En ces moments un peu magiques où se prépare l’avènement de l’an neuf, les arbres, nus et silencieux, cultivent une intériorité toute secrète. Tant de prodiges se produisent cependant sous les écorces ! Un grand botaniste doublé d’un aventurier inventif, Francis Hallé, nous invite à retrouver l’émerveillement à la faveur d’une histoire sans fin… Je viens de lire Plaidoyer pour l’Arbre, paru cette année chez Actes Sud, et j’en sors éperdu d’admiration devant tant de science et d’humilité, exposées par un quasi-septuagénaire dont la fraîcheur d’esprit s’avère si contagieuse…
Depuis la nuit des temps, les hommes ont planté des arbres pour signaler le tracé de limites et frontières. La plupart de ces témoins ont disparu. Certains ont survécu, en particulier dans les communes forestières. Rares témoins de l’époque où les arbres jouaient le rôle de bornes frontalières…
Cet automne, nos deux viornes indigènes sont mises à l’honneur à la faveur de la « Semaine de l’Arbre ». Privilège mérité pour ces arbustes discrets aux bienfaits méconnus. Autrefois fort appréciés à des fins pratiques, ils devraient retrouver un regain de popularité dans les parcs et jardins accueillants à la biodiversité. Allons donc voir si la viorne est en fruits…