Dans ma lointaine jeunesse, la viande figurait trois fois par jour à mon menu. Oui, même au petit déjeuner ! J’aimais la viande, c’est sûr, mais ce n’est pas pour cela que mes parents m’en servaient : c’est une longue histoire qui touche aux racines de l’humanité…
Le 17 septembre, une lettre commune co-signée par Greenpeace Europe, les Amis de la Terre Europe (FoEE), la fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (IFOAM), la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC), Slowfood et de nombreuses associations nationales - dont, en Belgique, Nature & Progrès, VELT, CNCD-11.11.11, MAP, IEW, UNAB, Bioforum Vlaanderen, FIAN Belgique, Rencontre des Continents, Terre en Vue, FUGEA, Quinoa, Libère Terre, Boerenforum, Vitale Rassen, Collective Garden, Wervel et Natagora - a été envoyée à la Commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides. Il lui est demandé de ne pas affaiblir la législation européenne relative aux OGM pour les nouveaux OGM produits par les nouvelles techniques de génie génétique.
Les aliments transgéniques menacent-ils d’envahir notre assiette ? Cette question n’a malheureusement plus guère de sens. Des OGM nous en mangeons sans doute déjà sans le savoir, malgré un étiquetage pourtant obligatoire. Seule solution, toute relative, garantir des filières exemptes d’aliments transgéniques et privilégier la bio.
Le développement des OGM en agriculture n’est que le dernier avatar de la guerre économique que mènent les multinationales phytopharmaceutiques pour contrôler la planète tout en confisquant le droit des peuples à l’autonomie alimentaire. Il génère de nouveaux déséquilibres écologiques non maîtrisés, accentue l’appauvrissement de la diversité génétique et la dépendance alimentaire autour d’une nourriture industrielle banalisée.
Alors que ces derniers mois ont vu fleurir les demandes d’introduction dans notre environnement de nombreux organismes génétiquement modifiés – du peuplier sans lignine de l’Université de Gand à la pomme de terre produisant de l’amidon à haute teneur en amylopectine du géant industriel BASF – , les consommateurs, et tout particulièrement ceux qui préfèrent les produits issus de l’agriculture biologique, restent opposés, dans leur grande majorité, à l’idée de consommer des plantes et des animaux issus de manipulations génétiques, ainsi que des produits issus d’animaux nourris à base d’OGM…