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Le jardin, cet aide-soignant… Vraiment ?

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Titre de l'article: Le jardin, cet aide-soignant… Vraiment ?
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L’attrait pour le jardinage aujourd’hui n’est pas anodin. S’il concerne souvent une volonté de se réapproprier une alimentation biologique et locale, il ne se réduit pas à cette dimension utilitaire. Le jardin nourrit, mais encore : il rassemble, fait rêver, épanouit, guérit, mobilise. On le voit en ville comme à la campagne. Il est l’ami de l’économe et du poète, du militant et du solitaire, du survivaliste, du pédagogue et du designer. C’est tout cela que cette rubrique se propose d’explorer.
Quatrième volet : les bienfaits du jardin sur la santé.

Je vous fais une confidence : l’idée de consacrer tout un article aux vertus thérapeutiques du jardinage m’est venue de… Louis De Funès ! J’avais vu passer, sur les réseaux sociaux, cette vidéo virale où l’on voit l’acteur le plus surexcité de l’histoire du cinéma français, très calme, en train de vanter les vertus du jardinage biologique. Dans la foulée, j’en avais vu une autre dans laquelle De Funès, à côté d’un camélia, racontait combien le jardinage l’apaisait. “Pour moi qui suis un nerveux, ça m’amène tout cela, du calme, de la patience, de la sérénité.” Que demander de plus ? Je suis prêt à croire Louis De Funès sur parole. D’autant qu’il n’est pas le seul à témoigner des effets relaxants de l’activité au jardin. Nombreux êtes-vous d’ailleurs, probablement, à les avoir déjà expérimentés par vous-mêmes.
Mais à titre personnel, je confesse que je suis une exception à la règle. Le jardinage ne m’apaise pas vraiment. Il aurait même plutôt tendance à m’irriter. Parce que ce n’est jamais fini. Il y a toujours davantage à faire, des herbes ont repoussé par-ci, les tomates ont besoin d’eau par-là, le compost devrait être retourné, et mille autres joyeusetés alors que j’ai encore deux articles à terminer, qu’un enfant pleure au loin dans la maison et que je vais certainement manquer l’arrivée de l’étape du jour – disons que ceci a lieu pendant le Tour de France. Le moment que je préfère est donc plutôt celui où, l’ouvrage derrière moi, vient l’heure de m’installer dans le hamac et de prendre l’apéro – puisque, hélas, l’étape est bien terminée. Cette année-ci d’ailleurs, je vous l’avoue, la question a été réglée plus radicalement : je ne jardine pas, et cette décision m’apaise. Toutefois, puisque Louis De Funès me contredit, je me dois de mener une enquête digne de ce nom et de chercher d’autres sources et témoignages à l’appui de ce comique. Mais vous l’aurez compris, je ne pars pas convaincu. J’aime le jardin, ah ça oui, mais quant au jardinage… Il va me falloir écrire à rebrousse-poil de mon vécu.

Auteur: Guillaume Lohest
Numéro de revue: 133
Page: 26

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