Encore une série de rencontres en ferme bio qui confirment ce que nous clamons depuis des années : les alternatives aux pesticides chimiques de synthèse existent ! Et ce, même dans des cultures qui, en agriculture conventionnelle, sont arrosées à coup de centaines de litres de produits par hectare… Une gabegie toujours plus insensée…
Après avoir arpenté le terroir wallon pour sauver de l’oubli nos anciennes variétés, le Département de Lutte biologique et Ressources phytogénétiques du Centre de Recherches Agronomiques (CRA) de Gembloux est en passe de pouvoir revaloriser ce précieux patrimoine sur le marché. Par croisement, l’amélioration des pommiers les plus résistants aux maladies devrait permettre de répondre enfin aux attentes de l’agriculture biologique.
Les velléités de la Communauté européenne d’adopter un nouveau règlement bio par trop laxiste a notre goût aura décidément fait couler beaucoup d’encre en ce début d’année 2007. La mobilisation historique des citoyens-consommateurs bio – voir notre Petite Gazette – aura démontré, en tout cas, que nous ne sommes plus prêt au moindre compromis dans l’espace de nos assiettes. Dans un tel contexte, il nous a paru particulièrement important de re-préciser quelles étaient exactement les motivations et la position de notre association.
A l'occasion de la 38ème édition du salon Valériane, nous avons eu l'honneur d'accueillir Claude Aubert. Agronome français impliqué dans le développement de l'agriculture biologique depuis soixante ans, il a partagé avec nous sa vision du passé, du présent et de l'avenir du bio. Il nous a également présenté son dernier livre, Qui veut la peau des vaches? Retour sur cette rencontre inspirante et riche en émotions!
La Wallonie doit garantir les conditions d'utilisation des pesticides afin de protéger la population et de préserver la biodiversité
Le bio inscrit son histoire dans le refus de l'agriculture chimique. En Belgique, les producteurs et consommateurs de Nature & Progrès ont été partie prenante de cette évolution. Animés par un idéal commun, ils ont alerté contre les dangers de l'agro-industrie, fait connaître et progresser l'agriculture biologique. Mais, malgré le développement du bio, nous constations la contamination par les pesticides de l 'environnement, des sols et des lieux de vie.