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Biodiversité

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“Les abeilles disparaissent, c’est une catastrophe !”, entendons-nous à longueur de temps dans les médias, le mot “abeilles” désignant en fait constamment l’espèce mellifère domestique. Ainsi passent tristement aux oubliettes… quelques dizaines de milliers d’abeilles sauvages !

Depuis plus de vingt ans, s’étalent dans la presse les billets faisant l’historique de la dramatique extinction de l’abeille domestique (Apis mellifera). Certainement pas à tort puisque l’usage des néonicotinoïdes, affaiblissant la flore intestinale de ces dernières, est responsable d’un saut de 4 à 30% de mortalité hivernale, globalement observée par les spécialistes dans les ruchers. Un véritable génocide qu’il ne faut certes pas laisser passer mais qui, d’une part, doit plutôt son succès médiatique à la perte économique générée pour le commerce des produits de la ruche et au lien émotionnel que l’homme entretient avec l’abeille domestique. Et qui, d’autre part, a contribué à donner le monopole du “super pollinisateur” à cette dernière, de manière injustifiée !

L’abeille mellifère, en effet, n’est pas l’assistant le plus efficace à la reproduction des plantes à fleurs. De plus, elle a évincé tout un pan de la riche biodiversité des pollinisateurs, les abeilles sauvages, en particulier, qui constituent pourtant un vaste groupe chez les insectes, avec près de vingt-cinq mille espèces connues à travers le monde. On en dénombre trois cent septante, rien qu’en Wallonie, sans compter les innombrables syrphes, papillons, coléoptères, etc. dont la somme des services écologiques rendus à l’homme et aux écosystèmes est considérable. Les habitantes de nos ruches n’ont donc pas l’apanage du nombre et il semble inconsidéré de continuer à se focaliser uniquement sur leur sort, en négligeant celui de leurs cousines sauvages qui fait trop peu d’échos. Non seulement en vertu des récents apports scientifiques, révélateurs de l’importance du rôle de ces abeilles sauvages en tant que pollinisateurs, mais tout simplement parce qu’elles représentent un élément majeur de notre merveilleux et fragile patrimoine naturel.

Auteur:
Par Morgane Peyrot
Numéro de revue:
139
Page:
18
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Chapeau de l'article:

A Bruxelles, ce 20 janvier 2014,
Nature & Progrès s’est associé à la mobilisation pour la défense du droit des paysans

Pour défendre le droit des paysans et des jardiniers d’utiliser et d’échanger librement leurs semences et d’accéder sans restriction à l’ensemble de la biodiversité cultivée disponible, de nombreux membres de notre association ont courageusement bravé le crachin bruxellois, le lundi 20 janvier dernier, sûrs que le Parlement européen serait ainsi obligé de ne pas négliger leurs voix…

Auteur:
Dominique Parizel
Numéro de revue:
106
Page:
28
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Chapeau de l'article:

La cuisine africaine n’est malheureusement pas très connue en Europe. C’est dommage car elle peut être savoureuse, variée et équilibrée. Mais comment faire pour aller à sa découverte quand on ne connaît quasiment rien de cet immense continent ? Une solution : mettre nos pas dans ceux de notre infatigable globe-trotter. Attention : apprêtez-vous – être surpris…

Auteur:
François Couplan
Numéro de revue:
70
Page:
43
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Chapeau de l'article:

Nous avons tous appris à l’école que l’agriculture était née, il y a environ dix mille ans, dans le Croissant fertile, cette zone qui s’étend de la Palestine à l’Iran, en passant par les montagnes de l’est de la Turquie. Aujourd’hui, les choses ont bien changé : on pense que des foyers agricoles seraient apparus, indépendamment les uns des autres, dans une quinzaine de régions du globe au moins. Nous vous proposons donc – dans ce numéro et dans le suivant – un bref tour du monde des origines de l’agriculture. Attention au départ…

Auteur:
François Couplan et Lucie Benoit
Numéro de revue:
86
Page:
46
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Chapeau de l'article:

Donc, on pense aujourd’hui que des foyers agricoles seraient apparus, indépendamment les uns des autres, dans une quinzaine de régions du globe au moins. Dans Valériane n°86, nous avions entamé un bref tour du monde des origines de l’agriculture, en partant de la Nouvelle-Guinée pour parcourir ensuite – d’ouest en est – le vaste continent asiatique. Découvrons maintenant, dans la seconde partie de notre périple, ce qui s’est passé dans les Amériques et en Afrique, pour terminer enfin par l’Europe…

Auteur:
François Couplan et Lucie Benoit
Numéro de revue:
87
Page:
50
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Au Bangladesh, le réchauffement du climat commence à peser de tout son poids sur les communautés les plus fragiles, paysans et pêcheurs en tête. Le cycle de l’eau est bouleversé, la malnutrition guette. Rencontre, à Dacca, avec Atiq Rahman, l’un des meilleurs experts de cette région du monde.

Auteur:
Philippe Lamotte
Numéro de revue:
88
Page:
42
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Chapeau de l'article:

Le Bangladesh est un pays attachant et, vu d’Europe, victime de nombreux clichés. La pauvreté y est bien réelle, avec son lot d’impacts en matière de santé. Mais la population fait face courageusement, aidée par des ONG particulièrement dynamiques. Zoom sur l’une d’entre elles : Gonoshasthaya Kendra. Soutenue par des ONG belges, celle-ci a fait des femmes le pivot de son action. Avec succès.

Auteur:
Philippe Lamotte
Numéro de revue:
89
Page:
47
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Pour permettre aux populations locales de bénéficier, elles aussi, des revenus liés à l’exploitation forestière, le Cameroun a créé un concept quasiment unique dans le bassin du Congo : les forêts communautaires. Censées aider les villages forestiers à promouvoir leur propre développement, celles-ci ont parfois du mal à prendre leur envol. Il suffirait, pourtant, de quelques gouttes d’huile glissées dans les bons engrenages. Reportage au cœur du massif camerounais, dans la forêt communautaire de Bigongol…

Auteur:
Philippe Lamotte
Numéro de revue:
95
Page:
48
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Chapeau de l'article:

La diversité du vivant ne cesse de s’éroder, un peu partout sur la planète… C’est, du moins, ce que concluaient, fin mars, quatre rapports publiés par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Mais les hameaux campagnards sont-ils seuls aptes à abriter une vie foisonnante et diversifiée ? L’exemple à suivre d’un îlot paradisiaque tapi au cœur de la grande métropole lilloise devrait – nous l’espérons – nous convaincre que la sauvegarde de la biodiversité concerne aussi le milieu urbain…

Belle étendue fleurie de coquelicots et de bleuets, friches et verger où s’épanouissent librement bardane, consoude, grande berce et plantes sauvages variées. Sans oublier la mare, sous la voûte arborée où barbotent en cœur, grenouilles, libellules, dytiques et autres larves insoupçonnées… On a peine à croire que ce cadre idyllique n’est autre que l’enceinte d’un établissement scolaire ! Au lycée Louis Pasteur, à Lille, la vie est un champ d’expérience quotidien où les membres du corps enseignant et les élèves du “club science” – ou simplement les intéressés – s’activent à la fauche, aux plantations et même aux suivis scientifiques.

Sous l’impulsion du professeur Manuel Pirot, le lycée s’est doté, en 2014, d’un plan de gestion – un document définissant les objectifs et les modes d’intervention dans le cadre de la gestion d’un milieu, ou d’un espace vert – dont les multiples enjeux pédagogiques et environnementaux ne s’annonçaient pas évident à mettre en œuvre et à pérenniser sur la durée. Le bilan après ces premières années ? L’expérience est, en tous points, une réussite !

Auteur:
Par Morgane Peyrot
Numéro de revue:
140
Page:
18
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Chapeau de l'article:

Inquiet du procès ourdi dans les pages de Valériane à l’encontre de certaines plantes généralement d’origine exotique – lire notamment l’article intitulé La recherche universitaire s’intéresse aux plantes invasives dans Valériane n°52 – , un de nos plus fervents collaborateurs nous adresse la réaction qui suit. Accorder à des plantes de prendre langue procède certainement d’un désir de justice particulièrement exacerbé, d’autant plus chimérique – reconnaissons-le ! – qu’il faut bien que l’Homme qu’elles dénoncent avec verdeur le fasse à leur place… Une pièce intéressante, quoi qu’en jugent par ailleurs nos chers lecteurs, à verser au dossier séculaire du rapport passionnel qu’entretiennent les Hommes avec les plantes et la nature en général…

Auteur:
François Couplan
Numéro de revue:
54
Page:
28
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Chapeau de l'article:

Souvenez-vous ! Nous avions découvert avec émerveillement, dans les numéros 69 et 71 de Valériane, comment un petit peuple d’Indiens d’Equateur envisageait de protéger contre l’exploitation pétrolière les cent trente-cinq mille hectares que leur reconnaît la Constitution de leur pays : border de fleurs – la “Frontière de vie” – les trois cents kilomètres de pourtour de leur territoire traditionnel ! Tout cela, en plein cœur de la forêt vierge, là où la canopée atteint plusieurs dizaines de mètres de haut… Deux événements concomittents nous amènent à vous reparler d’eux…

Auteur:
Dominique Parizel
Numéro de revue:
104
Page:
48
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Chapeau de l'article:

Dans ce monde globalisé, nos choix ont des répercutions sur les pays du Sud. Enjeu déjà incontournable aujourd’hui, la raréfaction des ressources naturelles va rapidement devenir un problème aigu et exiger des politiques englobant les trois piliers du développement durable. Les élections parlementaires européennes du 7 juin représentent une opportunité de faire entendre nos voix pour une meilleure gestion des ressources naturelles.

Auteur:
Laure Malchair et Anne-Sylvie Berck
Numéro de revue:
77
Page:
46
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Les pesticides sont-ils une fatalité ? Depuis longtemps (1), Nature & Progrès demande – sans succès – l’interdiction pure et simple de la vente de ces substances aux particuliers. Mais, aussi longtemps que nos responsables politiques feront la sourde oreille, n’y a-t-il vraiment rien que nous ne puissions faire, à notre niveau de citoyens, pour endiguer leur déferlement fatal ? Deux militants écologistes liégeois nous montrent une démarche possible…

Auteur:
Dominique Parizel
Numéro de revue:
102
Page:
44
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Chapeau de l'article:

Introduit accidentellement près de Bordeaux, il y a une dizaine d’années, le frelon asiatique a colonisé une cinquantaine de départements français entre 2004 et 2012. Son arrivée en Wallonie semble inéluctable. L’expérience de nos voisins français le démontre : s’il devait s’installer chez nous en fortes densités, son impact sur la biodiversité – et particulièrement sur les abeilles et d’autres insectes précieux – pourrait s’avérer considérable. Il faut donc se préparer ! Ne fût-ce qu’en développant des moyens de lutte moins chimiques et moins farfelus que ceux utilisés par certains de nos voisins du sud, excédés.

Auteur:
Philippe Lamotte
Numéro de revue:
105
Page:
43
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Chapeau de l'article:

Vous avez sans doute remarqué le stand de l’association Frontière de Vie qui était présent à Valériane et à l’Aubépine. Mais sans doute n’avez-vous pas eu le temps de vous arrêter quelques minutes afin de tailler une petite bavette avec ses représentants ? Vous avez, hélas, perdu une belle occasion de rêver un peu et de vous émerveiller avec la singulière histoire des Indiens quechua de Sarayaku. Qu’à cela ne tienne, votre revue Valériane est là pour donner à votre rencontre une seconde chance…

Auteur:
Dominique Parizel
Numéro de revue:
69
Page:
40
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Chapeau de l'article:

“Que les OGM soient bons et permettent de produire plus serait véritablement une chose magique !”
Le 25 avril dernier, Nature & Progrès organisait, à Bruxelles, un colloque intitulé “OGM et Pesticides : une bombe à retardement ?” avec, en point d’orgue, l’intervention du professeur Séralini. Nous avons publié, dans les numéros 108 et 109 de Valériane, les propos des deux premiers intervenants de ce colloque. De la longue et passionnante communication de Gilles-Eric Séralini, nous ne rapportons, dans ce numéro, que la partie de la relative à l’effet biochimique des pesticides, laissant de côté la question plus spécifique des OGM déjà abordée avec lui dans l’interview qu’il nous accorda dans notre numéro 103…

Auteur:
Dominique Parizel
Numéro de revue:
110
Page:
36
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Chapeau de l'article:

Le printemps est la saison des tendres pousses. Il est étonnant de voir comment des plantes habituellement ligneuses et bien peu attirantes offrent alors de délicats bourgeons. Certaines sont même toxiques à l’état adulte, alors que leurs pousses sont tout à fait inoffensives. Et ces jeunes structures, remplies de force vitale, feront le plus grand bien à nos organismes un peu fatigués par la saison froide… Profitons-en !

Auteur:
François Couplan
Numéro de revue:
65
Page:
26
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Chapeau de l'article:

José Veys n’a qu’un seul regret : celui de n’avoir pas toujours été jardinier ! Aujourd’hui, son association, Jardin de Pomone, est une des plus actives et des plus sollicitées à Bruxelles. Anne Bortels, sa compagne, et lui s’investissent également dans une seconde association, Belgappétit, dont l’objectif est de réintroduire la biodiversité dans l’assiette. Enormément de pain sur la planche, donc, pour nos deux amis…

Auteur:
Dominique Parizel
Numéro de revue:
93
Page:
28
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Chapeau de l'article:

La permaculture est une manière structurée de planifier des aménagements écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables. La conception de tels systèmes repose sur une imitation des mécanismes observés dans les écosystèmes naturels. Bien qu’elle soit née dans une réflexion agronomique, elle se découvre sans arrêt de nouveaux domaines et de nouvelles échelles d’application : urbanisme durable, mobilité douce, écobioconstruction, énergies renouvelables, gestion d’espaces naturels et jardinage. Parce que la forêt constitue un modèle fondamental pour les « permaculteurs », la structure même de l’arbre sera ici notre fil rouge…

Auteur:
François de Gaultier
Numéro de revue:
84
Page:
28
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Entretien avec Nicolas Dendoncker

Parmi les multiples raisons incitant à changer nos politiques et nos modes de vie, on pointe immanquablement la raréfaction des ressources et le changement climatique. À côté de ces menaces majeures, la biodiversité continue de fondre, plus vite encore que les banquises. Une plateforme mondiale vient de se constituer. Mais, au niveau citoyen, la prise de conscience a-t-elle vraiment eu lieu ?

Auteur:
Guillaume Lohest
Numéro de revue:
101
Page:
50
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Chapeau de l'article:

Jardiner bio, c’est bien ! Mais, au fond, jardiner bio, ça consiste en quoi ? Qui peut aujourd’hui le dire exactement ? Soucieuse de préciser ce que suppose, à ses yeux, pareille activité, la Commission jardinage de notre association a voulu définir les principales règles que doit absolument observer le jardinier bio digne de ce nom. Un premier pas vers un label Nature & Progrès du bon jardinier ?

Auteur:
Francis Giot
Numéro de revue:
48
Page:
28
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Titre de l'article:
Chapeau de l'article:

Un des lieux les mieux protégés du continent européen

Je n’ai pas dû trop peiner pour arriver jusqu’au rebord du plateau : un chemin en pente douce y mène, dont les cent derniers mètres traversent un véritable champ d’ails roses et blancs, deux espèces différentes, qui m’ont retenu pour une cueillette odorante. Et maintenant, un spectacle grandiose s’offre à mon regard. Le sentier herbeux s’arrête brusquement parmi les pins noirs et une immense cassure plonge de plus de mille mètres jusqu’au fond de la vallée de la Kolpa…

Auteur:
François Couplan
Numéro de revue:
82
Page:
44
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Chapeau de l'article:

Interview de Jean-Louis Doucet

Passionné par l’Afrique centrale, Jean-Louis Doucet dirige, depuis 2003, le Laboratoire de Foresterie des régions tropicales et subtropicales de Gembloux Agro-bio Tech (ULg). Sa connaissance approfondie du second plus grand massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie – et, de loin, le moins dégradé à l’heure actuelle – fait de lui un témoin clef et un acteur engagé de l’exploitation « durable » de ces gigantesques massifs. A l’occasion d’une visite sur le terrain au Cameroun, dans une exploitation certifiée FSC, il a tenu à corriger certains clichés sur le commerce du bois tropical. Dans l’interview qui suit, il détaille également les immenses champs qui restent à explorer par la recherche scientifique, notamment à la lueur du réchauffement climatique et des puits de carbone.

Auteur:
Philippe Lamotte
Numéro de revue:
94
Page:
46
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Chapeau de l'article:

Le 22 décembre 2006, la Cour d’Appel du tribunal de Nîmes, en France, a lourdement condamné l’association Kokopelli pour avoir mis sur le marché des « semences de variétés non conformes » ; comprenez par là des semences potagères et florales anciennes et reproductibles. Ne nous y trompons pas : la France fait aujourd’hui figure de laboratoire et ce qui s’y passe va sans doute déterminer l’ensemble de la politique européenne en la matière. Voici donc plus d’explications sur ce nouveau combat à mener pour la sauvegarde de la biodiversité.

Auteur:
Cécile Traoré
Numéro de revue:
64
Page:
47
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Soumise à la pression intense de la multinationale allemande BASF, mais méprisant totalement l’opinion des citoyens européens que les sondages révèlent fortement opposés aux OGM, la toute nouvelle commission européenne conduite par José Manuel Durao Barroso a décidé d’autoriser la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, l’Amflora, qui n’a d’utilité… que pour BASF ! D’emblée, cette commission fraîchement installée affirme donc, on ne peut plus clairement, que le citoyen et l’environnement ne pèsent rien, à ses yeux, face aux intérêts industriels et aux puissances d’argent ! Retour sur une décision indigne.

Auteur:
Dominique Parizel et François de Gaultier
Numéro de revue:
83
Page:
45
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L’irruption de la Peste Porcine Africaine (PPA) en Gaume met toute la filière porcine en grande difficulté. Alors que l’abattage de quatre mille porcs sains issus de petits élevages locaux est vécu comme un véritable gâchis, l’inquiétude s’installe désormais sur le long terme. Et pas seulement chez les éleveurs de porcs ! Du côté des (ir)responsabilités, tous les regards se tournent vers les grandes sociétés de chasse. Reportage.

A Nassogne, qui ne connaît pas la Maison Magerotte ? Propriétaire d’une boucherie artisanale élue parmi les dix meilleures de Belgique, André Magerotte y pratique la vente directe. Artisan-boucher, gardien de la tradition salaisonnière ardennaise de père en fils, mais aussi éleveur, l’homme est encore à la tête de la seule porcherie en plein air du pays. En 1998, la piètre qualité gustative de la viande de porc issue d’élevages industriels le laisse sur sa faim. Partant du principe que les méthodes doivent s’adapter à l’animal et non le contraire, il décide, avec l’aide de feu son frère, de revoir complètement le processus d’engraissement. La bonne vieille méthode ancestrale est alors remise sur pied et un cheptel de quelques quatre cents porcs est constitué : nés en prairie et hébergés dans de jolies cabanes en bois en lisière de la Forêt de Saint-Hubert, chaque bête dispose de pas moins de quatre cents mètres carrés de pâtures, de quoi s’épanouir dans les normes les plus strictes de santé et de bien-être animal. Le tout s’inscrivant dans un type d’élevage parfaitement durable, à défaut d’être bio.

Afin de pouvoir s’adapter au climat de l’Ardenne, deux races particulièrement rustiques sont croisées : un verrat – porc mâle – de race Duroc, connue pour la finesse de sa viande, avec une truie Landrace, connue pour ses qualités maternelles. Perfectionniste dans l’âme, l’éleveur recourt même à un deuxième croisement. Le résultat est sensationnel : le “Porc des prairies d’Ardenne®” est né ! Proche de la race ancestrale, il est désormais protégé par une marque déposée. Un label d’excellence que bien des filières lui envient.

Auteur:
Texte et photos de Marc Fasol
Numéro de revue:
135
Page:
42
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Chapeau de l'article:

Les plantes invasives, et singulièrement la fameuse Renouée du Japon (Fallopia japonica) ont été l’objet de toute notre attention durant l’année 2004 (voir notamment Valériane n°47, page 30). Afin de « rendre à César ce qui appartient à César », nous clôturons notre campagne en évoquant le projet de recherche INPLANBEL, mené conjointement par diverses institutions universitaires belges. Entretien avec Madame Sonia Vanderhoeven, chercheuse à l’Université Libre de Bruxelles.

Auteur:
Dominique Parizel
Numéro de revue:
52
Page:
34
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Chapeau de l'article:

La responsabilité sociétale des entreprises dans le secteur extractif minier des pays du Sud était au cœur des discussions, le vendredi 2 septembre, au salon Valériane. Justice et Paix, en collaboration avec Nature & Progrès, organisait en effet une table ronde politique sur le sujet. Le PS, le cdH, ECOLO et la Commission européenne avaient répondu à l’invitation. Un débat avec le public a permis à Justice et Paix et aux citoyens présents de s’exprimer sur la question et de formuler des demandes claires et concrètes à nos représentants politiques. Ceux-ci se sont déclarés prêts à mettre en œuvre ces recommandations.

Auteur:
Santiago Fischer et Stefan Reinhold (Commission Justice et Paix Belgique francophone)
Numéro de revue:
92
Page:
54
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Chapeau de l'article:

Fatalisme aidant, personne ne l’avait sonné. Et pourtant, il revient ! Après des décennies de déclin inexorable, le sonneur à ventre jaune, un petit crapaud au bord de l’extinction, plutôt lié aux milieux forestiers et aux lisières, fait son grand retour en Wallonie. Réjouissant ? Oui. Parce que l’histoire de la biodiversité dans nos régions se dévoile comme autre chose qu’une litanie morose. Même la… Défense nationale a joué le jeu.

Auteur:
Philippe Lamotte
Numéro de revue:
103
Page:
26
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Chapeau de l'article:

Les semences conventionnelles, ce sont celles que vous avez dans votre jardin ; on les appelle aussi traditionnelles lorsqu’il s’agit de paysans ou d’éleveurs qui suivent les traditions, parfois aussi on les dit usuelles ou normales… Bref, ce sont, dans tous les cas, des semences non génétiquement modifiées. Hélas, aujourd’hui, les procédés courants de sélection « industriels » pourraient être revendiqués comme brevetables, ce qui limiterait grandement le libre accès des agriculteurs et des jardiniers aux variétés végétales… Il importe donc d’être particulièrement vigilant.

Auteur:
Henri André
Numéro de revue:
79
Page:
30
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Chapeau de l'article:

Attention, se rendre au Liban peut s’avérer dangereux ! Mais cette mise en garde n’est pas à prendre au sens où l’on pourrait l’entendre. Si la situation politique est toujours volatile dans la région, là ne réside pas le plus grave risque. À mon sens, c’est surtout l’addiction résultant d’un séjour, même bref, au pays des cèdres qui peut se montrer douloureuse…

Auteur:
François Couplan
Numéro de revue:
80
Page:
26
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Chapeau de l'article:

Après avoir fait l’éloge des plantes sauvages comestibles – voir “Les pieds dans le plat”, paru dans Valériane n°121 – à l’occasion du “Festival des bonnes herbes”, le moment est venu maintenant de passer à table… Pour le jardinier, il est piquant, et même souvent déconcertant, d’apprendre que bien des mauvaises herbes, ces indésirables qu’on nous a toujours appris à arracher, voire à détruire par tous les moyens possibles, sont salutaires pour notre santé. Certaines de ces plantes comptent même parmi les meilleurs légumes sauvages qui soient !

En classes vertes et bleues au Jardin de fée Millepertuis, à Virelles, les enfants nous en ont fait une époustouflante démonstration, cet été. Nous nous sommes carrément régalés de leurs préparations. Leur soupe n’était pas seulement délicieuse, elle était aussi – quasiment – gratuite. Pourtant, elle n’était ni en promo au supermarché, ni en pack de trois boîtes, encore moins en sachet minute…

Auteur:
Marc Fasol
Numéro de revue:
123
Page:
22
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Chapeau de l'article:

Le Heetveldemolen fédère les céréaliers du Pajottenland

Bien sûr, le Pajottenland, c’est le Brabant Flamand, mais d’où croyez-vous que viennent la plupart des “produits locaux” vendus dans l’ouest de Bruxelles ? Des produits si locaux qu’ils proviennent d’ailleurs souvent de champs d’agriculteurs du Hainaut et de l’est du Brabant Wallon. Preuve que la complexité belge n’est pas seulement institutionnelle. Un saut par-delà la frontière linguistique s’imposait, par conséquent…

A Tollembeek, le moulin à eau du domaine de la ferme-château de Heetvelde moud depuis plus de six cents ans ! Il est alimenté par la force tranquille de l’eau de la Marcq qui coule dans sa verte et paisible vallée, au départ du bois de Silly-Enghien vers Deux-Acren, quelque part entre Lessines et Grammont, où elle rejoint la Dendre… Là se trouve un des trois moulins encore en activité du Pajottenland qui en comptait jadis nonante-deux ! Nous sommes dans la commune de Galmaarden, pointe ouest du Pajottenland et du Brabant flamand. Le Pajottenland, c’est un petit territoire de quatre cents kilomètres carrés situé à l’ouest de la Région de Bruxelles-Capitale. Ses habitants sont aujourd’hui au nombre de deux cents mille, répartis sur cinquante entités fusionnées en treize communes.

Auteur:
Par Jürg Schuppisser et ses hôtes du jour, Monique Van Ongevalle et Hubert Deweerdt
Numéro de revue:
141
Page:
36
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Chapeau de l'article:

Nos plantes cultivées : des mutants permanents !

D’accord, d’accord… Dans le n°137 de Valériane, le fin limier qui mène l’enquête s’est un peu perdu en chemin et n’a pas tout à fait répondu à la question qu’il a lui-même posée. Rembobinons donc la bande du magnéto, en même temps que notre fil d’Ariane, et répondons pour de bon à cette question : notre épeautre, mille tonnerres, il vient d’où ?

La phylogénétique moléculaire va nous aider à y voir plus clair. Cette discipline utilise des séquences de macromolécules biologiques afin d’obtenir des informations sur l’histoire et l’évolution des organismes vivants, et notamment sur leurs liens de parenté. C’est donc un important outil d’étude pour investiguer l’évolution moléculaire. Et, précisément, deux cent soixante-sept variétés locales d’épeautre et septante-cinq de froment, issues de cinq banques de gènes différentes, ont été récemment soumises à une analyse phylogénétique de grande ampleur. Les résultats de cette recherche, publiés en novembre 2018 par les universités de Zürich et d’Arabie Saoudite, démontrent l’existence de trois grandes familles d’épeautres : l’épeautre asiatique, l’épeautre centre-européen et l’épeautre européen ibérique (1).

Auteur:
Par Jürg Schuppisser
Numéro de revue:
138
Page:
40
Catégorie de l'article:
Chapeau de l'article:

Brève histoire de la domestication des céréales

Nos interrogations sur l’épeautre – notre céréale locale – nous ont déjà beaucoup fait voyager ! Nous sommes partis de la moissonneuse des Gaulois, dans Valériane n°134, puis avons remonté le temps, dans notre n°135, à la rencontre des grandes migrations néolithiques. Mais nous ne savons toujours pas vraiment quelles étaient ces plantes que les premiers agriculteurs européens emportaient dans leurs bagages…

Petit résumé de ce que nous savons déjà : dans le contexte du réchauffement post-glaciaire – il y a plus de dix mille ans -, une gigantesque bande limoneuse, nommée “loess”, est déposée par les vents sur notre continent, de la Bretagne à la Pologne et jusqu’en Ukraine, voire au-delà. Sa progressive décalcification par l’infiltration des eaux pluviales réduit petit à petit son acidité. Après plusieurs milliers d’années, la végétation retrouve une nouvelle biodiversité naturelle. En dix mille ans, les sols passent de l’ocre argilo-limoneux aux terres brunes noirâtres (1).

Cinq mille ans plus tard – vers -5300 avant JC -, les conditions sont réunies pour que des agriculteurs – les populations néolithiques – viennent progressivement s’établir “chez nous”. Sédentaires, ils parcourent, étape par étape, environ trois mille kilomètres en trois mille ans – sans Ryanair ! -, riches de l’expérience de plusieurs millénaires de domestication d’animaux d’abord, de plantes sauvages ensuite. Ils arrivent principalement d’un des douze centres d’origine des espèces à l’échelle mondiale, de ce qu’on appelait autrefois le Croissant fertile qui est à cheval sur le Tibre et l’Euphrate et s’étend jusqu’au Jourdain, dans ce qui est aujourd’hui l’Asie du Sud-Ouest (2).

Auteur:
Par Jürg Schuppisser
Numéro de revue:
136
Page:
38

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