C’est l’un de nos petits indigènes les plus frêles et lumineux : rameaux gracieux, cime aérée, ombrage léger. Mais sous la blanche et tendre écorce se dissimule un tempérament bien trempé et nous attend un véritable coffret aux merveilles…
(Cedrus libani A. Richard)
Symbole d’immortalité, souverain parmi les essences les plus nobles qui ornent nos grands parcs, le cèdre du Liban pourrait traverser les siècles. Hâtée par la richesse de nos sols, sa croissance trop rapide contrarie une longévité exceptionnelle qui lui valut jadis d’être considéré à l’égal des Dieux…
Février n’est pas accompli que survient le miracle du cornouiller : ordinairement effacé, notre arbrisseau trépigne d’impatience à l’approche du carnaval, puis, sans plus attendre, se couvre d’or pour célébrer la fin de la morte saison ! A l’instar du saule, Maître Cornus mas est parmi les premiers à fleurir au royaume des Arbres : blotties en petites touffes compactes, les ombelles denses de ses fleurs jaune d'or accompagnées de petites bractées jaunâtres illuminent de ci de là la grisaille des haies encore engourdies par l’hiver.
Peu grégaire et avide de lumière, le frêne se révèle pour l’homme un compagnon d’une inépuisable générosité. Toujours empressé, ce grand diable dispense une riche provende de bienfaits. Esquisse d’un athlète polyvalent.
Plantés au cœur de nos villages, les arbres sont les héritiers d’une longue complicité avec les hommes. Bien à l’écart des lieux habités se dressaient aussi des arbres partageant l’intimité quotidienne des hommes et des bêtes. Balade sur le Haut-Plateau des Fagnes…