Modeste mais têtu, le noisetier est largement répandu en Europe depuis la fin de l’ère glaciaire. Seul arbrisseau indigène à porter des fruits secs en Europe, une longue familiarité avec les hommes lui a valu d’être promu au rang d’auxiliaire d’élite et de symbole bénéfique…
C’est le plus longévif de nos arbres fruitiers et l’ancêtre de tous nos poiriers cultivés ! Aujourd’hui bien méconnu, cet arbre, qui peut atteindre un âge considérable, joua autrefois le rôle de… borne dans nos campagnes.
A cette curiosité d’ordre historique s’ajoute la splendeur de la floraison du poirier et celle de ses tons automnaux. Un bijou à favoriser dans une haie rustique…
Portés cette année sur le pavois, à la faveur de la Semaine de l’Arbre, le Cornouiller mâle et le Cornouiller sanguin figurent parmi nos arbustes indigènes les plus injustement méconnus. Le premier a déjà eu le privilège d’apparaître dans cette rubrique (voir Valériane n°33). Mais qui est donc ce cousin qualifié de sanguin ?
Allié des agriculteurs, pourvu qu’ils le taillent en têtards, le saule blanc est aussi l’hôte d’une foule d’animaux. Ami des hommes, qu’il soulageait des excès d’eau, de chaleur et d’élans… érotiques, nos saules méritent d’être entretenus. Mieux : d’être plantés. Les pieds dans l’eau.
En ces temps incertains où l’arbre et la forêt sont réduits en unités de puits de carbone négociables en permis de polluer, il est bon de garder les pieds sur terre ! Retrouver la jouissance, par tous les sens, de la beauté et de la fécondité d’une haie rustique est un bonheur inépuisable.