Être végétarien, c’était, il y a encore dix ans, passer pour quelqu’un de maigre et d’un peu triste, au teint pâle, plus ou moins sectaire et certainement carencé. Mais les temps ont changé… Celui qui ne mange pas de viande, aujourd’hui, ne passe plus pour un extra-terrestre. C’est qu’il a de bonnes raisons à son choix alimentaire. La viande n’est plus l’aliment sacro-saint qu’il faut absolument consommer chaque jour sous peine de dépérir à vue d’œil. D’autant moins qu’après les scandales que l’on connaît, sa qualité est souvent mise en doute…
Que seraient notre vie si le sucre perdait soudain son goût ? Car nos yeux pétillent et nos papilles se dilatent, beaucoup d'entre nous salivent à la seule pensée de cet indispensable complément de notre alimentation, familier depuis la nuit des temps. Car la sucrerie connote avant tout la douceur des friandises qu'on croque sans trop de modération, pour peu qu'on ait l'occasion de faire la fête.
Que ce soit pour des considérations environnementales, climatiques, sociales, éthiques ou de santé, la viande - ou plutôt les viandes ! - en prennent aujourd'hui pour leur grade. La tendance à la simplification, aux raccourcis à l'emporte-pièce et aux amalgames est si grande et avérée que l'on ne peut que se demander ce qui motive réellement les communications concernant cette catégorie d'aliments centrale dans nos assiettes.
En 2009, Nature & Progrès s’intéressera beaucoup au pain ! Dans un premier temps – et afin de savoir précisément quelles demandes nous pouvons porter, à travers une nouvelle campagne, au nom de tous ceux qui en mangent – , nous soumettons, au public le plus large, un questionnaire qui nous permettra de mieux cerner les habitudes de consommation, mais également les inquiétudes et les interrogations que suscite cet aliment de base… Voici quelques précisions.