Deux incinérateurs en projet dans le Gard !
Les élus des champs seraient-ils plus intelligents que les élus des villes ? Au regard de ce qui se passe actuellement dans le Gard concernant le traitement et la gestion des ordures ménagères à mettre en place pour 2002, la question ne semble pas totalement dénuée de sens.
Le monde végétal regorge de trésors. Outre les plantes comestibles, médicinales et à fibres textiles, connaissez-vous les plantes tinctoriales ? Ces plantes contiennent des colorants naturels, utiles dans les secteurs alimentaires, textiles et cosmétiques. Face à l’engouement d’un public croissant, votre revue Valériane a jugé bon de vous emmener sur ce terrain haut en couleur ! Vous découvrirez, dans cet article, un rapide historique de la teinture végétale, des initiatives actuelles et des recettes faciles à réaliser toute l’année, vous saurez pourquoi certaines plantes fabriquent des colorants et dans quelles plantes les trouver…
Les plantes produisent des colorants, qui font partie de leur kit de survie. L'homme, de tout temps et partout dans le monde, a mis au point des techniques pour les extraire. Nous nous intéresserons principalement à l'aspect textile, c'est-à-dire à la teinture végétale qui consiste à imprégner des fibres textiles de façon durable avec des colorants issus de plantes...
Le retour des moulins à pierre (4)
Le moulin de Cherain, trait d'union d'une vie sociale intense
rencontre avec Séverine Schmit et Benoît Toussaint
A Limerlé, près de Gouvy, prennent conjointement naissance, en 2001, une association et une société coopérative à finalité sociale : Périple en la Demeure. Toutes deux s'installent dans une ferme ardennaise du XVIIIe siècle à sauver de la ruine. C'est aujourd'hui une propriété collective riche de projets divers...
En approchant, on devine de multiples logements, une ferme avec des animaux, un jardin avec un potager. Des lieux culturels et de convivialité ont également été aménagés: une salle de spectacle, de concerts, de théâtre, de lectures publiques. Ils permettent aussi l'accueil en résidence pour artistes.
De 2008 à 2012, l'Ecole Nomade est ouverte dans l'enseignement secondaire général, avec l'aide de la Communauté Française, pour une cinquantaine d'élèves et une dizaine de professeurs ; elle sera également "fermée" par celle-ci... C'était une expérience de mise en œuvre des concepts développés par Pédagogie Nomade, en liaison avec la fac de philo de Liège et les nombreux réseaux d'écoles à pédagogie innovantes/actives en France. La démocratie scolaire dans un cadre de vie participatif respectueux de l'environnement fait maintenant partie des archives de l'archéologie pédagogique mais se poursuit, à Limerlé, sous forme de Maison Deligny, une maison d'hébergement pour adolescents en rupture.
Le retour des moulins à pierre
Le Moulin de Ferrières, à Lavoir, maintient notre filière de pains bio
Nous avions déjà visité le Moulin de Ferrières en 2003 - voir Valériane n°44 ! Nous y avions rencontré les meuniers, René et son fils Pierre Broset. Malheureusement, l'un et l'autre sont aujourd'hui disparus et le moulin sembla, un moment, en grand péril. Heureusement, l'histoire a bien tourné, et c'est ce que nous allons vous raconter en donnant aussi la parole à différents acteurs qui vous convaincront qu'un outil comme celui-là est absolument indispendable pour nous tous…
Situé entre Liège et Namur, dans le petit village de Lavoir - sur la commune de Héron -, au coeur du Parc Naturel Burdinale-Mehaigne, le Moulin de Ferrières est un site chargé d'histoire. Un premier moulin, qui se trouvait en amont de l'actuel, déjà mentionné dans les archives de l'Evêché en 904, fut détruit par une guerre en 1430. Un nouveau moulin fut reconstruit et conserva sa fonction de meunerie, de manière ininterrompue, jusqu'à nos jours. La roue à aubes originale - recevant l'eau de la Fosseroule, par le haut - cassa son axe lors d'une inondation, en 1947. Elle fut remplacée… par un vieux moteur diesel ! La roue métallique du moulin de Gelbressée se substitua à l'ancienne en 1982.
De nombreux meuniers se sont succédés au fil des ans. En 1956, le moulin est racheté par monsieur et madame Broset qui relancent le moulin, à partir de 1976, et y intègrent leur fils Pierre, dépositaire d'un savoir-faire familial. L'activité de mouture est complétée par bien d'autres : vente d'aliments pour le bétail, élevage de porcs, production de fruits... S'ouvriront aussi, sur place, une petite boulangerie et un magasin de produits de terroir. Ces différentes activités seront toutes abandonnées petit à petit. En octobre 2014, malheureusement, Pierre Broset décède. Et l'activité du moulin meurt avec lui...
Le retour des moulins à meule de pierre (7)
Je me présente chez Francis Dumortier à l'heure convenue, tôt le matin afin de rencontrer ce pionnier de la bio et meunier à la ferme. Mais nous sommes le lendemain de l'assassinat d’Alfred Gadenne, le bourgmestre de Mouscron, et l'ambiance est lourde. La nuit n'a pas été réparatrice, ni à Mouscron ni à la ferme… Au-delà de relations interpersonnelles locales très fortes, la proximité de la ferme avec le centre de la ville de Mouscron est un élément important pour comprendre sa place historique dans le paysage économique régional, après quasiment un demi-siècle de cultures et d'élevages en bio.
"Chez Dumortier, on produit bio depuis toujours, affirme d’emblée Francis. Mes parents, Alphonse et Claire, ont commencé dès 1969. Papa avait la fibre commerçante et mes parents ont donc organisé, dès le départ, la vente des produits à la ferme : du lait, du beurre, des pommes de terre, du grain non-moulu…"
Forts de cette expérience, Alphonse et Claire Dumortier avaient déjà pressenti l'obligation de faire des choix pour les exploitations familiales de taille moyenne, à l'aune de l'industrialisation de l'agriculture : profiter de la proximité de la ville et répondre aux demandes de la clientèle citadine de pouvoir venir se procurer un panier bio, de plus en plus complet, directement à la ferme.