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Le jardin zéro pesticide

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Titre de l'article: Le jardin zéro pesticide
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L’utilisation des pesticides par les jardiniers amateurs est devenue une pratique courante dans la deuxième moitié du XXe siècle. Les rayons des jardineries consacrés aux produits phytosanitaires nous démontrent encore sans peine que le moindre problème de jardinage trouve toujours aujourd’hui sa solution chimique. Pourtant, les immenses dégâts causés par les pesticides sont largement démontrés et Nature & Progrès n’a de cesse de demander l’interdiction de leur vente aux particuliers. De simples citoyens se mobilisent spontanément pour gagner ce véritable combat de santé publique (voir notre article intitulé “Et si le simple particulier gagnait la bataille contre les pesticides ?”, paru dans Valériane n°102). Car l’enjeu est de taille ! L’éminent cancérologue Dominique Belpomme, en lançant son célèbre “Appel de Paris”, ne déclarait-il pas que “notre santé, et celle plus fragile de nos enfants, est menacée par les quantités et la multiplicité des produits chimiques. Les générations futures sont en danger et, si rien ne change, d’ici un siècle, soit quatre générations pour l’Homme, l’espèce humaine risque de disparaître !”

Or les jardiniers bio se passent aisément de ces tueurs sournois. Ils ont développé un savoir-faire propre et simple “pour notre santé et celle de la terre”. Nul doute donc que le présent dossier – qui n’a d’autre ambition que de proposer un bref aperçu de ces précieuses techniques – ne leur apprendra pas grand-chose. Mais à quelques encablures de la “9e Semaine pour les alternatives aux pesticides”, qui aura lieu entre le 20 et le 30 mars 2014, il nous a paru utile de répertorier, à l’intention de tous nos membres, les arguments bio les plus éloquents à faire valoir auprès de l’un ou l’autre voisin qui penserait encore trop “chimique”.

Et de rappeler inlassablement les propositions formulées en la matière par Nature & Progrès. A défaut de prohiber toute vente de pesticides aux particuliers, nous demandons :

1. de séparer clairement le bio du reste, ce devrait être une obligation impérative faite aux enseignes ;

2. de former les vendeurs à toutes les solutions alternatives, même si l’alternative risque d’amener, dans les faits, à ne plus rien vendre ;

3. de renforcer le contrôle afin de s’assurer qu’aucun produit prohibé ne puisse plus être échangé ;

4. de généraliser le prêt à l’emploi pour éviter les problèmes de surdosage et de contact avec la peau des utilisateurs – et tant pis si le prix de cette formule reste prohibitif, il offrira au moins l’avantage d’être dissuasif ;

5. d’imposer une meilleure réglementation des packaging et étiquetages, avec obligation de faire apparaître clairement – à l’instar des cigarettes – que ces produits sont dangereux et d’indiquer clairement – en un endroit défini de la boîte et en gros caractères – la nature et la toxicité exactes des principes actifs ;

6. d’obliger l’acheteur à signer un document où il dit bien connaître et assumer l’ensemble des risques liés au produit et à son usage. Le particulier qui continue à utiliser des substances aussi problématiques doit, nous semble-t-il, accepter la pleine et entière responsabilité de ses actes.

 

Auteur: Philippe Delwiche
Numéro de revue: 106

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