Biodiversité

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“Les abeilles disparaissent, c’est une catastrophe !”, entendons-nous à longueur de temps dans les médias, le mot “abeilles” désignant en fait constamment l’espèce mellifère domestique. Ainsi passent tristement aux oubliettes… quelques dizaines de milliers d’abeilles sauvages !

Depuis plus de vingt ans, s’étalent dans la presse les billets faisant l’historique de la dramatique extinction de l’abeille domestique (Apis mellifera). Certainement pas à tort puisque l’usage des néonicotinoïdes, affaiblissant la flore intestinale de ces dernières, est responsable d’un saut de 4 à 30% de mortalité hivernale, globalement observée par les spécialistes dans les ruchers. Un véritable génocide qu’il ne faut certes pas laisser passer mais qui, d’une part, doit plutôt son succès médiatique à la perte économique générée pour le commerce des produits de la ruche et au lien émotionnel que l’homme entretient avec l’abeille domestique. Et qui, d’autre part, a contribué à donner le monopole du “super pollinisateur” à cette dernière, de manière injustifiée !

L’abeille mellifère, en effet, n’est pas l’assistant le plus efficace à la reproduction des plantes à fleurs. De plus, elle a évincé tout un pan de la riche biodiversité des pollinisateurs, les abeilles sauvages, en particulier, qui constituent pourtant un vaste groupe chez les insectes, avec près de vingt-cinq mille espèces connues à travers le monde. On en dénombre trois cent septante, rien qu’en Wallonie, sans compter les innombrables syrphes, papillons, coléoptères, etc. dont la somme des services écologiques rendus à l’homme et aux écosystèmes est considérable. Les habitantes de nos ruches n’ont donc pas l’apanage du nombre et il semble inconsidéré de continuer à se focaliser uniquement sur leur sort, en négligeant celui de leurs cousines sauvages qui fait trop peu d’échos. Non seulement en vertu des récents apports scientifiques, révélateurs de l’importance du rôle de ces abeilles sauvages en tant que pollinisateurs, mais tout simplement parce qu’elles représentent un élément majeur de notre merveilleux et fragile patrimoine naturel.

Auteur: Par Morgane Peyrot
Numéro de revue: 139
Page: 18
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A Bruxelles, ce 20 janvier 2014,
Nature & Progrès s’est associé à la mobilisation pour la défense du droit des paysans

Pour défendre le droit des paysans et des jardiniers d’utiliser et d’échanger librement leurs semences et d’accéder sans restriction à l’ensemble de la biodiversité cultivée disponible, de nombreux membres de notre association ont courageusement bravé le crachin bruxellois, le lundi 20 janvier dernier, sûrs que le Parlement européen serait ainsi obligé de ne pas négliger leurs voix…

Auteur: Dominique Parizel
Numéro de revue: 106
Page: 28
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Au Bangladesh, le réchauffement du climat commence à peser de tout son poids sur les communautés les plus fragiles, paysans et pêcheurs en tête. Le cycle de l’eau est bouleversé, la malnutrition guette. Rencontre, à Dacca, avec Atiq Rahman, l’un des meilleurs experts de cette région du monde.

Auteur: Philippe Lamotte
Numéro de revue: 88
Page: 42
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Le Bangladesh est un pays attachant et, vu d’Europe, victime de nombreux clichés. La pauvreté y est bien réelle, avec son lot d’impacts en matière de santé. Mais la population fait face courageusement, aidée par des ONG particulièrement dynamiques. Zoom sur l’une d’entre elles : Gonoshasthaya Kendra. Soutenue par des ONG belges, celle-ci a fait des femmes le pivot de son action. Avec succès.

Auteur: Philippe Lamotte
Numéro de revue: 89
Page: 47
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Titre de l'article: Des indiens dans la ville !
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La diversité du vivant ne cesse de s’éroder, un peu partout sur la planète… C’est, du moins, ce que concluaient, fin mars, quatre rapports publiés par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Mais les hameaux campagnards sont-ils seuls aptes à abriter une vie foisonnante et diversifiée ? L’exemple à suivre d’un îlot paradisiaque tapi au cœur de la grande métropole lilloise devrait – nous l’espérons – nous convaincre que la sauvegarde de la biodiversité concerne aussi le milieu urbain…

Belle étendue fleurie de coquelicots et de bleuets, friches et verger où s’épanouissent librement bardane, consoude, grande berce et plantes sauvages variées. Sans oublier la mare, sous la voûte arborée où barbotent en cœur, grenouilles, libellules, dytiques et autres larves insoupçonnées… On a peine à croire que ce cadre idyllique n’est autre que l’enceinte d’un établissement scolaire ! Au lycée Louis Pasteur, à Lille, la vie est un champ d’expérience quotidien où les membres du corps enseignant et les élèves du “club science” – ou simplement les intéressés – s’activent à la fauche, aux plantations et même aux suivis scientifiques.

Sous l’impulsion du professeur Manuel Pirot, le lycée s’est doté, en 2014, d’un plan de gestion – un document définissant les objectifs et les modes d’intervention dans le cadre de la gestion d’un milieu, ou d’un espace vert – dont les multiples enjeux pédagogiques et environnementaux ne s’annonçaient pas évident à mettre en œuvre et à pérenniser sur la durée. Le bilan après ces premières années ? L’expérience est, en tous points, une réussite !

Auteur: Par Morgane Peyrot
Numéro de revue: 140
Page: 18

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