samedi 17 mars 2012
Les Groupements d'Achats Alimentaires - GAA, GACs, GAS, GASAP ou AMAP - se sont à nouveau réunis, le 17 mars dernier, à Namur. Rappelez-vous, nous vous avions relaté dans le détail - voir Valériane n°89 - la grande journée de rencontre 2011 qui s'était tenue, le 26 février, à Namur également. Mais qui sont ces groupes de consommateurs et qu'est-ce qui les motive à se retrouver périodiquement ?
Comme vous le savez, le thème du salon Valériane de cette année sera « Jardins d’enfance ». C’est toute une découverte active de la nature et des animaux par les plus jeunes, une autre façon d’aborder l’écologie et l’apprentissage de la vie.
Ces objectifs sont aussi ceux des fermes d’animation. L’une d’entre elles, la ferme de la Prairie à Mouscron, sera d’ailleurs présente à Valériane.
Si le XXe siècle nous a détourné des lentilles, haricots, pois et autres légumes secs, pourquoi encore s’en priver aujourd’hui ? La tendance est aux régimes mixtes, "flexitariens", au Slow Food : manger varié, de saison, local, sain, bon. Ainsi réintroduit-on les protéines végétales, en petites quantités, grâce aux nouvelles recettes et assiettes mosaïques. Drôlement intéressant ! Sans devoir radicalement changer, ni prendre beaucoup de temps, on sort des routines et goûts standards ; on s’ouvre au plaisir de nouvelles émotions alimentaires.
Avec trois conseils cuisine, voilà santé, porte-monnaie, autonomie et environnement gagnants ! Finalement, un brin de curiosité et d’implication dans la préparation de ses repas, c’est juste prendre le temps de vivre...
Fin de purgatoire, renouveau des haricots and Co.
Dès 1950, les pays industrialisés remplacent 70% des protéines végétales de leurs plats quotidiens par des protéines animales. Et les légumineuses - dont 80 % de soja - sont reconverties pour nourrir les élevages. S’impose alors un modèle alimentaire totalement inédit : la viande, aliment noble et exceptionnel, devient quantitatif et ordinaire (1).
Cependant, l’attrait et l’adéquation de ce modèle s’écornent : scandales, problèmes de qualité, de santé, d’éthique, destruction environnementale, paysans sans terre, dépendance protéinique des économies européennes… Faible rentabilité : il faut dix unités de protéines végétales tout à fait consommables par l’homme pour produire une unité de protéine animale d’élevage. A l’inverse, cinquante litres d’eau suffisent à faire un kilo de légumineuses : rien avoir avec les 4.325 litres d’eau requis pour obtenir un kilo de volaille ou les 5.520 litres pour un kilo de mouton ou les treize mille litres pour un seul kilo de bœuf ! Cela fait réfléchir (2)…
En 2014, les légumineuses n’assurent plus en Europe que 15 kcal/personne/jour, soit environ 0,5% de l’apport calorique journalier total. En Belgique, seuls 500 à 800 g sont encore consommés par personne et par an - soit moins que chez nos voisins directs, en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni - contre quatre kilos en Italie, huit à dix en Espagne, quatorze en Turquie, et trente à trente-cinq au Niger ou au Rwanda (3).
Les actions coup de poing de militants et de militantes écologistes des dernières semaines font ressurgir le grand débat des limites de la non-violence chez ceux qui luttent contre les dégradations environnementales. Tantôt qualifiées de vandalisme ou de saccage, tantôt rejetées par les associations pacifistes ou encore parfois applaudies par certain.es, il est clair que ces pratiques amènent, avec elles, leur lot d'imaginaire, de questionnements et de préjugés...
Vers la prise en compte de critères sociaux pour les exposants textile - habillement
Nature & Progrès et la Campagne Vêtements Propres ont décidé de collaborer afin d'affiner les critères de sélection des exposants de vos salons Valériane, dans le domaine du textile et de l'habillement. Car s'ils sont coutumiers d’exigences environnementales et de labellisation bio, leur prise en charge des conditions sociales de production n'est pas toujours suffisante pour un salon qui doit être une référence en la matière. Quelques explications…