La diversité du vivant ne cesse de s’éroder, un peu partout sur la planète… C’est, du moins, ce que concluaient, fin mars, quatre rapports publiés par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Mais les hameaux campagnards sont-ils seuls aptes à abriter une vie foisonnante et diversifiée ? L’exemple à suivre d’un îlot paradisiaque tapi au cœur de la grande métropole lilloise devrait - nous l’espérons - nous convaincre que la sauvegarde de la biodiversité concerne aussi le milieu urbain…
Belle étendue fleurie de coquelicots et de bleuets, friches et verger où s'épanouissent librement bardane, consoude, grande berce et plantes sauvages variées. Sans oublier la mare, sous la voûte arborée où barbotent en cœur, grenouilles, libellules, dytiques et autres larves insoupçonnées… On a peine à croire que ce cadre idyllique n'est autre que l’enceinte d'un établissement scolaire ! Au lycée Louis Pasteur, à Lille, la vie est un champ d'expérience quotidien où les membres du corps enseignant et les élèves du "club science" - ou simplement les intéressés - s'activent à la fauche, aux plantations et même aux suivis scientifiques.
Sous l'impulsion du professeur Manuel Pirot, le lycée s'est doté, en 2014, d'un plan de gestion - un document définissant les objectifs et les modes d’intervention dans le cadre de la gestion d'un milieu, ou d’un espace vert - dont les multiples enjeux pédagogiques et environnementaux ne s’annonçaient pas évident à mettre en œuvre et à pérenniser sur la durée. Le bilan après ces premières années ? L’expérience est, en tous points, une réussite !
Inquiet du procès ourdi dans les pages de Valériane à l’encontre de certaines plantes généralement d’origine exotique - lire notamment l’article intitulé La recherche universitaire s’intéresse aux plantes invasives dans Valériane n°52 - , un de nos plus fervents collaborateurs nous adresse la réaction qui suit. Accorder à des plantes de prendre langue procède certainement d’un désir de justice particulièrement exacerbé, d’autant plus chimérique - reconnaissons-le ! - qu’il faut bien que l’Homme qu’elles dénoncent avec verdeur le fasse à leur place... Une pièce intéressante, quoi qu’en jugent par ailleurs nos chers lecteurs, à verser au dossier séculaire du rapport passionnel qu’entretiennent les Hommes avec les plantes et la nature en général…
Dans une démarche pour préserver la biodiversité, les ruches sont souvent mises en avant. Mais de plus en plus de scientifiques alertent sur les dommages que peuvent causer les abeilles domestiques pour les écosystèmes.
Souvenez-vous ! Nous avions découvert avec émerveillement, dans les numéros 69 et 71 de Valériane, comment un petit peuple d'Indiens d'Equateur envisageait de protéger contre l'exploitation pétrolière les cent trente-cinq mille hectares que leur reconnaît la Constitution de leur pays : border de fleurs - la "Frontière de vie" - les trois cents kilomètres de pourtour de leur territoire traditionnel ! Tout cela, en plein cœur de la forêt vierge, là où la canopée atteint plusieurs dizaines de mètres de haut… Deux événements concomittents nous amènent à vous reparler d'eux…
Une autoroute sur les fonds marins? Pas vraiment. E400 est un additif alimentaire, l'acide alginique, extrait d'algues marines. Une industrie en plein développement, qui met en danger les forêts sous-marines. Les prélèvements dans le milieu naturel posent en effet des questions environnementales. A-t-on réellement besoin de ces additifs dans nos assiettes?