Bio dans le Monde

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Depuis toujours, une part importante des populations des pays du Sud recourt aux activités agricoles pour assurer sa subsistance. Le maraîchage est l’une de ces activités et la spécificité de sa mise en œuvre, dans certaines régions, mérite une attention toute particulière. Dans certaines villes, comme à Lubumbashi en République Démocratique du Congo, sa pratique - même si elle n'est certainement pas exempte de contraintes - s'avère une nécessité pour une grande partie de la population…

Auteur
Carole Keutgen, Commission Justice et Paix
Numéro de revue
103
Page
3
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Chapeau de l'article

Ce n’est pas à Helsinki qu’habite le Père Noël, mais plus au Nord, paraît-il, du côté de la Laponie. Je ne sais si son antre est facile à trouver, mais on m’a affirmé qu’en me promenant, l’automne venu, dans le moindre bois finlandais, je ne pouvais manquer de rencontrer une multitude de petites boules rouges dignes de décorer des sapins miniatures. Et surtout, les gens s’en gavent, en préparent des confitures, du vin et des liqueurs : de quoi me donner envie de chausser mes bottes de sept lieues, les papilles en émoi, et d’aller voir de quoi il retourne…

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
69
Page
43
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Titre de l'article
Chapeau de l'article

Haïti, l’ancienne "perle des Antilles", a dû son surnom à deux plantes, le café et la canne à sucre, dont la culture fit jadis la richesse de quelques colons grâce au labeur de leurs esclaves. Aujourd’hui, d’autres végétaux contribuent au mieux-être des descendants de ces derniers.

Est-il un pays plus évocateur de problèmes, de malchance et de pauvreté ? Après des dictatures féroces, de terribles tremblements de terre, des inondations dévastatrices et des cyclones récurrents, on pourrait s’attendre à rencontrer en Haïti des gens vivant dans une misère noire, dépourvus de tout face à la cruauté des hommes et à la puissance destructrice de la nature. Pourtant, à l’encontre de mes préjugés, j’y ai rencontré des personnes, certes conscientes de leurs difficultés, mais heureuses de vivre et d’une ingéniosité remarquable. Si la malnutrition existe, si les maladies font, là aussi, partie de la vie, la santé globale ne m’a pas l’air pire qu’en Occident - ou peut-être les gens se plaignent-ils moins ? Les plantes, dont cinq mille espèces existent dans le pays, accompagnent les Haïtiens dans leur vie de tous les jours…

Auteur
Par François Couplan
Numéro de revue
139
Page
42
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Chapeau de l'article

La Cordillère des Andes s’étend, du nord au sud, sur plusieurs milliers de kilomètres, avec des sommets dépassant les sept mille mètres. Elle est bordée, à l’est, par la vaste plaine de l’Amazone qui ne dépasse pas quelques centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer…

 

 

 

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
146
Page
31
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Chapeau de l'article

Le thé est la boisson la plus consommée au monde - après l’eau… - : environ vingt-cinq mille tasses en sont bues chaque seconde ! Chaque Japonais en consomme en moyenne un kilo par an, soit cinq fois plus que le Français mais deux fois moins que le Britannique… et sept fois moins que le Turc. Le fait le plus remarquable est qu’au Japon, on ne boit que du thé vert, contrairement au reste du monde où l’on apprécie avant tout le thé noir, bien différent.

C’est au VIIIe siècle que le thé fut introduit sur l’archipel par des moines japonais qui avaient séjourné en Chine pour y étudier le bouddhisme. Dans l’Empire du Milieu, les religieux l’appréciaient pour ses vertus stimulantes qui leur permettaient de rester éveillés pendant leurs longues heures de méditation. La culture de l’arbuste se développa particulièrement autour de Kyoto, capitale du Japon entre 794 et 1868, dans les collines souvent enveloppées de brouillard qui bordent la ville vers le sud-est…

En 1191, le moine Eisai, fondateur de la secte Rinzai du bouddhisme zen, rapporta à son tour de Chine des graines de théier qu’il sema dans l’île de Kyushu. Il écrivit, en 1211, un livre consacré au thé dans lequel il vantait ses vertus bénéfiques pour la santé. À l’époque, le thé vert était réduit en une poudre très fine, macha - prononcé "matcha" -, comme c’est encore le cas de nos jours lors de la cérémonie du thé, étroitement liée à la pratique du bouddhisme zen.
Les lettrés, puis les samouraïs, manifestèrent de l’intérêt pour cette boisson dont la dégustation donnait lieu à des concours où les amateurs se rassemblaient pour tester leur habileté à distinguer les différents crus. Au XVIe siècle, Sen no Rikyu, maître de thé auprès de l’empereur, codifia la cérémonie du thé ou cha no yu telle qu’elle est encore pratiquée aujourd’hui. Puis, de 1641 à 1853, le Japon se ferma totalement au reste du monde. Les traditions et les techniques y évoluèrent de façon indépendante. En particulier, on mit au point une technique consistant à passer rapidement les feuilles à la vapeur avant de les sécher, ce qui permettait d’en éviter l’oxydation et de conserver la fraîcheur de l’arôme du thé. Ce procédé fait la spécificité du thé japonais.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
129
Page
46