Faisons un geste pour la biodiversité cultivée : plantons d’anciennes variétés fruitières locales partout où faire se peut. Au jardin, au verger, dans la cour des écoles, le long des RAVeL, au coeur des espaces publics, à la campagne comme à la ville…
Le cognassier est un arbuste qui est resté proche de ses origines sauvages. On le trouve souvent dans les haies en bordure de champ. Dans certaines régions, il servait à marquer les limites de parcelles, car il est quasi impossible de l’arracher totalement. Son nom cognassier ne vient cependant pas de cette fonction de marqueur du coin, mais du latin cydoneum, emprunté au grec kudonia mala, pomme de Cydonea, une ville d’Asie Mineure. Il a probablement été introduit chez nous par les romains, et s’est depuis remarquablement bien acclimaté.
S’il est un endroit convoité des mortels, c’est bien le Jardin des Hespérides. Situé quelque part en Extrême-Occident, jalousement gardé par un dragon à cent têtes, l’espace est tenu secret. La légende prétend qu’il abrite des arbres somptueux dont les fruits, uniquement réservés aux dieux, sont gages de fécondité et d’immortalité. Les filles d’Atlas, nymphes à la beauté sans égale, s’y adonnent depuis toujours aux chants, aux plaisirs et à l’oisiveté…
Le kiwi, de son nom savant Actinidia sinensis, est un arbre-lianne, vigoureux - oh combien vigoureux ! - productif, peu sensible au maladies, et pas aussi sensible au froid qu'on le croit d'ordinaire. Quasiment inconnu il y a seulement trente ans, il est en passe de devenir un incontournable des jardins.
Gentilhomme des bois, au tronc svelte, à la silhouette élancée, le merisier se fait éclatant en avril quand sa floraison blanche le distingue des autres arbres de la forêt.
Ancêtre des cerisiers cultivés, il fit jadis les délices de notre enfance avec ses fruits petits, mais si savoureux !