La mauvaise gestion des sols et l’imperméabilisation des terres due à la disparition des vers de terre - dont l’humus est la base alimentaire - est un des grands problèmes humains que nous allons devoir affronter. Les problèmes de manque d’humus en agriculture paraissent bien éloignés de la plupart des citoyens que nous sommes, devenus à plus de 50% des citadins. Et pourtant nous pouvons agir. En repensant, par exemple, notre manière de concevoir nos pelouses, ainsi que nous vous y invitions déjà dans les deux précédents numéros de Valériane…
1. La pelouse écologique - troisième partie
L'application de compost, ou terreautage
Tout comme l’aération, le terreautage est certainement l’opération la plus importante pour régénérer une pelouse abîmée ou pour simplement la stimuler. L’apport de compost stimule les micro-organismes du sol tout en apportant de petites quantités d’éléments nutritifs et en améliorant la structure du sol. L’apport de compost est également indispensable après une aération. Si l’on produit son propre compost et que celui-ci ne chauffe pas, il contient malheureusement de nombreuses graines d’herbes indésirables. Il faut alors le réserver au potager où le paillage - ou mulch - va les maintenir à un niveau satisfaisant. Pour la pelouse, il vaut donc mieux choisir un compost commercial, ou un compost de déchets verts tamisé au tamis à mailles de un centimètre sur un maximum.
Une pelouse entretenue aux engrais chimiques et où le gazon a toujours été enlevé, nécessite de cinquante à cent kilos de compost par are, soit cent mètres carrés. Si le sol est sablonneux et le gazon chétif, on peut porter la dose à deux cents kilo par are mais en l’appliquant en deux fois, au printemps et à l’automne. Si le sol est très argileux, on peut ajouter cinquante kilos par are de sable du Rhin au compost, ce qui va contribuer à améliorer sa structure et le rendre plus léger. Avant d’épandre le compost, couper le gazon court - cinq centimètres maximum -, appliquez le compost à la pelle, à la volée, et faites-le pénétrer avec le dos d’un râteau ou avec la brosse ramasse-feuilles, en faisant réapparaître tous les brins de gazon à travers la couche de compost. Après quelques années, le sol va s’améliorer et vous pourrez diminuer la dose, surtout si vous laissez l’herbe coupée sur le gazon.
La mauvaise gestion des sols et l’imperméabilisation des terres due à la disparition des vers de terre - dont l’humus est la base alimentaire - est un des grands problèmes humains que nous allons devoir affronter. Les problèmes de manque d’humus en agriculture paraissent bien éloignés de la plupart des citoyens que nous sommes, devenus à plus de 50% des citadins. Et pourtant nous pouvons agir. En repensant, par exemple, notre manière de concevoir nos pelouses, - ainsi que nous vous y invitions déjà dans les trois précédents numéros de Valériane - ou la gestion des branchages, tailles de haies, tiges sèches et autres petits déchets d'entretien du jardin…
La gestion des branchages, tailles de haies, tiges sèches et autres petits déchets d'entretien du jardin (2)
Le compostage des branchages et tailles de haies
Nous avons vu précédemment, dans la première partie de ce chapitre, qu’on pouvait pailler avec le broyat de branches, mais on peut aussi le composter, seul ou en mélange avec d’autres matières. Composter le broyat de branches en mélange avec des matières azotées, telles la tonte de pelouse ou les déchets de cuisine, relève du compostage traditionnel. Je ne m’étendrai donc pas sur le sujet pour l’instant. Par contre, composter le broyat de branches, que ce soient les branches en feuilles - taille d’été - ou sans feuille - taille d’hiver -, nécessite quelques trucs pour bien le réussir.
Pour bien comprendre le mécanisme, je prendrai l’exemple du compostage de branches de pommiers après la taille d’hiver. On peut utiliser le même principe avec les tailles de haies qui peuvent se composter seules selon cette méthode...
Suite et fin de l’article entamé dans Valériane n°38. La haie fruitière Bouché-Thomas n’a plus aucun secret pour vous et, votre terrain étant préparé dans les règles de l’art, il ne vous reste plus qu’à poser cet acte de foi en l’avenir qu’est la plantation d’un arbre…
Voici une haie originale ! Car en plus du feuillage qui changera de coloris avec les saisons et des fleurs qui n’auront rien à envier à celles des arbustes ornementaux, vous récolterez des fruits d’une valeur inestimable : produits par vous-même sans le moindre traitement chimique.
Piéger et conserver un maximum de chaleur, surtout durant les mois les plus froids de l’année, voilà qui aide le jardinier à hâter et prolonger les récoltes. Une bonne connaissance de son jardin l’amène donc à préférer des parcelles abritées du vent et bien orientées vers le sud. Des pratiques choisies, notamment au niveau du travail et de la couverture du sol, permettent également d’exploiter au mieux les moindres apports de température. Enfin, de nombreux outils, à créer ou à acquérir, offrent des milieux propices à la croissance et à la protection des légumes.