Village de Rihu, quelque part au milieu de forêts de sapins et d’innombrables lacs finlandais. Dans un champ balayé par le grand vent scandinave, Mathilde désherbe une ligne de carotte à la main. Avant son départ pour la Finlande, une amie lui a demandé : « tu vas vraiment aller travailler gratuitement ? ». Ce n’est pas en ces termes que Mathilde décrit son engagement. Pour elle, il s’agit d’un volontariat de deux semaines pour un projet qui a du sens, celui de la ferme biodynamique Toivo (1) située à cent septante kilomètres d’Helsinki.
Quelques échanges d’e-mails et je saute dans l’avion ! A l’aéroport de Rangoon, officiellement rebaptisé « Yangon » en réaction au colonialisme, le ton est donné : retour cinquante ans en arrière. Et si l’on ne voit guère de militaires, de multiples regards suspicieux laissent supposer que les policiers en civil pullulent… Comment en suis-je arrivé là ?
Suite et fin des aventures de François Couplan au pays du dictateur Ne Win. Bien sûr, ce n’est certainement pas par conviction politique que notre ami s’est rendu an Birmanie, aujourd’hui rebaptisée Union du Myanmar. Ce sont la curiosité pour les utilisations culinaires des plantes et la présence sur place du cuisinier suisse Renato Bühlman qui l’ont amené à Rangoon, aujourd’hui rebaptisée Yangon. Tout cela, il nous l’avait raconté dans Valériane n°61.
Roses parfumées et paysages sauvages
Au cours d’une conférence pour une entreprise genevoise d’arômes et de parfums, je rencontre Stanislas, jeune chercheur bulgare résidant en Suisse. Il me parle avec fougue des beautés de son pays où, me dit-il, les gens sont encore très proches des plantes. Formule certes imprécise mais qui me donne envie d’aller voir ce qui se passe dans les Balkans… Pour moi, la Mer Noire et les Rhodopes sont des lieux mythiques !
De la mer à la montagne
Comme promis dans Valériane n°73, voici donc la suite des pérégrinations botaniques en Bulgarie de notre ami François Couplan. Rappelez-vous : après avoir visité Sofia, la capitale, en compagnie de son guide Jivko, notre intrépide globe-trotter s’en était allé au travers des montagnes et de la plaine de Thrace, admirer les rivages de la Mer Noire, dont les flots sont pourtant tout aussi bleus que ceux de la Mer Egée…