Deux roues, un cadre, un guidon… Et des pédales, bien sûr ! Rien de plus simple qu'une bécane, rien de plus efficace pour peu que l'essence vienne à être chère. Alors, le vélo va-t-il à nouveau changer nos vies, va-t-il révolutionner nos transports dans et autour de nos cités ?
Non ! C'est plus que cela, bien plus que cela. Le vélo est un symbole : il est la mobilité "énergie douce" face à l'arrogance froide des voitures, il est la convivialité rieuse face à la grise indifférence des usagers du TEC, de la STIB et de la SNCB, il est la simplicité volontaire face au "travailler plus pour gagner plus", il est d'une certaine lenteur dans un monde toujours "en flux tendu"… Du coup, le vélo un peu rouillé, posé contre un poteau parmi les hautes herbes, tuteur occasionnel pour le liseron et les mauvaises herbes qui aiment grimper, cela vous aurait bien un subtil je-ne-sais-quoi d'anarchie douce, de mutine spontanéité, d'immortelle insouciance de la jeunesse… Comme une grosse envie de s'en foutre mais de résister quand même…
Alors, le vélo maintenant, cela sert aussi à lutter, mais doucement, à travers les campagnes, comme un missionnaire qui éveille les consciences les unes après les autres. Le vélo qui passe partout re-colonise la ville promise à l'automobile. Comme la nature qui toujours reprend ses droits, il reprend sans s'énerver la place qui lui est due. Naturellement. Mais attention, les forces impavides de la récupération par le fric ont déjà compris votre petit jeu : elles vous guignent et vous aguichent avec des engins qui rutilent, ont la couleur du vélo, l'odeur du vélo et le goût du vélo… Mais leur seul but est de vous vendre un peu plus de chewing gum, de dentifrice et d'eaux de toilette. Ami du cycle, sois vigilant, même tes pédales et ta sonnette, ils vont te les faire payer…
Geneviève Fournil et Richard Marietta
La méthode de fabrication du vinaigre fait toute la différence !
Transformer des produits bio est plus intéressant que transformer des produits conventionnels. Ce n’est certainement pas Nature & Progrès qui dira le contraire ! Toutefois, transformer des produits bio par le biais de méthodes industrielles n’est souvent qu’un moyen de s’acheter une virginité à bon marché. Ainsi en va-t-il du vinaigre : ce produit naturel, souvent réputé miraculeux pour la santé humaine, ne sortira tous ses effets qu’à la seule condition d’être fabriqué artisanalement, à l’aide d’une méthode qui garantisse son intégrité. Dans ce domaine, l’histoire et le travail de Geneviève Fournil et Richard Marietta sont particulièrement éclairants.
Depuis septante ans, l’agriculture biodynamique ouvre la voie à un autre rapport homme-nature. Loin de se limiter à une simple méthode agricole, elle propose une approche globale et différente des soins à apporter à la terre. En regard de cela, sa démarche spirituelle peut sembler surprenante et difficile d’abord. Mais elle ouvre aussi sur une compréhension plus profonde de la vie qui nous entoure et de notre place dans le cosmos.
Il sera surtout question, dans le dossier qui suit, d'ébaucher une rétrospective des mobiles et de l’action de Nature & Progrès en matière d'écobioconstruction mais surtout de faire de la prospective car, comme le dit un adage africain "qui veut aller loin ne se lasse pas de compter ses pas". Il est temps, en effet, pour Nature & Progrès, de faire le tri dans ses options et de repréciser les enjeux sur lesquels il est stratégique de s’investir pour pérenniser la démarche et la philosophie de l’association en matière de construction.
L'histoire de l'olivier commence pratiquement avec celle de l'humanité. Cet arbre, qui compte parmi les plus cultivés dans le bassin méditerranéen est sans doute aussi le plus représentatif de cette région du monde. Sa force et sa longévité sont légendaires et l'on vénère encore au Mont des Oliviers, des arbres de plus de 2000 ans, qui pourraient nous raconter la passion du Christ.