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Chapeau de l'article

Dans le milieu de la bio – celui de la terre, de l'humus, des semences –, s'occuper de cosmétique peut paraître assez futile. C'est vrai quand la cosmétique nous renvoie à ces images de femmes et d'hommes très apprêtés, pomponnés, presque rutilants, de certains milieux huppés où apparence et statut se rejoignent… Mais la cosmétique, c'est autre chose. Et c’est, en tout cas, une affaire bien trop sérieuse pour l'abandonner aux seuls adeptes du bling-bling et à leurs insatiables pourvoyeurs, les industriels de la beauté et du marketing.

Auteur
Par Nelly Pégeault
Numéro de revue
8
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Chapeau de l'article

Le XXIe siècle ne s’ébauchera sans doute qu’en fonction des réponses apportées à l’actuel choc pétrolier. Le pétrole bon marché aura permis l’essor économique de la seconde moitié du XXe siècle. Mais l’« ère » du pétrole cher dans laquelle nous entrons maintenant annonce, à n’en pas douter, son remplacement progressif par d’autres formes d’énergies ; des énergies encore largement à découvrir et dont les modalités de production et d’usage nous sont, en grande partie, inconnues.

« L’âge de la pierre ne s’est pas terminé faute de pierres », a un jour déclaré un ministre saoudien du pétrole ; l’âge du pétrole ne se terminera pas faute de pétrole ! Mais tout simplement le jour où son extraction et sa transformation seront devenues impayables…
Gros problème : le pétrole et sa chimie sont partout ! Les lobbies pétroliers sont omniprésents et hyper-puissants ; ils font et défont les politiques. L’honorable Monsieur Bolkestein, par exemple, – celui de la directive du même nom ! – n’a-t-il pas, en bon libéral hollandais, commencé sa brillante carrière chez Shell ? Etats et organisations internationales, arc-boutés sur leurs indicateurs de croissance économique, n’ont plus qu’un seul souci : limiter, dans le court terme, l’impact du pétrole cher sur la croissance mondiale…

Rares sont les esprits visionnaires capables d’imaginer que ce siècle – et sans doute même ce demi-siècle – vivra l’après-pétrole. Aujourd’hui, toute anticipation trop crédible de ce grand chambardement est ressentie comme un réelle menace – quasiment du terrorisme ! – pour l’économie mondialisée dont les énergies fossiles sont la clé de voûte. Obstinément, nous refusons encore d’admettre qu’il y aura forcément une fin. La chose est pourtant inévitable car les ressources de la Terre sont limitées ; n’importe quel idiot, au fond de lui, sait cela pertinemment.

Nous repoussons donc l’échéance en refusant de voir ce qui viendra après, comme les navigateurs des temps jadis qui croyaient la mer finie, limitée par un gouffre peuplé de monstres abominables. Ils s’en allaient à l’aventure, ne sachant quand ils y tomberaient. Qu’est-ce qui empêche pourtant la mise en place, dès aujourd’hui, de transitions douces, sur dix, vingt ou trente ans ? Est-ce la peur du gouffre qui tétanise les pouvoirs politiques ? Car il ne manque plus désormais d’oiseaux de mauvais augure pour prétendre que nous sommes bien plus près qu’on ne veut nous le dire de la gueule béante des créatures de la fin des mers…

Tout est pétrole dans nos économies largement « tertiarisées ». Elles reposent, toujours plus, sur une orgie énergétique insensée, sur la frénésie de transporter – sans raisons réelles – biens et personnes aux quatre coins de la planète… Du reste, depuis la « révolution verte », la motorisation quasi totale et le recours irréfléchi aux herbicides et pesticides de synthèse, nos agricultures ont permis l’explosion démographique de nombreux pays en développement. L’agriculture dominante, intensive et hyper-mécanisée, repose essentiellement sur la transformation du pétrole en nourriture. Qu’adviendra-t-il le jour où celui-ci fera défaut ?

Auteur
Dominique Parizel
Numéro de revue
54
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Chapeau de l'article

Dévoreurs de lumière

« Tous les êtres vivants sont des dévoreurs de lumière », a dit le docteur Fritz Albert Popp. Les recherches de cet éminent physicien et biologiste allemand ont démontré que la lumière, source fondamentale d’énergie, est à la base de tous les processus vitaux. Elle détient le principe unique de la grande diversité des formes de vie. Les quanta de lumières (les photons) agissent sur l’évolution, le développement, la différenciation, l’apparition du cancer…
Le docteur Popp a mis en évidence la concordance entre la cellule vivante et la lumière solaire, le rôle d’antenne de la forme hélicoïdale de l’ADN. Un rayonnement ultra-ténu de lumière (laser biologique) émane des cellules vivantes ; ce phénomène explique une part importante des principes majeurs de l’évolution biologique. La science corrobore donc le thème si souvent abordé par le quidam ou le poète : « la lumière, c’est la vie » ! Et comme nous cherchons tous, sur le plan psychique ou spirituel, une lumière pour nous guider, cette référence aux principes mêmes de la vie, mise en évidence par la physique, n’est certainement pas dénuée de sens…
Mais comment appréhender le thème de la lumière dans le domaine de la bio-construction ? Comment concevoir des bâtiments, aménager des espaces en tenant compte de cet aspect spécifique qui découlerait du principe de résonance magnétique entre la cellule et l’environnement ?
Le but de ce dossier est donc de vous proposer quelques pistes de réflexion, en fonction des critères du développement durable, et donc, du respect de l’environnement et de la santé. Nous ferons, tout d’abord, un petit détour par les principes universels que nous enseigne le feng shui. Il présente l’habitat comme un filtre de la lumière dont nous ne devons pas manquer mais qui ne doit jamais nous épuiser. Quelques notions d’éco-bioclimatisme, ensuite, nous montreront combien l’éclairage naturel reste incomparable, même si les caprices de la lumière du soleil nous font souvent préférer l’éclairage artificiel. Nous verrons, à ce sujet, quel lampe choisir. Un éclairage bien adapté allégera notre facture d’électricité de manière spectaculaire : pour une famille moyenne qui consomme annuellement entre 500 et 750 kWh pour s’éclairer, ce chiffre peut aisément tomber à… 150 kWh, sans perte de confort, à condition toutefois d’utiliser des lampes économiques. Eh oui, autant savoir…

Auteur
Luc Delvaux
Numéro de revue
34
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Chapeau de l'article

Le lobby des biotechnologies ne désarme pas ! Il est déjà à l’œuvre pour déréglementer les "nouveaux OGM". Mais de quoi s’agit-il concrètement ? Les réglementations européennes relatives aux OGM sont, depuis longtemps, une grosse épine dans le pied des industries des biotechnologies. Etant donné le rejet des OGM par les consommateurs - il existe de facto un moratoire en Europe -, l’invisibilité semble devenue vitale pour garantir le succès commercial de produits issus des nouvelles technologies de modifications du génome. Elles sont déjà et sont ainsi appelées à rester des "OGM cachés" !

 

 

 

 

Auteur
Catherine Wattiez, Dr.Sc.
Numéro de revue
142
Page
6
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Chapeau de l'article

Nous vous en parlions, il y a un an exactement (Valériane n°142), mais de nouvelles "préoccupations" sont apparues entretemps qui ont évidemment monopolisé notre attention. Nous y revenons donc car, contrairement à tout ce qui touche le simple citoyen, la marche en avant des industriels de l'agroalimentaire semble être fort peu affectée par la pandémie. De nouveaux OGM sont à nos portes et doivent absolument demeurer "sous contrôle". Il en va de l'avenir de notre alimentation !

 

 

 

Auteur
Catherine Wattiez et Laura Vlémincq
Numéro de revue
148
Page
6