Au cœur d'un mois de janvier pétrifié par l'angoisse de la Covid-19 - nos médias bégayant à l'envi vaccins et variants puis quand c'est fini l'inverse -, deux faits saillants sont venus égayer le landerneau assoupi de la bio : une émission d'Investigation tout d'abord, sur la RTBF le 12 janvier, puis la publication, le 20 janvier, du rapport de la vénérable Cour des comptes relatif au Plan stratégique bio adopté en 2013 et au soutien accordé, par la Région Wallonne, au développement de l'agriculture biologique. Entre ces deux moments, comme d'éloquents échos…
Rendus publics le 4 octobre dernier, les résultats du Biomonitoring humain wallon, réalisé par l'Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) - voir https://www.issep.be/biomonitoring/ - ne sauraient être accueillis avec indifférence. On nous démontrera, certes, que certaines valeurs sont en baisse - métaux lourds, bisphénols, etc - et wue tout cela n'est pas pire qu'ailleurs en Europe... L'imprégnation de nos corps pas d'innombrables substances potentiellement toxiques n'en reste pas moins extrêmement préoccupante.
Bien sûr qu’il y aura toujours une économie. Passée la crise du Covid-19, nous n’allons pas tous nous transformer subitement en statues de sel. Bien sûr que les états la relanceront : ils sont là pour cela ! Mais quel cap vont-ils choisir ? Et d’ailleurs qu’est-ce qui germe déjà au cœur de nos sociétés et qui sera sans doute incontournable ? Toute la question est là. Voici quelques observations issues du "confinement", qui n’ont certes pas la prétention d’épuiser la question, et une proposition majeure, tout de même, pour transformer notre agriculture…
Nature & Progrès, vous ne pouvez pas l'ignorer, s'efforce de renforcer les liens entre ceux qui mangent et ceux qui produisent leur nourriture. De nombreuses denrées alimentaires de consommation courante sont pourtant impossibles à produire chez nous. Comment envisager, dès lors, la logique et l'éthique d'un circuit court quand ce qui garnit notre assiette doit parcourir un nombre élevé de kilomètres ? C'est la question que s'est posée Armelle, membre de longue date de Nature & Progrès, et bénévole de notre salon Valériane...
Il y a un an exactement - dans Valériane n°114, de juillet-août 2015 -, nous vous avons fait découvrir le tout nouveau diplôme en agriculture biologique mis en place par Haute Ecole de la Province de Namur (HEPN) sur le campus de Ciney. Elle devait débuter en septembre dernier et c’est effectivement chose faite depuis le mois d’octobre 2015. La formation a enfin commencé ! Voici un bref bilan d'une première année…
Cette formation, toujours unique dans l’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie Bruxelles, permet à des étudiants en possession d’un diplôme de bachelier en agronomie (1), de suivre un an de spécialisation professionnalisante en agriculture biologique. Grâce à ce diplôme, le secteur bio wallon aura enfin à sa disposition des personnes spécialisées, des techniciens mais aussi des conseillers aptes à soutenir sa très forte croissance. Les compétences acquises en lien direct avec le terrain feront de ces étudiants les chevilles ouvrières d’un secteur en soif de professionnalisation et d’organisation.