Michel Besson est le coauteur d'un passionnant ouvrage collectif qui fait le point sur la bio en 2012. "La bio entre business et projet de société" (éditions Agone) est l’aboutissement de deux années de travail de huit personnes - journalistes, sociologues, agronomes et paysans - qui ont mené des enquêtes de terrain en Amérique, en Afrique, au Proche-Orient et en Europe. Michel Besson est venu présenter son livre chez Nature & Progrès. Nous avons longuement bavardé avec lui...
L’Accord Multilatéral sur les Investissements, le fameux AMI, a beau avoir été enterré, les tenants de la mondialisation à outrance du commerce n’ont pas désarmé pour autant.
Depuis peu, un nouveau cycle de discussions a été entamé par l’Organisation Mondiale du Commerce.
Son but : faire sauter les dernières entraves environnementales, éthiques ou humaines, à la sacro-sainte libre concurrence.
Depuis 1991, et la directive 91/1676, la législation européenne concernant la pollution par les nitrates est d’application dans notre pays. Deux phénomènes ont induit cette réglementation : d’abord, une hypothèse – toujours pas prouvée à l’heure actuelle mais contestée par de plus en plus d’experts – selon laquelle le nitrate nuirait à la santé, notamment par la méthémoglobinémie – blocage de l’hémoglobine qui ne peut plus transporter de l’oxygène dans le sang – qui serait responsable de la mort subite du nourrisson ainsi que celle de personnes affaiblies ou âgées ; ensuite, l’augmentation des taux de nitrate dans les nappes phréatiques…
Rassurez-vous. Nous n’avons rien fait de répréhensible. Certains d’entre vous savent peut-être déjà que bon nombre de nos jardiniers-conseils se sont investis, avec une grande générosité, dans des cours de jardinage biologique en milieu carcéral. Mais, nous direz-vous, qu’attend donc Nature & Progrès d’une telle expérience ? Notre place est-elle vraiment là-bas ? Après deux ans d’un travail passionné, nous avons pensé qu’il était temps de mener l’enquête…
Fin décembre 2006, le Conseil européen des ministres de l’agriculture, pressé par la Commission européenne, a adopté les grandes lignes du projet de révision du cahier des charges européen de l’agriculture biologique. L’opposition ferme de l’ensemble du secteur bio et de plusieurs Etats membres de l’Union européenne – dont la vaillante Belgique ! – n’ont rien pu y faire…