Le Décret wallon de coexistence des cultures est voté
Il n’y a jamais eu de culture génétiquement modifiée dans notre pays ! Les seuls OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) semés en Belgique le furent dans le cadre de parcelles d’essais, principalement de colza. Devant les risques de dissémination de pareilles cultures, Nature & Progrès était parti en campagne et avait obtenu l’arrêt de ces essais en milieu ouvert. C'était en 2002.
Parce que la Politique Agricole Commune (PAC) est particulièrement injuste, surtout pour les petits producteurs, parce qu'elle semble se soucier de la bio et d'écologie comme un poisson d'une pomme, cinq associations environnementales - parmi lesquelles Nature & Progrès - unissent aujourd'hui leurs forces pour créer la coalition IMPAACTE et pour mieux crier leurs revendications ! Mais pourquoi maintenant ? Et avec quelles priorités ?
On aurait pu en faire un bio-portrait. Mais l'itinéraire de Benoît Thiry devrait plutôt nous faire réfléchir sur les nombreux écueils que rencontre celui qui veut à toute force produire en bio, a fortiori s'il n'est pas lui-même enfant d'agriculteur.
Après avoir publié, en l'an 2000, un opuscule intitulé Qu'est-ce que l'agriculture biologique ?, Nature & Progrès Belgique se posa longtemps la question de sa réactualisation et de sa réédition, histoire de raconter la bio de l'intérieur, du point de vue de ceux qui la font. Puis, l'an passé, survint l'ouvrage de Jacques Caplat : L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité (éditions Actes Sud). Et soudain, tout sembla dit au terme d'une démonstration magistrale qui restera, de longues années durant, une porte d'entrée inévitable pour qui s'intéresse à la bio…
Le bio est une réussite car son éthique prend en compte l’intérêt de tous. Et si la sauvegarde de ses valeurs premières passe par l’impérieuse nécessité du contrôle, un accroissement des normes de qualité ne saurait signifier une démultiplication des coûts de contrôle à charge des producteurs et des transformateurs. Car, à terme, se nourrir sainement aurait un coût tout simplement inabordable. Surtout ne tuons pas la poule aux œufs d’or…