souci

Le souci des jardins, Calendula officinalis, était déjà fort employé dans la région méditerranéenne bien avant la Grèce Antique. Il était tellement abondant qu’il fut parfois considéré comme une mauvaise herbe… Ses fleurs ont la particularité de s’ouvrir le matin, dès le lever du soleil, pour se refermer, le soir quand le soleil se couche. Cette particularité serait à l’origine de son nom vulgaire, souci, qui viendrait du latin solsequia, signifiant « qui suit le soleil ». Son nom officiel, Calendula, serait lié aux calendes, premiers jours du mois chez les Romains, car le souci fleurit pendant de nombreux mois. Dans certaines régions on l’appelle aussi « fleur de tous les mois ».
Le souci est originaire de la zone méditerranéenne et fait partie de la famille des Composées, devenue famille des Astéracées. Il existe des soucis vivaces, en Afrique du nord et en Europe méridionale, et des annuels jusqu’en Inde, au sud de l’Egypte et en Iran. Le souci semble être une plante ayant toujours été cultivée et, de ce fait, on ne la retrouve pas dans les espaces naturels.

Auteur: Georges Kaisin
Numéro de revue: 85
Page: 28

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