Ce dossier est paru dans la revue Valériane n°180

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Par Valérie Van Laere, animatrice chez Nature & Progrès

« Du bon grain au bon pain », notre cycle d’activités d’éducation permanente, inspire ses participants ! Il est né en 2016 d’une idée lancée par la locale de Namur. Valérie et son groupe de bénévoles l’avaient alors développée et organisée. Depuis, ce cycle d’activités essaime vers d’autres groupes intéressés. A travers les témoignages de Maylis, de Laurent, de Fanny et d’André, découvrez ce que ces citoyens ont décidé de faire pour passer à l’action.

« La main à la pâte » au cycle d’activités « Du bon grain au bon pain » de Rebecq (14 mai 2022)

 

Semer des graines de réflexion

Maylis Duvivier fait partie de ces personnes qui ont participé au cycle d’activités, en 2020, à Bruxelles. Elle nous raconte les dynamiques initiées autour de la filière pour semer des graines de réflexion autour d’elle.

Maylis :  Ce cycle sur les enjeux liés à la filière de fabrication du pain fut une vraie découverte pour moi. Elle faisait suite à un certain nombre d’années où je me disais « Ah, j’aimerais faire ça, oh, j’aimerais faire ça ! » J’avais une conscience écologique mais je n’avais pas encore eu le temps de concrétiser de grandes choses. Et puis, un jour, ça se met en place ! Je me suis retrouvée, bien qu’habitant Rebecq, à Woluwé pour participer à ce cycle « Du bon grain au bon pain » (lire Valériane n°147). C’étaient trois jours très denses, très intenses. Il fallait en faire quelque chose après ! Ce n’était pas si simple de dégager du temps, mais mon rêve était trop fort !

Dans ce cycle, on a échangé avec beaucoup de meuniers, de cultivateurs, de boulangers qui parlaient avec amour de leur métier, de la terre et du vivant, du travail bien fait et en dehors des standards de l’agro-alimentaire et de toutes ses dérives. Malgré ce sentiment d’être écrasé par la dominance de l’agro-industrie, il y avait du dynamisme, de la joie et de l’espoir. On échangeait sur ce qui faisait la qualité des farines, le respect de la terre… Tout ça me faisait rêver ! En groupe, nous avons réfléchi aux actions citoyennes à mettre en place.

 

Discussions avec David Waiengnier (asbl du Fournil de l’Hof ter Musschen) et France Wagener, boulangère passionnée, le 10 octobre 2020.

 

Je me suis demandé : « Du rêve, comment passer au concret ? ». Et là, un tapis roulant de possibles s’est développé. Je n’habitais pas à Bruxelles comme les autres participants. J’avais la chance folle de me dire : « A côté de chez moi, dans mon village, il y a un agriculteur qui travaille en agriculture biologique. Et en plus, il fait des céréales panifiables ! Et en plus, il travaille aussi sur la recherche de variétés de semences ! ». D’avoir un voisin comme ça, c’était une trop belle opportunité ! J’ai décidé de le rencontrer, j’ai toqué à sa porte et on a fait connaissance.

J’ai aussi appris qu’autour de chez nous, il y a deux jeunes qui ont repris la boulangerie paysanne « Fleure bon le pain ». Elle était tenue par l’épouse d’un agriculteur qui cultive de l’épeautre. Cette boulangère valorisait sa production en fabriquant des pains absolument succulents et en travaillant au levain. Donc, là, je me suis dit : « Il y a des gens chouettes avec qui je pourrais discuter ». Et je les ai rencontrés ! Ils m’ont appris beaucoup de choses sur leur façon de regarder cette filière et qui correspondaient complètement à l’esprit de recherche et d’engagement du cycle d’activités. J’ai poursuivi mes recherches et j’ai encore trouvé des tas d’autres choses, parce que de fil en aiguille, on avance très vite. On est envoyé d’une personne à une autre.

Un jour, je goûte des baguettes extraordinaires qui étaient fabriquées dans le village à côté de chez moi. C’est de la baguette au levain avec des farines bio ! J’ai alors pris contact avec la boulangerie « T’bruut ». C’est un lieu particulier, car c’est un centre de formation pour des personnes handicapées. Ils ont accepté de me recevoir deux jours par semaine pour que je puisse me former. C’était du bénévolat donnant-donnant : j’ai appris, avec eux, à travailler au levain.

La suite : la cerise sur le gâteau ! Un moulin s’était réouvert dans une commune environnante. Il mout, entre autres, le blé de mon voisin, le céréalier Robert Lisart de la ferme Quenestine ! Tout ça est incroyable ! J’apprends qu’il fournit sa farine à la boulangerie en question, celle qui réalise cette baguette extraordinaire et là je me suis dit : « Incroyable, toutes les planètes s’alignent ! ».

L’ultime cerise sur ce gâteau, c’est que chez nous, dans notre jardin, existe un ancien tout petit bâtiment double et qui est, en fait, un ancien fournil, un four à pain.

Valérie : Et qu’as-tu décidé de faire, alors ?

Maylis : J’ai réalisé et co-réalisé plusieurs choses.

D’abord, j’ai regroupé les membres de Nature & Progrès de mon coin, ceux de Rebecq en transition – dont certains sont également impliqués chez Nature & Progrès – et des voisins, pour réfléchir à l’organisation d’un cycle d’activités « Du bon grain au bon pain » adapté à notre territoire et à nos acteurs de terrain. L’idée était de répondre à nos questionnements au niveau local. Avec toi, Valérie, nous avons mis sur pied ce cycle d’activités en 2022. Dans le cadre de ce cycle et de nos réflexions en réunions de préparation, ainsi que grâce à Robert Lisart, nous avons pu, entre autres choses, rencontrer les meuniers et visiter et comparer leurs moulins. Le premier, à vent, qui mout sur meule de pierre, et le second de type semi-industriel. Un monde de différence tant sur l’aspect « architectural » que sur la qualité de la mouture !

 

Visite et comparaison des moulins de Moulbaix (en haut) et Jespers (en bas) lors de la troisième journée du cycle de Rebecq, le 21 mai 2022

 

A la suite du cycle, nous avons proposé, avec le groupe de Rebecq en transition, de diffuser, au Centre culturel, le film « Quand le vent est au blé ». Nous souhaitions le partager avec le grand public. Et en 2024, nous avons présenté le film « intensif » de Nature & Progrès. La sensibilisation continue. Lors d’une visite du système participatif de garantie, j’ai rencontré Mathilde Roda, alors agronome chez Nature & Progrès. Je lui avais proposé de venir à la fête de la coopérative « Ma ferme » pour une présentation-débat sur le thème : « Pourquoi un label bio ? A quoi cela sert-il ? ».

J’ai rejoint l’équipe des bénévoles du fournil de l’Hof ter Musschen à Bruxelles. C’est là que j’ai appris à conduire le feu du four à bois. Je viens pour le plaisir et pour les dépanner quand il y a besoin. Grâce à la force positive de notre collectif, nous avons reconstruit le four à pain dans mon jardin. Il sert une fois par mois à des activités collectives de fabrication et de cuisson de pain, ouvertes à toutes et tous. Ce sont des pains au levain réalisés avec les céréales bio de Robert, notre voisin.

Je suis aussi venue témoigner, à ta demande, lors de la rencontre avec les participants des différents cycles bruxellois et wallons « Du bon grain au bon pain » au salon bio Valériane en 2023. Et l’année passée, en 2025, au cycle bruxellois lors de l’activité « réflexions et actions citoyennes pour soutenir la filière du bon grain au bon pain ». Après avoir écouté les idées des participants lors de leurs sous-groupes de réflexions et d’échanges, j’ai aussi témoigné de mon expérience. C’était très enrichissant.

 

« Du bon grain au bon pain » au salon bio Valériane 2023

 

Grâce à toutes ces activités et rencontres, j’ai fait la connaissance d’un tas de personnes et j’ai recréé du lien avec les voisins dans le village !

On a des dynamiques qui sont super chouettes autour de tout cela. Chaque opération autour du fournil de mon jardin, on le fait autour d’une fête ! Par exemple, enlever toute la végétation qui avait colonisé et qui s’incrustait entre les briques. On a fait une fête et on a travaillé deux heures ! De fil en aiguille, de plus en plus de voisins nous ont rejoint, les amis des amis… Fin d’été, nous étions quand même 70. Waouh !

Valérie : Comment t’y es-tu prise pour monter le groupe qui allait co-organiser avec nous le cycle « du bon grain au bon pain » à Rebecq ?

Maylis : Pour rassembler du monde, j’ai cherché qui était membre de Nature et Progrès dans ma commune. J’en ai trouvé 12, à l’époque. On a réfléchi ensemble à la possibilité d’apporter ce qui fait du bon grain au bon pain sur notre territoire. C’est comme ça qu’on a pu se réunir et proposer à d’autres gens, comme des voisins, de nous rejoindre pour mettre en place ce cycle. On a mobilisé le voisin agriculteur bio, les boulangers dans notre village et puis, plus loin, un autre artisan. Et il y a eu, comme ça, un premier appel via le réseau de Rebecq en transition. On a fait un mélange, des synergies de groupe. La constitution de ce premier groupe a vraiment été le moteur pour sensibiliser les gens autour de nous. Ensuite, se sont enchainés tous les autres projets.

 

Visite des cultures de blé de Robert Lisar, agriculteur bio à la ferme Quenestine, lors du cycle à Rebecq, le 21 mai 2022

 

C’est quelque chose qui m’intéresse énormément dans la vie, c’est de faire des liens entre des groupes, entre des dynamiques existantes. C’est comme réalimenter un feu. En fait, on remet d’autres bûches et c’est reparti pour un tour de vie !

Valérie : Les gens qui viennent aider aux fêtes de ton jardin, au-delà de la convivialité, ont-ils conscience des enjeux de cette filière par rapport au premier groupe que tu as réuni pour réfléchir et organiser le cycle à Rebecq en 2022 ?

Maylis : A travers ces fêtes et la réhabilitation du four, il y a eu une sensibilisation sur l’intérêt de restaurer un four à pain collectif et sur ce qui fait la qualité d’un pain. Mais on ne force pas, on le fait petit à petit, au détour d’une conversation. Certaines personnes posent des questions : on y répond comme elles viennent et, petit à petit, ça permet de sensibiliser. Suivant les sensibilités des gens, les questions sont très différentes. Certains sont plus motivés par les dynamiques collectives, d’autres par l’alimentation, ou par l’aspect agriculture biologique et militant ! Tout le monde a des motivations très différentes. Réunir toutes ces personnes est très riche.

Un jour, sont venues des personnes du village qui faisaient du pain à la levure avec une machine à pain et des farines blanches du supermarché. En nous voyant faire, elles ont posé des questions sur le levain, sur son intérêt, comment le faire, sur mes farines… Où j’allais les chercher ? Pourquoi ce type de farine ? Ils ont été très contents de faire autrement.

On ne va pas forcément leur dire qu’on va faire du pain militant bio ! C’est petit à petit, par nos échanges, suite à leurs questions, qu’on éveille.

Si tu viens avec de la militance pure directement, les gens ne sont peut-être pas encore prêts. Alors que quand ça vient petit à petit, certaines personnes sont plus mûres, peut-être pas encore complètement engagées, mais on pourra peut-être aller plus loin dans les réflexions plus tard. Ce n’est pas pour ça qu’ils vont changer leurs habitudes tout de suite ! N’empêche qu’ils reviennent à nos activités du fournil. Pour toutes ces personnes peu ou pas sensibilisées, je ne sais pas combien de temps ça va prendre, mais, ça va mûrir, j’en suis certaine !

Ce fournil permet avant tout de se rencontrer, de se retrouver… Comme un carrefour d’éducation, de vie, pour travailler et pour s’amuser. Ça fait vraiment sens !

 

Se rassembler autour du pain, du « faire ensemble », pour sensibiliser. Cycle de Bruxelles, le 11 octobre 2025.

 

Valérie : En fait, tu es passée du pur militantisme à quelque chose de plus doux, plus lent et tu l’acceptes ?

Maylis : Il faut beaucoup de courage pour s’éduquer soi-même ! Il faut constamment lire, analyser… Comme tu nous encourageais à le faire pendant le cycle avec les références que tu nous envoyais et celles que tu nous incitais à chercher et à échanger entre nous.

Il faut s’octroyer un temps de vie pour s’informer et c’est énorme, on n’en finit pas !

Le citoyen a un certain pouvoir, une responsabilité, mais ce n’est pas facile. Si on veut vraiment faire du bio et en plus du local, il faut aller chercher les petites meuneries. Les gens ne sont pas au courant ; ils ont l’habitude du supermarché. Notre groupe peut les renseigner sur ce qu’il y a dans notre coin. On en profite pour leur parler du type de mouture et de l’impact que cela a sur la farine. De l’importance de conserver le germe. Du type de variétés de céréales intéressantes pour la santé et l’environnement. De ce qu’est un moulin Astrié à meule de pierre, et l’intérêt de ce type de mouture.

Je crois, avant toute autre chose, que de s’engager de soi-même, ça demande beaucoup de travail. De temps pour réfléchir, lire, s’informer, voir aussi ce qu’on est capable d’absorber. Mais bon, c’est aussi la meilleure façon de ne pas vieillir ! On ne peut le faire que pour soi, on ne peut pas obliger les gens. Ce sont des grands efforts surtout dans l’environnement où on est actuellement. La société nous pousse plutôt à faire l’inverse. Ça ne peut venir que de soi-même. Du coup, je me dis que je n’ai pas de conseils à donner. Je trouve que c’est hyper compliqué.

Il faut du liant. Être à l’écoute de ce qui se fait, entendre ce qui se dit. Rassembler ce qui est commun, ça fait du bien ! Et puis apporter aussi les diversités qui permettent de remettre en question, de prendre du recul. Parfois, on se sent dépourvu, mais il faut prendre le temps de garder de la joie, de la joie humaine, la joie de relation, la joie de sourire, la joie de se dire un simple bonjour ! On ne peut rien faire sans tout ça. En fait, c’est le bien-être qu’on crée avec les personnes autour de nous, la solidarité qu’on va partager, qui font que peut-être quelque chose va être perçu, va être entendu, va être vu. Et si l’émotion est là, cela permet de tout repositiver et d’agir ensemble.

Par ailleurs, quand on veut faire dans la sensibilisation par rapport aux débats sur les pratiques qui nous choquent dans l’agro-alimentaire, on travaille aussi avec le Centre culturel du village. Cette cinquième année d’échanges démarre avec plusieurs films proposés par Rebecq en transition. On anime des échanges avec des intervenants. Beaucoup de gens du SEL (système d’échange local) et du Repair-café viennent. Il y a, du coup, beaucoup d’entrecroisements de toutes ces dynamiques. Dans un tiers-lieu sur Rebecq, un bar ouvre pour faire des concerts, pour proposer des débats citoyens… Là aussi, on est dans des échanges.

Il y a beaucoup de dynamiques, et donc, les choses qu’on veut faire, on en parle ! On ne doit pas communiquer par dossier ou par mail. Beaucoup de choses se font quand on se croise, quand on va au marché.

On va boire un café et on parle. « Ah oui, j’ai vu les dernières photos du fournil, qu’est-ce qui se passe maintenant ? Je viendrai bien à la prochaine activité ! »

 

Du blé à la farine, de la farine au pain

Préserver les blés anciens

Laurent Ghysels a participé au cycle « Du bon grain au bon pain » de Bruxelles en 2023. Il nous partage également ses avancées.

« Après le cycle d’activités, j’ai poursuivi par des expérimentations. J’ai pris contact avec Li mestère : Didier Demorcy m’a transmis des blés anciens (Chiddam blanc et Pétanielle de Nice). J’ai entrepris, avec mon maraîcher local (Verdura), la conservation de ces deux blés d’hiver. Ils ont été semés à l’automne 2024 et récoltés en juillet 2025.

J’ai dû apprendre différentes astuces pour la récolte et le battage. Les grains ont ensuite été restitués lors de la Petite Foire, où Li mestère tenait un stand. J’y ai fait la connaissance de Philippe Genet, paysan boulanger à la Ferme du Pré aux Chênes à Momignies. Il m’a montré sa technique de récolte à la faux sur un champ de seigle, ainsi que sa batteuse chinoise transformée. Grâce à un tutoriel, j’ai fabriqué ma propre vanneuse permettant de nettoyer le grain. J’ai également fait l’acquisition d’un petit moulin familial qui me permettra de moudre mon propre blé. À terme, j’aimerais accomplir toute la filière pour subvenir à mes besoins en farine. Depuis le cycle, je fais d’ailleurs mon pain au levain.

Les prochaines étapes pour moi sont de créer un collectif citoyen pour utiliser le four à pain communal et surtout d’augmenter mes surfaces cultivées. Cette année, le maraîcher m’accordera une superficie plus importante, mais je cherche un terrain agricole dans le sud de Bruxelles pour développer le projet. » (si vous savez l’aider, merci de le contacter à laurent_ghysels@yahoo.fr).

 

La vanneuse réalisée par Laurent.

 

Naissance d’un micro-fournil

Alors qu’elle était passionnée par le pain au levain depuis plusieurs années, Fanny Grailet a également participé au cycle « Du bon grain au bon pain » de Bruxelles en 2023.

« Durant ces différents moments, j’ai été ravie de découvrir l’asbl Hof Ter Musschen avec son magnifique moulin à vent et y voir son fonctionnement de l’intérieur. J’y ai acheté leur livre, rempli de connaissances. Il m’arrive de l’utiliser en atelier. J’ai aussi apprécié la rencontre de professionnels dont la boulangerie de Jandrain. L’ensemble de ces moments m’a permis d’aller au-delà du pain et d’y rencontrer d’autres personnes actives du milieu. Depuis cette formation, j’ai ouvert mon micro-fournil « La Panisphère » dans la rue des Wallons à Liège.

Mon intérêt à travers ce projet est la mise en avant de farines locales : rendre les pains au levain accessibles par le goût. » La farine qu’utilise Fanny provient du moulin bio « Les Grands Blés » (Perma Garden) à Saint-Georges-sur-Meuse. Les grains bio et belges y sont moulus sur meule de pierre. La panification comprend un temps de fermentation long, de plus de 12 heures, qui permet d’obtenir une mie moelleuse et une croûte plus croustillante. De plus, l’activité ralentie des bactéries réduit l’acidité. 

Fanny porte avec Valérie le projet d’un cycle d’activités en région liégeoise.

 

Sensibiliser les familles autour du four à pain

En 2024, André Teuwen nous racontait également les suites de sa participation au cycle d’animations.

« Je m’engage à développer, en collaboration avec Roland – qui a suivi avec lui le cycle, NDRL – et les autres membres du four à pain du parc Duden, un moment autour de repas de qualité. L’idée est de créer un moment convivial d’apprentissage de panification (pâte à pain au levain, cramique, pain d’épices, aux noix et autres graines) pour enfants en présence des parents. »

Et ils ont tenu leur engagement ! L’équipe de citoyens des « Quartiers durables de Forest » qui gère le four à pain du parc Duden a organisé des sessions de fabrication de pain au levain à base de farines bio pour enfants et parents en sensibilisant aux enjeux de la filière céréale-pain.

 

Et les cycles continuent !

Forts de ces retours positifs, de tout ce que nos animations font germer chez les citoyens qui y participent, nous poursuivons ce cycle cet automne.

 

La richesse des échanges sur les actions citoyennes en faveur de la filière céréalière.

 

Projet « Du bon grain au bon pain »

Le pain, aliment de base de nos sociétés est soumis aux dictats de l’agro-alimentaire industriel. Quête obsessionnelle de gain de temps, standardisation de toutes les étapes de la production et de la transformation, ajout d’adjuvants, d’additifs, diminution de la qualité des semences, appauvrissement et perte de savoir-faire, tant en boulangerie et meunerie, ne sont qu’une partie des effets de l’industrialisation. Et si ces impératifs de productivité, de rapidité et de rentabilité avaient un impact sur la qualité de la farine et du pain que nous consommons, et sur notre santé ? Nous nous intéresserons à toute la filière de fabrication du pain, depuis la semence jusqu’au produit fini, et réfléchirons à comment développer et soutenir cette filière. Le cycle d’activités (film, rencontres, visites de terrain, échanges, débats, …) sur le thème de la filière pain sera accompagné par des professionnels du secteur.

Cycle de Floreffe

En collaboration avec les Jardins d’Hamptia

Jeudi 15 septembre 2026 (19h30-22h30) : Projection documentaire, échanges et débat en présence de France Wagener (boulangère passionnée) et de Noémie Maughan (agro-écologiste spécialisée dans la filière céréales). Aux Jardins d’Hamptia à 5150 Floreffe.

Samedi 26 septembre 2026 (9h-17h) : Journée « main à la pâte » et rencontres, échanges et débat avec Mathilde Roda (boulangère et agronome) et France Wagener (boulangère passionnée). Aux Jardins d’Hamptia à 5150 Floreffe.

Samedi 3 octobre 2026 (10h-17h) : Matinée de rencontres, échanges et débat avec Guillaume Fastré de la ferme de la Corioule à 5330 Assesse. Après-midi de réflexions citoyennes « Pour aller plus loin… comment agir en tant que citoyen ? » en présence d’acteurs de terrain. Aux Jardins d’Hamptia à 5150 Floreffe.

Cycle de Bruxelles

En collaboration avec Parckfarm

Jeudi 1er octobre 2026 (19h30-22h30) : Projection documentaire, échanges et débat avec des acteurs de terrain, dont France Wagener, boulangère passionnée et Amaury Beaugendre (agro-écologiste spécialisé dans cette filière). En salle à 1020 Laeken.

Samedi 10 octobre 2026 (9h-17h) : Journée « main à la pâte » et rencontres, échanges et débat avec des acteurs de terrain, dont l’équipe de l’asbl « Fournil de l’Hof ter Musschen » (boulangers) et France Wagener (boulangère passionnée). Au Musée du Moulin à 1140 Evere.

Samedi 24 octobre 2026 (10h-17h) : Matinée de rencontres, échanges et débat avec les meuniers du Moulin de l’Hof Ter Musschen à 1200 Woluwé Saint Lambert. Après-midi de réflexions citoyennes « Pour aller plus loin… comment agir en tant que citoyen ? » en présence de citoyens et acteurs de terrain.  En salle à 1020 Laeken.

Comment participer ?

Inscription obligatoire pour l’ensemble du cycle (3 rencontres). Participation aux frais de 40 € ou 50 € (prix solidaire) pour le cycle complet. Modalités pratiques précisées à l’inscription. Informations auprès de Valérie Van Laere (valerie.vanlaere@natpro.be).