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Vers une Wallonie sans pesticides

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Ces deux dernières années, Nature & Progrès a organisé une série de rencontres sur la valorisation wallonne des céréales. Tandis que la demande pour des produits locaux explose, il y a aujourd’hui très peu de céréales wallonnes – ou même belges – dans nos farines, dans nos pains et dans nos bières… Comment développer les filières de céréales alimentaires en Wallonie ?

Le vendredi 15 novembre, à Namur, plus de cent trente participants ont échangé sur les pistes rassemblées par Nature & Progrès dans le cadre de son projet « Échangeons sur notre agriculture ».

 

Seulement 10 % des céréales belges sont utilisées pour l’alimentation humaine – farine, pains, bières… – tandis que 45 % servent à nourrir le bétail et 45 % sont utilisées pour la production d’énergie ! Dans le secteur des céréales panifiables, les moulins belges importent 85 % des céréales qu’ils travaillent. Et dans le secteur brassicole, les malteries belges utilisent 99 % d’orges importées. Un comble pour le “pays de la bière” ! Et si on redéveloppait des filières 100 % locales, du grain à la table, et, tant que nous y sommes, 100 % bio ?

Auteur:
Par Sylvie La Spina
Numéro de revue:
141
Page:
31
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Chapeau de l'article:

L’objectif du Plan Bee consiste, vous le savez, est d’étudier la faisabilité agronomique, économique et apicole de la culture d’une diversité de plantes mellifères sur de grandes surfaces – sans pesticides, évidemment, ni engrais chimiques de synthèse -, dans le but de produire du miel et des produits dérivés des cultures… En parallèle, les abeilles mellifères et solitaires nous indiquent l’état de notre environnement…

 

 

 

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
146
Page:
18
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Chapeau de l'article:

Rappelons que l’objectif du Plan Bee est d’étudier la faisabilité agronomique, économique et apicole de la culture d’une diversité de plantes mellifères sur de grandes surfaces – sans pesticides, évidemment, ni engrais chimiques de synthèse -, dans le but de produire du miel et des produits dérivés des cultures…En parallèle, les abeilles mellifères et solitaires nous indiquent l’état de notre environnement. Pourquoi, en effet, ne pas collaborer davantage avec la nature?

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
147
Page:
20
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Chapeau de l'article:

Près de Ciney, environ six hectares ont été préparés pour accueillir les semis de fleurs mellifères, ce printemps : phacélie, sainfoin, bourrache, sarrasin, trèfle incarnat, trèfle blanc, origan, centaurée des prés, bleuet et vipérine. Une partie du terrain est restée en prairie et accueille un ensemble de fleurs mellifères comme le pissenlit, le trèfle… complété par les sur-semis effectués l’année dernière. Haies mellifères et arbres entourant le terrain apportent également pollen et nectar aux abeilles. Les haies plantées l’hiver dernier ont bien repris et pourront compléter l’apport en nourriture…

En ce qui concerne les parcelles, deux passages au déchaumeur à disques ont permis d’évacuer un maximum l’herbe présente sur le terrain. Les déchaumages ont été suivis d’un petit labour pour préparer au mieux les parcelles au semis. Des faux-semis ont été réalisés avant les vrais semis de fleurs mellifères. Le faux-semis consiste à faire semblant d’apprêter la terre afin de faire lever les plantes indésirables, par la suite, on retravaille le sol pour les éliminer…

Auteur:
Par Catherine Buysens et Estelle Signorato
Numéro de revue:
138
Page:
38
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Chapeau de l'article:

Dans le cadre de la campagne “Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons”, Nature & Progrès mène le projet Plan Bee. Pour rappel, celui-ci consiste à étudier la faisabilité du développement de cultures de plantes mellifères sur de grandes surfaces, sans pesticides, dans le but de produire du miel et des produits dérivés – semences, fourrage… -, tout en y développant la biodiversité…

Au cours du printemps et de l’été, les différentes fleurs mellifères semées sur le terrain, à Ciney, ont fleuri tour à tour, entraînant une succession de couleurs : le mauve de la phacélie, le blanc du sarrasin, le rouge du trèfle incarnat, le rose du sainfoin, le bleu du bleuet ou de la bourrache, etc. Après avoir permis aux insectes de se régaler pendant leur floraison, nous avons récolté ces différentes cultures afin de leur donner un deuxième usage : revente de semences, production de fourrages à base de sainfoin ou simplement de prairie fleurie, production d’huile de bourrache, etc.

Auteur:
Par Louise Lamotte et Catherine Buysens
Numéro de revue:
140
Page:
16
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La période hivernale est celle du bilan pour le Plan Bee. Si nous n’avons pas encore tous les résultats économiques et scientifiques, nous disposons déjà, grâce au travail de stage de Louise, de pistes pour améliorer le dispositif en 2020. Parmi ces leviers, une réflexion plus poussée sur le choix des cultures à implanter lors de la saison qui va commencer…

 

 

 

Auteur:
Sylvie La Spina
Numéro de revue:
142
Page:
32
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Voici à nouveau le printemps ! Le sol se réchauffe, les délicates fleurs s’épanouissent au soleil, les abeilles reprennent leur butinage… Voici revenue la “haute saison” du Plan Bee. Qu’est-ce qui nous attend, ce printemps ? Découvrez-le avec ces nouvelles fraîches du projet…

 

 

 

Auteur:
Sylvie La Spina
Numéro de revue:
143
Page:
31
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Sur le terrain de treize hectares, à Ciney, le plan de cultures est prêt : phacélie, bourrache, sainfoin… En avant c’est parti ! Nous préparons les semis et nous semons les premiers couverts pour les abeilles. Et vous, avez-vous un terrain accueillant pour les abeilles : gîte, couvert et environnement sain ? Semez des fleurs et accueillez la biodiversité !

Allons-y gaiement. Semons des fleurs, ce printemps ! Nous vous proposons différents mélanges de semences de fleurs pour les abeilles. Il vous suffit de vous adresser à la librairie de Nature & Progrès – rue de Dave 520 à 5100 Jambes – 081/32.30.51 – ou de commander via le site

Auteur:
Par Catherine Buysens
Numéro de revue:
136
Page:
26
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Chapeau de l'article:

La saison estivale s’est avérée bien remplie sur le terrain du Plan Bee : récolte de miel, désherbage, récolte de semences et de fourrage, visites des partenaires et des citoyens, etc. Maintenant que l’hiver est arrivé, les activités se font plus rares sur le terrain de Ciney… mais pas pour autant dans les bureaux de Nature & Progrès ! Il s’agit à présent de tirer certaines conclusions sur l’année écoulée et de préparer l’année à venir.

– Choix des futures cultures

Au cours de l’année 2019, certaines cultures semées à Ciney ont mieux porté leurs fruits que d’autres. Le plan de cultures pour l’année 2020, actuellement en cours d’élaboration, tiendra évidemment compte de ces observations. Ainsi, des plantes comme l’origan laisseront leur place à d’autres cultures. Le caractère mellifère de ces dernières n’est pas le seul critère qui entre en jeu : nous veillons également à ce que les floraisons des différentes plantes soient étalées dans le temps, et que chaque culture puisse être valorisée d’une façon ou d’une autre une fois la période de floraison terminée.

Auteur:
Par Catherine Buysens et Louise Lamotte
Numéro de revue:
141
Page:
26
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Dans le cadre de sa campagne “Vers une Wallonie sans pesticides”, Nature & Progrès s’est lancé dans le projet Plan Bee qui consiste, pour rappel, à étudier la faisabilité du développement de cultures de plantes mellifères sur de grandes surfaces, sans pesticides, dans le but de produire du miel et des produits dérivés – semences, fourrages, etc. -, tout en y développant la biodiversité…

 

 

 

Auteur:
Par Sylvie La Spina
Numéro de revue:
144
Page:
21
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Vous le savez : le Plan Bee s’inscrit dans le cadre de notre campagne Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons !, qui veut mettre en avant les alternatives aux pesticides. Si elles existent, bien sûr, en culture de betterave sucrière, il est possible de produire un sucre plus respectueux pour l’environnement – moins énergivore et augmentant la biodiversité de la faune et de la flore – et ainsi d’en diversifier la production. Grâce à qui ? Ben tiens, grâce aux abeilles…

Alors, c’est quoi le Plan Bee ? Un projet qui entend étudier la faisabilité du développement de cultures de plantes mellifères sur grandes surfaces, en vue de produire du miel et de diversifier la production de sucre en Wallonie. En route donc pour un sucre local, produit sans utilisation de pesticides ! Mais où en est-on sur notre site d’expérimentation grandeur nature à Ciney ?

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
135
Page:
31
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L’objectif principal du Plan Bee consiste à étudier la faisabilité agronomique, apicole et économique de la culture d’une diversité de plantes mellifères sur grandes surfaces. Cela sans pesticides ni engrais chimiques de synthèse, dans le but de produire du miel et des produits dérivés des cultures… En parallèle, les abeilles mellifères et solitaires nous indiquent l’état de notre environnement…

 

 

 

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
145
Page:
26
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Chapeau de l'article:

Pour montrer qu’il est possible de produire un sucre plus respectueux de l’environnement, moins énergivore et augmentant la biodiversité de la faune et de la flore -, le Plan Bee va étudier la faisabilité agronomique, apicole et économique de semis de fleurs mellifères sur de grandes surfaces – dix à quinze hectares – dans le but de produire du miel permettant de diversifier la production de sucres en Wallonie.
Nos “petites abeilles” ont vendu plus de mille sachets de semences de fleurs mellifères lors du salon Valériane : un hectare de fleurs sera donc semé, ce printemps, dans vos jardins grâce à elles ! Ainsi aidez-vous également Nature & Progrès dans la réalisation du Plan Bee. Merci pour votre soutien !
Informations à Valériane…
Lors de sa conférence, Martin Dermine, du Pesticide Action Network, nous a rappelé les besoins d’une colonie d’abeilles mellifères : sucres (=nectar) et protéines, lipides, minéraux, oligoéléments, vitamines (=pollen). Les sources de nectar et de pollen doivent être diversifiées et l’approvisionnement continu, de février à novembre. Etant donné la perte de biodiversité dans nos campagnes et le modèle agricole qui rend l’environnement de plus en plus toxique, les besoins des abeilles sont souvent plus élevés que ce que la nature offre actuellement dans nos campagnes.
De plus, Pascal Colomb, d’Ecosem, nous a avertis qu’avec l’intensification de l’agriculture, l’urbanisation, les zones d’activité économique et le besoin d’avoir des sites “propres”, beaucoup de fleurs sauvages sont en péril. Pour en remettre dans nos campagnes, il est nécessaire de semer des mélanges de fleurs annuelles, des mélanges de fleurs pures – annuelles, bisannuelles et vivaces – ou des mélanges de prairies fleuries.

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
134
Page:
53
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Chapeau de l'article:

Dans le cadre de la campagne “Vers une Wallonie, sans pesticides, nous y croyons”, qui vise à mettre en avant les alternatives aux pesticides, trois rencontres en fermes ont eu lieu fin 2017. L’usage des pesticides en prairie est déjà réduit et ces surfaces sont importantes ; si toutes les prairies étaient libérées des pesticides, nous passerions de 52% à 72% du territoire wallon indemnes de pesticides !
Les rencontres en fermes se sont déroulées le 18 novembre à la ferme Dôrloû à Ellezelles et à la Chèvrerie de la Croix Grise à Havinnes, et le 2 décembre à la ferme de Neubempt à Moresnet. Citoyens et éleveurs ont pu échanger autour du thème des alternatives aux pesticides en prairie. De plus, vingt autres fermes bio ont été interrogées à ce sujet. Quels sont les plantes indésirables en prairie ? Quelles sont les causes de leur apparition ? Comment les prévenir? Comment s’en débarrasser lorsqu’elles ont pris trop d’ampleur ?
Patrick Silvestre, expert technique de chez Biowallonie, nous a expliqué quelles étaient les plantes indésirables en prairie, les causes de leur apparition ainsi que les moyens préventifs et curatifs pour les maîtriser. Nous avons ensuite visité les prairies de nos éleveurs bio, ceux-ci nous ont en effet montré que des prairies sans pesticides, c’est possible !

Auteur:
Catherine Buysens et Clara Le Diolen
Numéro de revue:
131
Page:
30
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Cinq rencontres en ferme, réparties sur toute la Wallonie, ont eu lieu au cours du mois de juin dans le cadre de notre campagne “Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons !”. Après avoir proposé des alternatives aux pesticides en prairie, nous nous sommes plongés dans les champs de maïs pour voir comment certains producteurs le produisent… sans pesticides ! Mais, au fond, est-il vraiment nécessaire de produire du maïs ?
Lors de ces rencontres en ferme, nous avons eu l’occasion d’échanger sur les alternatives aux pesticides en maïs mais également sur les alternatives à la culture de maïs. Plusieurs champs de maïs bio ont été visités. Nous avons eu également droit à quelques démonstrations de machines de désherbage. Certains producteurs ont adapté leurs machines pour passer dans le maïs et d’autres ont investi dans des machines de précision, parfois guidées par une caméra ou un GPS. Lors de la rencontre à la ferme de la Roussellerie, à Herseaux, chez un de nos signataires de la charte de Nature & Progrès, un conseiller technique de chez Biowallonie nous a dévoilé toutes les astuces de la culture de maïs en bio, et donc sans pesticides.

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
133
Page:
38
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Voici donc la première étape de notre projet Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons ! Les rencontres en fermes sur le thème des alternatives en prairies sont en route. Les prairies permanentes sont, en effet, des milieux parmi les plus riches en biodiversité et il est donc particulièrement important de ne pas les polluer aux pesticides. Mais que représentent les prairies en Wallonie ? Qu’en est-il de l’utilisation des pesticides dans les prairies wallonnes ? Bref, pourquoi préserver nos prairies permanentes ?
La prairie wallonne
La prairie est un peuplement végétal composé principalement de graminées – Poacées -, de légumineuses – Fabacées – fourragères et d’autres dicotylées. Elle est destinée à l’alimentation du bétail, principalement celle des ruminants. La composition botanique d’une prairie peut être fort différente selon l’âge de la prairie, les techniques d’exploitation – fauche, pâturage -, le sol et le régime hydrique, la localisation – altitude -, etc.
On distingue deux grands types de prairies :
– la prairie permanente qui est une surface enherbée depuis plus de cinq ans et qui n’entre normalement pas dans une rotation ; elle est composée d’espèces pérennes comme le ray-grass anglais – RGA -, la fétuque des prés, la fléole, le dactyle et le trèfle blanc ;
– la prairie temporaire qui entre régulièrement dans la rotation – de un an à quatre ou cinq ans. Les espèces qui la composent sont peu pérennes mais très productives. On retrouve notamment le ray-grass italien, le ray-grass de Westerwold, le ray-grass hybride, le trèfle violet… Une prairie temporaire de longue durée – trois ans et plus – nécessite d’implanter des espèces pérennes moins productives – ray-grass anglais, fléole…

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
129
Page:
18
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Chapeau de l'article:

Avant la Deuxième Guerre mondiale, le travail agricole reposait essentiellement sur la force humaine ; l’attrait de l’industrie, qui proposait de meilleurs salaires et un plus grand confort de vie, provoqua l’exode rural. Les fermiers eurent donc plus de travail pour moins d’actifs. Mécanisation et désherbage à l’aide de pesticides chimiques de synthèse furent choisis pour améliorer la productivité du travail agricole. Un autre choix aurait pu être de conserver une agriculture mécanique et une sélection variétale pour augmenter les rendements…

Aujourd’hui, les engrais et pesticides chimiques de synthèse n’ont pas apporté de solution à la faim dans le monde, à la rentabilité des fermes et à la qualité de l’alimentation. Les agriculteurs sont devenus des fournisseurs d’ingrédients de l’industrie alimentaire et la production agricole n’assure plus la rentabilité des fermes. L’agriculture ne survit plus, de nos jours, que grâce aux subventions publiques. Les études se multiplient pour démontrer la nocivité des pesticides sur la biodiversité (1) et la santé (2) car, malheureusement, ils sont partout dans notre environnement : eau (3), sol (4) et air (5). Les réglementations visant la réduction de leurs usages, même si certaines sont ambitieuses, n’en modifient finalement pas grand-chose. Et, pour cause, elles ne touchent pas aux pratiques agricoles !

Auteur:
Catherine Buysens
Numéro de revue:
135
Page:
32
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Chapeau de l'article:

Nature & Progrès est un mouvement porteur de changements sociétaux pour notre santé et celle de la terre. La suppression des pesticides chimiques de synthèse de notre environnement en est un enjeu capital. Depuis quatre ans déjà, Nature & Progrès rassemble agriculteurs, citoyens et experts autour de cette question. Les rencontres en fermes ont permis de développer des boîtes à outils qui recensent une diversité de techniques permettant de se passer des pesticides en prairies, cultures de maïs et de céréales. Ce recueil de solutions sera-t-il utilisé par le secteur agricole ?

Voici donc quatre ans que Nature & Progrès a démarré sa campagne Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons. Ce qui fait la force et l’originalité de cette action, c’est son objectif rassembleur et positif. Ensemble, agriculteurs, citoyens et experts du milieu agricole se rencontrent, chez des producteurs biologiques dans toute la Wallonie, pour rassembler les alternatives aux pesticides. Car imposer demain à tous les agriculteurs wallons de ne plus utiliser de pesticides chimiques de synthèse n’aura du sens que si les alternatives leur sont accessibles, que si les agriculteurs sont conscients qu’il leur faudra changer leur manière de gérer leurs terres et de voir les activités de leur ferme. Loin d’être un retour en arrière, à l’agriculture de nos – arrières- ? – grands-parents, cette évolution est un grand pas en avant qui s’inspire d’une agriculture biologique innovante.

Auteur:
Par Sylvie La Spina
Numéro de revue:
141
Page:
24
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Chapeau de l'article:

“Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons !”

Le troisième volet de la campagne “Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons !” débute, en ce printemps 2019, sur le thème des céréales. Après l’appel du 21 février, voici une autre manière de vous impliquer dans notre campagne et – pourquoi pas ? – d’y impliquer ceux qui produisent près de chez vous. La campagne est née de la volonté de Nature & Progrès de répondre aux préoccupations des citoyens pour un environnement exempt de polluants chimiques. Mais maintenant, c’est à vous de jouer et d’en parler à vos producteurs locaux…

Cette année, dix rencontres en ferme vont avoir lieu sur le thème des alternatives aux pesticides en céréales. Leur but est de conscientiser les producteurs et les citoyens quant aux alternatives qui existent et aux moyens de produire des denrées alimentaires sans l’ajout de pesticides chimique de synthèse. C’est aussi l’occasion d’un moment d’échange convivial qui suscitera certainement la réflexion.

Aujourd’hui, la production céréalière wallonne occupe une place majeure puisqu’elle couvre plus de 25% de la surface agricole utile (SAU) régionale, avec 193.105 hectares en 2014. Sur les 12.894 exploitations agricoles wallonnes, 8.242 – soit 64% – produisaient des céréales (Statbel 2014). La récente étude Scénarios pour une agriculture moins dépendante des intrants et des pesticides en Wallonie, réalisée par Philippe Baret et Clémentine Antier de l’UC Louvain – Earth & Life Institut, met en avant le fait que les effets toxiques sur l’environnement sont principalement dus aux produits phytopharmaceutiques. L’utilisation de ces produits, pour les cultures céréalières, est estimée entre 435 et 480 tonnes de substances actives par an (Comité Régional Phyto 2015). En 2013, les céréales représentaient ainsi 40% de l’utilisation de substances actives par l’agriculture wallonne.

Auteur:
Par Frédérique Hellin
Numéro de revue:
137
Page:
33
Catégorie de l'article:
Chapeau de l'article:

Une première visite du site de notre “Plan Bee” a eu lieu, à Ciney, le vendredi 19 juillet… Nous avions convié tous nos donateurs et nos bénévoles, ainsi que les apiculteurs et les agriculteurs partenaires, la SWDE, le CARI, la commune de Ciney et l’ensemble des autorités concernées…

Rappelons que le “Plan Bee” vise à étudier la faisabilité du développement de cultures de plantes mellifères sur de grandes surfaces, sans pesticides, dans le but de produire du miel et de diversifier ainsi la production de sucre en Wallonie, tout en y développant la biodiversité.

L’évolution des cultures mellifères sur le terrain de Ciney

Après un chantier participatif d’arrachage de rumex, une plante envahissante qui prend la place des fleurs mellifères, nous avons pu observer les premières floraisons : phacélie, bourrache et bleuet. Ces couleurs, violettes et bleues, dominaient lors de notre visite officielle du 19 juillet. Des teintes de rouge et de blanc ont suivi – trèfle incarnat, trèfle blanc, sarrasin, sainfoin… – avec une visite ouverte au grand public dans le courant du mois d’août.

Auteur:
Par Catherine Buysens
Numéro de revue:
139
Page:
22