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Sur les côteaux où la cité s’invente…

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Titre de l'article: Sur les côteaux où la cité s’invente…
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Un éco-centre au coeur de Liège ! Vous n’en soupçonniez peut-être même pas la possibilité ? Et pourtant, depuis huit ans déjà, une poignée d’opiniâtres militants environnementaux s’emploie à mettre à la disposition du public liégeois un lieu unique de réflexion et d’apprentissage. Pas à pas, s’élabore dans un coin tranquille chargé d’histoire et de promesses le laboratoire de ce à quoi notre futur en ville pourrait bien ressembler. Petite visite – avant l’ouverture au public promise pour l’an prochain – d’un chantier riche d’espoirs…

Chaque ville a ses détours et ses petits secrets. Ainsi, pour arriver à La cité s’invente, il faut d’abord vous engager, au fond de l’Esplanade Saint-Léonard, dans la rue Vivegnis qui n’est déjà pas bien large… Rapidement, vous devrez trouver, sur votre gauche, un espace permettant de passer entre deux maison. Vous arriverez face au chemin de fer qui, sur votre droite, s’en va vers Herstal et, à quelques dizaines de mètres à peine, vous repérerez une passerelle qui l’enjambe. De l’autre côté, une ruelle que les guides touristiques qualifient volontiers de bucolique, relie une vingtaine de maisons juchées à flanc de côteau, pas assez large pour laisser passer une voiture. Elle mène au pré du Bâneux, vestige de l’ancien charbonnage du même nom, partiellement creusé dans la colline, et fermé depuis la Guerre… C’est là que le futur écocentre a élu domicile !
« Le projet est né de l’envie commune de quelques personnes qui travaillaient dans l’éducation à l’environnement et dans le milieu culturel, raconte François Poncelet, un de ses promoteurs. Nous voulions aborder l’environnement hors de ses clichés, en parler de manière concrète et avoir un lieu où il soit possible d’agir et de chercher des solutions par le biais de la pratique. Nous voulions faire en sorte que la réflexion environnementale se porte sur des actes et sur des rencontres qui en mettent d’emblée en évidence la finalité des choses. Décloisonner, tout aborder simultanément et d’une manière créative, voilà ce que nous ambitionnions, suite à la découverte par chacun des membres fondateurs de La cité s’invente d’endroits, d’associations, de lieux qui posaient déjà les questions environnementales comme autant de moyens dynamiques et constructifs de diminuer son propre impact sur le milieu et de créer des solutions qui fassent du bien à ceux qui les portent. »
Bref ! Assez de lamentations ! Améliorer son environnement, c’est avant tout vivre mieux, tout de suite. Voilà la bonne nouvelle qu’apporte La cité s’invente !

Auteur: Dominique Parizel
Numéro de revue: 108
Page: 56

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