Le ministre wallon du bien-être animal a déclaré vouloir interdire l'abattage privé à domicile de petits ongulés. Ce projet touche à l'autonomie alimentaire des particuliers qui font le choix d'assumer pleinement leur responsabilité de mangeurs en élevant et en sacrifiant eux-mêmes les animaux qu'ils consomment, tout en veillant à leur bien-être jusqu'à leur dernier souffle. Contrairement à ses aspirations, cette interdiction constitue un retour en arrière en termes de bien-être animal.
Nature & Progrès a rassemblé les personnes concernées afin d'écouter les ressentis, partager sur les pratiques et débattre de solutions. Nous proposons de réserver l'abattage privé à domicile aux éleveurs des animaux, de garantir les compétences des abatteurs via des formations et guides pratiques, voire un certificat de compétence, de renforcer la contrôlabilité de l'abattage via l'amélioration du processus de déclaration actuel, et de renforcer les lieux d'abattage en Wallonie.
Tourbe et lithothamne, deux intrants utilisés de manière régulière en jardinage et en agriculture, sont extraits d'écosystèmes particulièrement riches en biodiversité et menacés. Où et comment l'extraction est-elle actuellement menée? Dans quelle mesure porte-t-elle atteinte à ces milieux? Des alternatives se développent elles? Peut-on produire de la nourriture sans porter atteinte à ces piliers de notre environnement?
En prélude à une plus large étude consacrée à "La juste place de l’animal dans notre monde" - qui pourra être lue sur notre site Internet avant la fin de l’année -, nous vous proposons trois textes sondant le fossé qui sépare aujourd’hui l’idéologie végane de la pratique ancestrale et tranquille des éleveurs que soutient Nature & Progrès. Un clivage d’autant plus surprenant que notre combat contre l’industrialisation de la viande est bien le même…
A ceux qui trouveraient excessive la comparaison de l’élevage intensif et de la boucherie industrielle avec l’Holocauste, on recommandera la lecture du livre de l’historien américain Charles Patterson, Un éternel Treblinka (1), où il rappelle que c’est dans les Union Stock Yards, gigantesque réseau de parcs à bestiaux et d’abattoirs installés au sud de Chicago, qu’Henry Ford eut, dès 1922, la révélation du modèle d’organisation du travail auquel il attacha son nom. C’est le même Henry Ford qui fut, à l’époque, l’instigateur de textes antijuifs virulents et le propagateur du pamphlet antisémite Les Protocoles des sages de Sion. Patterson dénonce également une rigoureuse similitude entre la rationalisation de la zootechnie et de l’abattoir, d’une part, et la pratique de l’eugénisme et d’une "anthropotechnie" exterminatrice, d’autre part, mises en œuvre par les nazis pour des Hommes préalablement déchus au rang de bêtes. Certes, il n’y eut pas là de fins alimentaires mais des difficultés d’autant plus incommensurables à se débarrasser de la masse inouïe des corps assassinés…
Les beaux jours qui reviennent et la pression populaire croissante vont certainement amener nos autorités à "lâcher du lest", même si le maudit virus qui nous gâche la vie ne se satisfera sans doute pas d'une seule année de crise. L'occasion de faire un premier bilan de ce qu'il nous a déjà coûté. Et de ce qu'il risque bien de nous coûter encore…
Notre incapacité à vivre sur cette planète autrement qu’en la détruisant serait-elle rédhibitoire ? L’espèce humaine ne serait-elle qu’un cancer occupé à ronger la nature toute entière ? Notre présence sur la Terre se traduirait-elle inéluctablement en vice, noirceur et infamie ? Nous pillons compulsivement les ressources naturelles, juste pour entretenir la vaine illusion de notre richesse individuelle ; nous étouffons sans le moindre égard toutes les formes de vie auxquelles nous reprochons de ne pas nous ressembler assez ; nous sommes désespérément incapables de soigner notre addiction aux énergies fossiles alors que la planète, déjà légèrement fiévreuse, se prend à manifester à notre égard une irritation croissante… Jusqu’où espérons-nous avancer comme cela ? Quel est le plan, quel est le projet, quel est l’itinéraire ? Ah, mais le GPS est depuis longtemps passé par la fenêtre, et l’accélérateur est comme bloqué ; nous voilà menottés sur le siège du passager, à moitié groggy et le costard - ou la robe de soirée ! - imbibé-e d’alcool, et la falaise, oh là là, qui se rapproche à toute vitesse… A la télé, il est toujours possible de changer de chaîne quand le feuilleton est vraiment trop mauvais ! On peut même tout éteindre et aller carrément se coucher avec un bon bouquin… Sans doute est-il encore possible de convaincre nos concitoyens terriens de tourner le bouton, de changer le programme, de piétiner la zapette et d’aller voir ailleurs…
Car l’aventure - on l’oublie, c’est dommage - est au coin de la rue, dans une simple boutique bariolée où l’on vend… des matières naturelles, des peintures et de la couleur ! Somewhere over the rainbow… Nous voilà chez "S'HABITER …", à Julémont, en plein pays de Herve, un endroit où l’on vit les choses autrement, au départ de trucs pourtant tout simples comme choisir les couleurs qu’on aurait bien envie de mettre dans sa maison… Des couleurs qui rendent vraiment heureux-se… Bouleversant de fond en comble le bazar de la construction, on "co-œuvre" ici, en toute simplicité, à l'émergence d'une autre réalité. Croyez-moi si vous voulez : on construit ici une "Terre en Paix", c’est-à-dire une planète sur laquelle chaque humain retrouve sa juste place au sein du vivant. Cela vous paraît étrange ? Rien de plus logique, pourtant. Cela vous parle, ou peut-être pas encore ? Bla-bla new age, pensez-vous ! Ou authentique casse-couilles pour maçons vraiment trop machos ? Faites-vous donc votre religion en notre compagnie.
Véronique Meunier et Sylvie Spelte nous accueillent et nous expliquent cette autre façon de concevoir, de construire et d'habiter, en dialogue avec Nature & Progrès, votre serviteur toujours d’attaque, qui amène çà et là ses propres - modestes ! - réflexions… Car nous avons délibérément opté pour la spontanéité du questions-réponses. Mais le lecteur - ou la lectrice, bien sûr - ne sera pas dupe : ce n’est là - comme tout ce qui feint habilement la simplicité - qu’un artifice bien coloré pour lui donner à croire qu’il-elle est un peu là lui-elle aussi, les jambes croisées juste à côté du poêle, à remuer la touillette dans son thé au jasmin, à déglutir d’un trait le café noir déjà tiède, à tapoter frénétiquement son vieux Mac ou son nouvel IPhone… Allez, hop, tournez la page d’un doigt léger, ça commence !