Depuis plus de dix ans maintenant, les plantes OGM piaffent d’impatience à nos frontières. Il y a trois ans à peine, nous avons dû subir la présence de parcelles d’essais, mais grâce à votre action, relayée par Nature & Progrès, ces funestes plantes ont disparu de nos champs, et les OGM alimentaires n’ont pas envahi nos assiettes. Les seuls OGM encore présents en Belgique sont incorporés dans l’alimentation de nos animaux d’élevage. Nous avons donc réussi, grâce à l’action citoyenne, à protéger nos cultures et notre assiette des Organismes Génétiquement Modifiés.
Après trois recours infructueux intentés par Nature & Progrès Belgique, le Pesticide Action Network (PAN) Europe et un apiculteur liégeois contre les dérogations fournies par l’Etat belge pour l’usage de néonicotinoïdes sur betteraves en Belgique en 2019, 2020 et 2021, le Conseil d’Etat vient d’envoyer cinq questions préjudicielles à la Cour de Justice de l’Union européenne.
La biodynamie, c'est pas sorcier !
Nous avons entamé dans de précédents articles - voir Valériane n°119 et 121 - une passionnante conversation avec Jacques Paris, fermier biodynamiste à Serinchamps, près de Ciney. Il nous expliquait les fondements philosophiques de cette forme d'agriculture et l'importance de considérer la ferme comme un organisme autonome. Voyons à présent les moyens que la biodynamie met en oeuvre et intéressons-nous aux prépations...
"La terre est vieillie, proclame Jacques Paris, elle ne dispose plus des réponses adéquates face aux sollicitations, aux pollutions et aux agressions en tous genres. Elle n'a plus naturellement les capacités de se régénérer. Il faut donc la soutenir ! Les préparations biodynamiques peuvent donc être vues comme des remèdes, des soutiens à la terre, afin de faire renaître les "forces de vie". L'homme ne se nourrit pas pour se remplir ; il se nourrit pour se vivifier. Mais pour lui permettre de disposer d'aliments qui le vivifient, retrouver une agriculture harmonisée, supportée par ces "forces de vie", est absolument indispensable."
Nous en avons parlé dans notre précédent article, sa sensibilité au supra-sensible a permis à Rudolf Steiner de concevoir les préparations que préconise aujourd'hui encore la biodynamie. Mais comment en approcher l'esprit ?
Suite à l’engouement que l’alimentation bio a suscité ces dernières années, de nombreuses recherches ont été consacrées à l’étude de l’impact du mode de production biologique sur la qualité des aliments. Pour beaucoup d’entre nous, nul besoin d’études scientifiques pour le prouver, le bon sens et l’observation suffisent pour nous rendre à l’évidence : les produits bio sont de qualité supérieure aux produits issus de l’agriculture dite « conventionnelle ». Avons-nous, pour autant, nécessairement raison, dans tous les cas ?
Depuis quelques temps, des consommateurs contactent Nature & Progrès pour obtenir des informations au sujet des produits issus de la production intégrée. Ce mode de production concerne l’arboriculture fruitière et, depuis peu, les grandes cultures. Autrement dit, de telles pommes et de telles farines sont-elles vraiment dignes de votre confiance ? Nous allons vous montrer pourquoi il faut toujours, dans tous les cas, préférer les produits bio…