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OGM – pesticides :

j’ai le droit de savoir et de choisir !

STOP aux OGM !

Exigeons l’étiquetage et offrons au citoyen la possibilité d’opérer des choix alimentaires informés

En 2017, Nature & Progrès a lancé la campagne « OGM – pesticides : j’ai le droit de savoir et de choisir ! ». Son objectif final est de pouvoir favoriser l’adoption d’une législation belge qui rendrait possible l’étiquetage des produits alimentaires d’origine animale avec du label : « nourri sans OGM » pour viandes, volailles et poissons et « issu d’animaux nourris sans OGM » pour œufs, lait, fromages, etc. Cet étiquetage permettra au citoyen de pouvoir choisir en toute connaissance de cause les produits qu’il met dans son assiette !

Pourquoi un étiquetage ?

Nature & Progrès Belgique estime que le citoyen a le droit de savoir qu’il existe des risques potentiels pour la santé humaine liés à la consommation directe ou indirecte de ces OGM-pesticides. Le citoyen a également le droit faire des choix alimentaires informés et de choisir des denrées alimentaires sans OGM ainsi que des denrées d’origine animale pour la production desquelles aucune alimentation OGM ne leur a été donnée. Il n’existe actuellement, au niveau européen, aucun label pouvant le renseigner à cet égard même si l’animal a été nourri aux OGM sa vie durant.

Mise en valeur de la production d’éleveurs précautionneux

Un tel label aurait le mérite de récompenser pour leurs efforts les éleveurs conventionnels qui optent déjà en Belgique pour une nourriture animale dépourvue d’OGM-pesticides. Ce label leur permettrait ainsi de se différencier des autres producteurs en mettant en avant la spécificité  et la qualité additionnelle de leurs produits. Ces éleveurs précautionneux se trouvent actuellement en concurrence, avec des producteurs conventionnels, en Belgique ou à l’étranger, qui nourrissent leur animaux à plus bas prix avec des nourritures contenant des OGM-pesticides.

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Objectifs de la campagne

La campagne « OGM – pesticides : j’ai le droit de savoir et de choisir ! »
est menée autour de 3 axes :

  • L’axe analyse – conférence organisée en 2017
  • L’axe sensibilisation – compte-rendu de la conférence
  • L’axe changement/plaidoyer – en cours auprès des parties prenantes
Un axe analyse - conférence 2017

Le 26 janvier 2017, Nature & Progrès a organisé une conférence internationale représentant la première étape de la campagne. Elle a rassemblé des experts en toxicologie, des éleveurs, des personnalités présentant les expériences de labélisation « nourris sans OGM » dans d’autres pays européens. Ensemble, ils ont discuté de l’évaluation de la dangerosité potentielle des OGM tolérants au Roundup, du Glyphosate et du Roundup ainsi que les perspectives de labellisation. Cette conférence a permis de faire le point sur l’impact sanitaire, pour l’Homme et l’animal d’élevage, des OGM utilisés en agriculture conventionnelle pour nourrir les animaux et des pesticides dont ils sont gorgés.

Un axe sensibilisation - compte-rendu de la conférence

Sur base des exposés de la conférence et des débats avec le public, nous avons réalisé un compte-rendu pour l’information du citoyen et des parties prenantes concernées par le label.

Un axe changement/plaidoyer

Nous exerçons à l’heure actuelle une activité de plaidoyer auprès des parties prenantes et des pouvoirs décideurs afin de mettre en place en Belgique un étiquetage informatif « nourris sans OGM » ou « issus d’animaux nourris sans OGM ».

Le sujet des OGM peut paraitre complexe. Nous abordons ici quelques points essentiels.

Quelle est la problématique actuelle des OGM ?

Environ 80% des OGM-pesticides importés dans l’Union européenne (par exemple : soja et maïs) sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage alors que la législation européenne est telle que seuls doivent être étiquetés « OGM » les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale qui contiennent volontairement des OGM ou des ingrédients qui en dérivent.

Des traces d’OGM sont autorisées sans étiquetage jusqu’à 0,9 % si leur présence est involontaire et inévitable. Pourtant, le citoyen doit pouvoir être en mesure d’accepter ou non le recours à des OGM pour la production de toutes ses denrées alimentaires y compris celles provenant d’animaux (viandes, volailles, poissons, lait, œufs, …) pour lesquelles il n’existe actuellement, au niveau européen, aucun label pouvant le renseigner à cet égard même si l’animal a été nourri aux OGM.

Y a-t-il déjà des OGM dans nos assiettes ?

D’après les résultats de l’AFSCA sur l’année 2006, 3,2% des préparations à base de soja contiennent moins de 0,9% d’OGM (et ne sont donc pas étiquetées), et 6,4% des préparations de soja contiennent moins de 0,9% d’OGM. Ce qui signifie que dans nos aliments, il y a déjà des OGM, mais que nous ne sommes pas prévenus !

Les 4 bonnes raisons éthiques et environnementales pour éviter les OGM-pesticides utilisés en agriculture.
  • L’augmentation de l’utilisation d’herbicides totaux sur les cultures OGM tolérantes à ces herbicides et le contact permanent d’insectes à l’insecticide contenu dans l’OGM qui ont créé des résistances chez les plantes adventices et certains insectes, obligeant les agriculteurs à utiliser toujours plus d’herbicide total et, in fine, d’autres herbicides et insecticides
  • Les brevets sur les OGM qui empêchent tout nouveau semis libre par l’agriculteur lui confisquant ainsi son droit ancestral de conserver et de ressemer une partie de sa récolte
  • La non-étanchéité des filières OGM et NON OGM qui est avérée et les contaminations entre ces deux filières qui sont légions et disqualifient ainsi les produits des filières NON-OGM dont celle de l’agriculture biologique
  • Le Glyphosate, matière active du Roundup, et son métabolite l’AMPA qui ont une forte tendance à contaminer les eaux de surface et atteignent même les eaux souterraines.
Les animaux d’élevage malades après avoir mangé des OGM-pesticides

L’utilisation du Roundup a fortement augmenté de par son aspersion massive sur des cultures d’OGM qui le tolèrent et qui contiennent,  en conséquence, des quantités importantes de ses résidus dans leurs cellules (jusqu’à 500 ppm ou 500 mg/kg sur certains OGM). Ces OGM sont donc des plantes-pesticides car elles sont gorgées de pesticides. 

Alors qu’environ 80% des OGM ont été modifiés pour tolérer le Roundup, qu’environ 80% des OGM importés dans l’Union européenne  (par ex soja, maïs) sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage, les effets du Roundup  sur la santé des animaux d’élevage sont décrits par certains éleveurs eux-mêmes et dans la littérature scientifique. Ainsi, par exemple Ib Borup Pedersen, éleveur de porcs danois témoigne. Lorsqu’il est passé d’une nourriture contenant du soja tolérant au Roundup à une nourriture composée de soja non OGM, il a pu réduire après 1 an sa consommation de médicaments de 1/3. Il a pu observer une réduction une réduction de la diarhée chez les porcelets et jeunes porcs sevrés, la disparition des problèmes gastriques chez les truies, l’augmentation de la longévité et du nombre de porcelets par portée. Le nombre de malformations congénitales était deux fois plus élevé à une concentration de Glyphosate dans la nourriture supérieure à 1mg/kg qu’à une concentration de 0,12 mg/kg. Du Glyphosate a également pu être mesuré dans divers organes et tissus chez les porcelets dont les muscles.

Du Glyphosate a également été retrouvé dans divers tissus et organes chez la vache, le lapin, le poulet et à des nombreuses reprises dans  l’urine chez l’homme.

La Presse en parle …

Article de la DH

Vers un label obligatoire “Nourri sans OGM” en Belgique, 7 septembre 2019

OGM autorisés

Les OGM autorisés en Belgique et dans l'Union européenne, 4 avril 2016

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