Des protéines et engrais verts à planter et faire grimper, d’urgence, partout
Cueillir gousses et graines. Voilà donc l’origine du mot légumineuse. Issu du latin : lego, je cueille, et legumina, nourritures végétales de gousses et de grains récoltés à pleine maturité pour en optimaliser les apports protéiniques, caloriques et la conservation. Voilà pourquoi beaucoup de langues distinguent les légumes secs des frais: légumineuses/légumes ; edible seeds ou pulses/vegetables ; Hulsenfrüchten/Gemüse ; peulvruchten/groeten ; legumi/verdura…
Côté gousse, les cultivateurs ont patiemment sélectionné des plants potagers sans déhiscence ni torsion naturelle, de quoi limiter le catapultage intempestif des grains, et des mangetouts plutôt que des parchemins ! Mais, plus encore, ils ont activé la formidable vitalité de toutes les légumineuses, annuelles et pérennes, à fertiliser sols et cultures, à alimenter leurs élevages, à valoriser la verticalité de leurs terres. Redécouvrons-les pour œuvrer ensemble.
Il y a deux ans, environ – voir Valériane n°52 – , nous vous proposions déjà de prendre part activement à une campagne menée par l’ONG (Organisation non-gouvernementale) SOS Faim. Il s’agissait alors d’empêcher que nos résidus de poulets industriels aillent casser les marchés africains sous formes de morceaux congelés. Aujourd’hui, il n’est plus question de viande congelée, mais de lait en poudre… Mais ce sont pourtant les mêmes mécanismes pervers qui sont à l’œuvre…
Connaissez-vous beaucoup de consommateurs qui sont pour l’emploi de pesticides chimiques de synthèse ? Pour l’utilisation d’OGM ? Pour les élevages de mille vaches ou de deux cent mille poules en bâtiment ? Pour l’adjonction d’eau dans la viande ou de gluten dans la farine ? De nombreuses pratiques de l’agriculture moderne ont évolué sans prendre l’avis des consommateurs… et sans même les en informer ! Vous voulez changer cela ?
Le moteur est bien connu : produire plus et pour moins cher afin de répondre à la concurrence toujours plus forte, issue de la mondialisation. Des économistes créent de nouveaux modèles ; des producteurs et des transformateurs, séduits par ces promesses, les mettent en pratique. Des "communicateurs" imaginent une pub d’enfer sur les produits de cette industrie. Et enfin, des consommateurs suivent, séduits par les arguments "moins cher" et les images qui fovt croire à de la qualité. Basta ! Nous ne sommes pas des moutons, encore moins des pigeons.
V comme Valériane 2006, les 1er, 2 et 3 septembre, à Namur ! Voilà le lieu et l’occasion unique de rencontrer les artisans fromagers biologiques de notre région et de goûter à leurs spécialités qui ont le don d’ouvrir l’appétit…et de le satisfaire !
Implanté du côté de Malmedy, Marc Dewalque travaille dans le domaine de la boulangerie depuis près de cinquante ans. Son parcours, loin d’être linéaire ou classique, l’a amené à s’intéresser de près à ce qui fait la qualité du pain, tant via sa passion pour les bases techniques de la panification que via son intérêt marqué pour les constituants du pain. On pourrait résumer son leitmotiv d’une simple phrase : rencontres, connaissances des produits et compréhension des processus au service d’un savoir-faire et de pains de qualité…