Le professeur Gilles-Eric Séralini (université de Caen) et son équipe publièrent, le 19 septembre 2012, dans la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology (1), une étude mettant gravement en cause un maïs OGM commercialisé par Monsanto et l'herbicide majeur du monde, le Roundup. Cette étude fut une première scientifique mondiale : menée in vivo par une équipe indépendante, entre l'automne 2008 et l'automne 2010, elle exposa deux cents rats à une nourriture équilibrée contenant 11 à 33% de maïs, comme une nourriture américaine, et de l'eau. Seule différence de taille : certains rats malheureux mangèrent du maïs OGM et d'autres burent une eau contaminée au Roundup…
Avec 10.815.000 tonnes, la consommation française de papier carton a progressé de 4,5 % en 1998, après une croissance de 10 % l’année précédente. Cette progression est soutenue depuis de nombreuses années. Elle caractérise tous les pays dont le PIB est en progression. Hormis les cartons, qui intègrent 80 % de fibres recyclées, le marché du papier recyclé tarde encore cependant à ce développer. Alors que la consommation de papier en général, ne fait que croître.
Intimement liée à notre vie quotidienne, la chimie est présente dans le développement de domaines aussi variés que l’agriculture et l’élevage, l’habillement, l’emballage, le jardinage et plus encore la santé. Face à l’évolution des mentalités et des marchés, l’industrie chimique fait tout pour préserver ses bénéfices et garder auprès du public l’image d’un secteur synonyme de progrès et de bien-être, image aujourd’hui bien entamée. A quand une véritable remise en question, prélude à une chimie vraiment alternative ?
La question mérite d’être posée car on sait qu’à la suite d’un accident nucléaire, des particules radioactives peuvent contaminer l’atmosphère, les eaux et les végétaux, et donc les animaux et l’être humain qui s’en nourrissent. Ces retombées sont potentiellement cause de différents problèmes de santé menant souvent à des cancers. Mais comme nous allons le voir, la réponse à cette question, simple en apparence, n’est pas évidente…
Arguant de l’argument globalement faux que le nucléaire serait indolore en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, le lobby de l’atome s’imagine avoir « retourné l’opinion » et pense avoir désormais le champ libre pour exiger l’abrogation de la loi de sortie du nucléaire, prise par l’Etat belge en 2002. Il est donc temps de ré-expliquer au citoyen que cette technologie, extrêmement dangereuse et extrêmement coûteuse, ne réglera aucun des problèmes de la planète… Nature & Progrès, pour sa part, continue de revendiquer une énergie proche et propre, renouvelable cela va sans dire.
Par les membres du Conseil d’administration de Nature & Progrès
(synthèse : Dominique Parizel)
Cette prise de position peut être lue dans son intégralité sur notre site Internet : www.natpro.be