Dix après l’abandon du régime communiste, la Roumanie dépend toujours pour une grande part de son agriculture. Dans ce contexte encore flou de mutation agricole, certains agriculteurs commencent à découvrir les vertus de la bio. Des initiatives intéressantes ont ainsi vu le jour : associations de producteurs ou de promotion de la bio, ferme biologique pilote … La transition s’est avérée plus facile que prévue, dans un pays où les exploitations s’avèrent très proches du modèle de la ferme biologique.
En 2010, la malnutrition a encore battu des records. Près d’un milliard de personnes souffrent de la faim sur notre planète. La majorité de ces personnes sont des paysans, principalement des pays asiatiques et africains. Ce paradoxe reste malheureusement une réalité. Mais qui va nourrir le monde si les paysans disparaissent ? C’est pour éviter cette catastrophe que SOS Faim, ONG de développement, soutient depuis plus de vingt-cinq ans les petits producteurs du Sud, convaincue qu’ils sont la clé du défi alimentaire.
Dans un conflit qui oppose sa conservation à son développement, l’archipel des Galápagos a choisi de miser sur l’écotourisme et la gestion participative de ses ressources. Un exemple qui mérite de faire école à l’heure du Sommet Mondial sur le Développement Durable « Rio + 10 ».
L’exploitation à grande échelle des palmiers à huile, en Asie du Sud-est, est loin de respecter les droits des petits paysans. En Indonésie, où la corruption règne en maître, le modèle d’agroforesterie traditionnelle arrive à ses limites. Quelques visionnaires – y compris quelques grandes sociétés multinationales – travaillent au développement d’une huile de palme certifiée. Demain, cette matière grasse végétale présente dans nos assiettes et nos salles de bain – des centaines de produits ! – aura peut-être un goût moins amer. Reportage à Sumatra, l’île où tout se joue.
Une tradition qui améliore la société !
L’ulam, c’est la verdure dans l’assiette. Une tradition malaise aussi vieille que la culture de ce pays multiethnique, qui procure plaisir et santé. Elle est malheureusement menacée par l’occidentalisation qui transforme le pays de manière fulgurante…
L’envie me prit, un jour, d’explorer la péninsule malaise car je voulais savoir quelle y était la place des plantes dans la vie des habitants. La présence de plusieurs ethnies vivant côte à côte devait former un creuset culturel intéressant dont les effets se répercutaient probablement sur la nourriture et la relation à la nature. D’une façon générale, cette situation sociétale complexe ne laisse pas les autorités indifférentes. Si certains politiciens jouent sur les différences ethniques pour essayer de gagner du pouvoir, comme on le constate dans tant de pays, d’autres souhaitent voir évoluer leur patrie vers une meilleure intégration des différentes communautés. Le sentiment d’appartenance à la nation malaisienne est, en effet, encore assez flou au sein de la population. Afin de renforcer la cohésion sociale fut créé, en 2014, un département d’anthropologie appliquée au sein de l’Université Nationale de Malaisie (Universiti Kebangsaan Malaysia), dont l’une des tâches consiste à étudier, pour mieux les comprendre, les diverses cultures du pays.