Bio vous avez dit Bio ?

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Il y a deux ans déjà - voir Valériane n°101- , nous vous faisions part du souci de Nature & Progrès d'aider nos Hautes écoles à se doter d'une véritable formation agricole consacrée à la bio. Le chemin aura été long et semé d'embûches mais la bonne nouvelle peut enfin être annoncée : dès le mois de septembre, la Haute Ecole de la Province de Namur (HEPN) proposera, à Ciney, une spécialisation en agriculture biologique. Avis aux amateurs : le chaînon manquant de la formation agricole a enfin été retrouvé !

Alors que la confiance dans les produits issus d'une agriculture biologique de qualité croît sans cesse, alors que le public plébiscite avec force les circuits courts, le manque d'expertise au sein du secteur agricole wallon devenait flagrant afin de satisfaire pareille demande. Et ce n'était pas faute d'imaginer l'énorme plus-value économique qu'apporterait cette production à notre région déficitaire en fruits et légumes, par exemple, en céréales et en pommes de terres... Rappelons également que la taille humaine des exploitations bio les rend très intensives en main-d'oeuvre. De quoi faire revivre nos campagnes en enrayant le terrible déclin du monde paysan.

Le premier cursus en agriculture biologique verra donc enfin le jour, chez nous, en septembre prochain grâce aux efforts du collectif que nous évoquions dans Valériane n°101, grâce aux efforts d'enseignants très motivés, comme Louis-Marie Fiasse qui porta le dossier à l'intérieur de la Haute école. Attention ! Il s'agit bien d'une année de spécialisation ouverte à des bacheliers en agronomie, détenteurs d'un "bac +3" pour reprendre la terminologie française, c'est-à-dire des étudiants qui ont réussi trois années d'études supérieures en agronomie, soit un graduat comme nous disions naguère. Cette spécialisation sera donnée, à Ciney, par l'HEPN qui ne doit pas être confondue avec l'EPASC - encore appelée Saint-Quentin - qui dispense la formation secondaire en agronomie.

Auteur
Dominique Parizel
Numéro de revue
114
Page
36
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Cela faisait longtemps que l’on en parlait, mais maintenant, il est là, vraiment là. Le cahier des charges officiel de production biologique animale a été approuvé par notre ministre. En l’absence d’un règlement européen similaire, il constitue sans aucun doute une sérieuse garantie pour le consommateur belge et un espoir de développement pour la filière de la viande biologique.

Auteur
Marc Fichers
Numéro de revue
16
Page
30
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En Europe, les surfaces cultivées de manière biologique ont été presque doublées en l’espace de neuf ans. La production de viande bio surtout a fait un grand pas en avant, suite au scandale de la vache folle.

Auteur
Philippe Lebeau
Numéro de revue
13
Page
38
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Un système de culture sans labour, comme celui des Biomax, est encore très rare en ce qui concerne les grandes cultures biologiques, en Belgique et dans les pays voisins. Cette solution, très innovante, permet un travail réduit du sol et pourrait constituer une solution très intéressante à certaines baisses de fertilité et de rendement inquiétantes. Pour ces différentes raisons, nous nous sommes intéressés au travail de la ferme expérimentale du Domaine de Graux, près de Tournai, en transition vers une agriculture bio de conservation…

La ferme du Domaine de Graux est située près de Tournai. Elle couvre cent-vingt hectares dont quatre-vingt-cinq en cultures arables,vingt en prairies permanentes et sept de bois. Afin de diversifier un paysage très ouvert et homogène, des étangs ont été creusés et des haies ont été plantées dans les années septante, bien avant l’apparition des mesures agro-environnementales. La ferme était toutefois encore gérée en agriculture conventionnelle.

Auteur
Alain Peeters, Emmanuel Demasy et Elisabeth Simon
Numéro de revue
112
Page
39
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En Belgique, le Conseil d'Etat met un point final aux néonicotinoïdes

La date du 17 octobre 2023 restera marquée d'une pierre blanche dans l'histoire de  l'utilisation des produits phytosanitaires en Belgique. C'est ce jour-là, en effet, que le Conseil d'Etat, déduisant logiquement les conséquences de l'avis qu'il avait sollicité auprès de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) - voir Valériane n°160, annula les "dérogations", particulièrement malheureuses, que nous contestions depuis longtemps. Réjouissez-vous: nous ne vous parlerons plus jamais des néonicotinoïdes!

Auteur
Marc FICHERS et Dominique PARIZEL
Numéro de revue
165
Page
49