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Roquette sauvage, Prêle, Calament à grandes fleurs

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Titre de l'article: Roquette sauvage, Prêle, Calament à grandes fleurs
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Quarante-neuvième livraison de cette rubrique qui nous familiarise avec les plantes sauvages ! Il n’est jamais trop tard pour les connaître et les manger, ces sacrées “mauvaises herbes”…

1. Roquette sauvage
(Diplotaxis erucoides)
Une roquette qui n’en est pas une
Au sens strict, la roquette est une plante originaire du Proche-Orient que l’on cultive dans les jardins comme fourniture de salade. Son nom, Eruca sativa, vient du latin uro, brûler, du fait de sa saveur piquante, et sativa qui signifie “cultivée”. La plante dont je parle ici n’en est qu’une cousine éloignée, appartenant à la même famille des Crucifères (Brassicacées). Nommée également “roquette des vignes” ou “roquette blanche”, elle prolifère dans le Midi de la France.

2. Prêle
(Equisetum arvense)
Il y a prêle et prêle
Plusieurs espèces de prêles se rencontrent en Europe occidentale, souvent difficiles à distinguer les unes des autres. La seule que l’on puisse consommer est la prêle des champs (Equisetum arvense), d’ailleurs la plus commune. Les autres espèces doivent être considérées comme potentiellement toxiques. Chez la prêle des champs, deux types de tiges paraissent successivement : les tiges fertiles, dépourvues de chlorophylle, sont les premières à poindre au printemps ; elles sont suivies des tiges stériles vertes.

3. Calament à grandes fleurs
(Calamintha grandiflora)
Un merveilleux parfum…
Ce cousin de la menthe dégage, au froissement, une odeur aromatique d’une grande finesse. C’est un condiment extrêmement délicat qu’on l’utilisait jadis en Savoie, sous le nom de “mélisse”, pour parfumer des liqueurs et des desserts. Dans le Massif central, on le connaît sous le nom de “thé d’Aubrac” et certains confiseurs en font des gelées. Jadis, on le distillait pour produire une “eau de mélisse”.

4. Merisier à grappe
(Prunus padus)
Un cerisier sauvage
Le merisier à grappes donne de petites cerises noires réunies en grappes allongées. Elles sont peu charnues, acides et astringentes, mais on les a consommées en Europe et en Asie. II est préférable de les cuire pour en faire des confitures ou des soupes sucrées. En Pologne, on en préparait du vin jusqu’au début du XXe siècle. Ça et là, dans le nord de l’Europe, on les laisse fermenter pour en distiller un alcool.

Auteur: François Couplan
Numéro de revue: 125
Page: 34

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