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Energie

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Est-il bien sérieux de faire peur aux gens ?
Serons-nous dans le noir et dans le froid, cet hiver ? Voici la dernière en date des peurs soigneusement instillées dans la population, un sentiment qui doit être replacé dans le contexte de la mise hors service inopinée de trois de nos sept réacteurs nucléaires. Mais répandre de telles craintes, est-ce vraiment bien sérieux ? C’est ce que nous avons voulu savoir en compagnie de Christian Steffens, ingénieur industriel, consultant indépendant en énergétique, électricité et électronique, et spécialiste des questions nucléaires…

Replaçons d’abord le décor : la sortie progressive du nucléaire, prévue pour 2015 à 2025, par la fameuse “loi Deleuze” de 2003, fut globalement confirmée fin 2013. Doel 1 et 2 fermeront bien en 2015 comme prévu ; seul Tihange 1 fut prolongé de dix ans pour s’arrêter définitivement en 2025. Nos cinq derniers réacteurs – Doel 3 et 4, ainsi que les trois de Tihange – finiront donc leurs existences, de manière rapprochée, entre 2022 et 2025. Tout cela ne tenait évidemment pas compte des fissures constatées à Doel 3 et Tihange 2 – voir notre article paru dans Valériane n°101, de mai – juin 2013 – et du sabotage survenu, cet été, à Doel 4 !

Auteur: Dominique Parizel
Numéro de revue: 111
Page: 52
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Le dimanche 25 juin prochain, une grande chaîne humaine reliera la frontière allemande à la région hutoise. Elle demandera l’arrêt immédiat des centrales nucléaires de Tihange 2 et de Doel 3 dont les cuves des réacteurs sont fissurées. Il s’agira aussi, plus globalement, de faire pression sur le monde politique belge – “sous influence” d’Engie-Electrabel – pour qu’il respecte ses obligations de sortir du nucléaire en 2025… s’y prépare dès à présent. Chaque jour compte !

Malheureusement, la “Suédoise” qui gouverne aujourd’hui notre pays ne semble pas – c’est un euphémisme ! – voir la fin du nucléaire en Belgique comme une priorité. La NVA – poids lourd de notre gouvernement fédéral – est ouvertement pro-nucléaire et la grande majorité des conseillers techniques du cabinet de madame Marghem, en charge de l’énergie, sont d’anciens cadres d’Electrabel – dites plutôt Engie car c’est ainsi qu’on nomme désormais le vaste conglomérat français GDF-Suez dont Electrabel est une filiale – et Electrabel entend évidemment tirer le maximum de profit des vieilles centrales belges financièrement amorties. Une pensée qui n’a d’autre horizon que le portefeuille ! Faisons le point, avec Christian Steffens, ingénieur industriel, consultant indépendant en énergétique, électricité et électronique, et spécialiste des questions nucléaires…

Auteur: Dominique Parizel
Numéro de revue: 125
Page: 38
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Titre de l'article: COCITER
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De la transition énergétique à la démocratisation énergétique

La garantie d’une électricité 100% verte et 100% citoyenne ? Actuellement, en Wallonie, seule une coopérative de coopératives est en mesure de vous la donner. Elle se nomme COCITER et son ambition est la démocratisation d’une énergie qui serait réellement mise au service de coopérateurs. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré Mario Heukemes, une des chevilles ouvrières du projet…

“C’est un aspect essentiel du mouvement de la transition écologique, annonce d’emblée Mario Heukemes : face à la fin annoncée de l’énergie bon marché, nous suivons la volonté de réappropriation par le citoyen de la production d’une électricité plus respectueuse de l’environnement. Les coopératives que nous fédérons aujourd’hui sont surtout focalisées sur l’éolien. Toutefois, plus de neuf éoliennes wallonnes sur dix sont aujourd’hui détenues par des multinationales, pour la plupart à capitaux et centres de décisions étrangers. Il est donc normal que le citoyen veuille, à un moment donné, se réapproprier ces moyens de production dans un but de transparence et de démocratie. Historiquement, les coopératives que nous regroupons sont éoliennes, pour l’essentiel, mais leur diversification vers d’autres formes d’énergie est à l’état de projet ; nous avons déjà un peu de photovoltaïque, d’autres collaborent à la restauration de turbines hydrauliques, etc. Cela dépend de la réalité du terrain, chaque coopérative étant entièrement libre de réfléchir aux opportunités de collaboration qui se présentent localement…”

Auteur: Dominique Parizel
Numéro de revue: 120
Page: 51
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Certes, cette coopérative porte le même nom que son homologue français sans pourtant faire vraiment le même métier. Si Enercoop-France est bien fournisseur d’énergie, la scrl Enercoop-Belgique préfère se cantonner dans un rôle, plus original, de courtier en énergie. Mais pour quoi faire exactement ? Rencontre avec Jean-François Mitsch, porte-parole de la coopérative.
“Bien sûr, le modèle économique d’Enercoop en Belgique est très différent de celui d’Enercoop en France, admet d’emblée Jean-François Mitsch, il n’y a même aucun lien juridique ou financier entre nous. Nous sommes juste un membre du réseau Enercoop-France, sans être liés aux réglementations et aux contraintes hexagonales. Nous avons également toute autonomie sur notre propre modèle économique. Nous avons décidé, en Belgique, de ne pas développer de licence de fournisseur d’électricité, même si nous sommes producteurs, car nous ne voulions pas mettre une marque supplémentaire sur le marché. Nous avons, par contre, préféré nous profiler comme une espèce de courtier en énergie. Nous conseillons donc nos membres en fonction des besoins qu’ils nous exposent, nous proposons des achats groupés – gaz, électricité, bois, mazout, pellets et même vélos électriques… -, nous faisons de la comparaison de prix… Nous sommes donc comme le courtier en assurances qui n’est lié à aucune grosse firme mais est en mesure de proposer la meilleure offre en fonction d’une demande ou d’un besoin précis.”

Auteur: Dominique Parizel
Numéro de revue: 126
Page: 55
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Dans les pages de Valériane n°113, nous nous interrogions sur ce que nous pouvons vraiment attendre de la voiture électrique. Son principal “facteur limitant” apparaissait clairement, tant en terme de coût que d’autonomie : il s’agit de la batterie, que transporte d’ailleurs n’importe quel outil électrique qui renonce au fil. Mais comment fonctionne une batterie, quels sont ses principaux paramètres, et comment l’utiliser correctement afin de prolonger sa durée de vie ? Le point avec Christian Steffens, ingénieur industriel, consultant indépendant en énergétique, électricité et électronique.

La plupart des appareils électriques privilégient aujourd’hui la mobilité. La tendance générale est de supprimer tous les fils. Toutefois, pour des questions de coût et de poids, les fabricants les équipent très souvent de batteries trop petites qui s’usent alors rapidement… et sont hors d’usage après deux ou trois ans. Leur remplacement s’avérant souvent impossible, c’est alors tout l’appareil qui doit être jeté et remplacé. La mobilité et l’apparente facilité sont des arguments de vente particulièrement fallacieux qui vantent le côté pratique comme un progrès, au détriment de la qualité, de la durabilité et de la réalité énergétique car l’outil sur batterie est généralement moins performant et moins puissant. Il coûte aussi plus cher, justement à cause de ces batteries qui lui confèrent une durée de vie très limitée, alors que l’appareil équivalent, avec fil, est largement plus durable. Voilà donc un cas particulièrement subtil d’obsolescence programmée que nous dénoncions dans Valériane n°110.
“La tendance au “sans fil”, cette illusion de liberté, est une grave erreur, affirme Christian Steffens. Chaque fois que c’est possible, il faudrait toujours garder le fil afin de pouvoir éliminer cet énorme problème qu’est la batterie !”

Auteur: Dominique Parizel
Numéro de revue: 114
Page: 48

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