Eclairage

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Titre de l'article
Chapeau de l'article

Le choix des mots que nous utilisons pour faire passer un message a des conséquences sur la manière dont les faits et les idées sont perçus. Nous pouvons adapter notre vocabulaire pour mieux sensibiliser aux enjeux climatiques, pour faire (re)connaitre de nouveaux concepts ou favoriser leur adoption par le grand public. Mais ces mêmes mots peuvent aussi nous endormir voire nous manipuler. Quand la linguistique nous éclaire...

Auteur
Sylvie LA SPINA
Numéro de revue
171
Page
62
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Chapeau de l'article

Ils sont partout et pourtant nous ne les voyons pas. Notre éducation nous apprend donc à nous en méfier et, certes, une bonne hygiène reste un pilier essentiel d'une bonne santé. N'hésitons donc pas à nous laver les mains avant de passer à table… Mais sans doute cette prudence élémentaire se mue-t-elle trop souvent en phobie ? Pour redevenir plus familiers des microbes, nous avons décidé de faire appel à quelqu'un qui les connaît bien…

Auteur
Jean-Pierre Gratia
Numéro de revue
110
Page
53
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Chapeau de l'article

Certaines phrases, certains textes, certains livres ont le pouvoir de modifier notre regard sur les choses. Ils produisent un déclic, nous font entrer dans un territoire inexploré ou éclairent soudainement une partie de nos pensées ou de nos émotions qu'on imaginait impossibles à mettre en mots. Dans nos engagements et questionnements sur l'écologie, l'alimentation, l'agriculture, l'écobioconstruction, le changement climatique, la biodiversité il n'en va pas autrement. Certaines lectures sont impossibles à garder pour soi. Voici, très sommairement exprimés, trop brièvement présentés, quelques fragments du livre du Baptiste Morizot, Manières d'être vivant.

Auteur
Guillaume Lohest
Numéro de revue
151
Page
50
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Chapeau de l'article

Mais à quelles conditions ?

Lors d'un colloque rassemblant les acteurs professionnels de l'éducation permanente, à Namur en novembre 2012, il fut brièvement question, lors d'un atelier, des enjeux écologiques liés à l'habitat et de la sensibilisation des citoyens à ce sujet. À l'interrogation d'un participant concerné par cette thématique, la réponse d'un membre de l'auditoire a fusé, ferme et définitive, balayant le sujet d'un revers de la main. En substance, le verdict, apparemment accepté par une salle demeurée silencieuse, fut : "l'habitat écologique, c'est un truc de bobos qui peuvent se le permettre". Comprenez : ça n'a rien à voir avec l'éducation populaire...

Cette sentence, maintes fois entendue dans des versions plus ou moins hostiles, ne cesse de me trotter dans la tête. Primo, parce que notre association, Nature & Progrès, a fait de l'habitat et de l'énergie l'intitulé de l'une de ses thématiques d'action à part entière. Secundo, parce que tout cliché renferme une part irréductible de vérité, soit au premier degré sur ce dont on parle - ce qui est dit est au minimum partiellement correct -, soit de façon indirecte, sur le lieu d'où l'on parle, sur la relation entre ce qui est énoncé et celui qui énonce. En l'occurrence, les deux cas me semblent vrais : le cliché mérite certainement d'être pris au sérieux, et le lieu d'où l'on parle, à savoir le champ de l'éducation permanente, peut être interrogé lui aussi. En tout état de cause, il m'était impossible de m'en tenir à ce niveau d'analyse, celui du cliché, qui, tout vrai qu'il puisse être, demeure un prêt-à-penser dénué du recul critique tant prôné par les acteurs de l'éducation permanente. Cette affaire ne pouvait rester impensée. Cette analyse se veut donc être une première contribution à l'ouverture d'un champ de recherche encore largement inexploré : les apports mutuels - parfois conflictuels - entre l'ancrage historique de l'éducation populaire et l'émergence du défi écologique de notre époque. Les formes d'engagement générées par ce dernier, notamment parmi des publics considérés comme "privilégiés" - et qui n'hésitent pas à se considérer eux-mêmes comme tels -, se situent-elles forcément hors du champ de l'éducation permanente ? Autrement dit, les nouvelles pratiques liées aux enjeux écologiques sont-elles réductibles aux publics qui s'en saisissent spontanément, hic et nunc ? Si non, à quelles conditions ? Si oui, et dans tous les cas, comment penser la question écologique sur une base plus large ?

Auteur
Guillaume Lohest
Numéro de revue
112
Page
52
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Chapeau de l'article

L’État et le Marché ont chacun reçu leur chance. Le tout-au-public a montré ses limites de dérives autoritaires et d’étouffement des libertés. Le tout-au-marché est en train de fracturer le monde et d’isoler les individus dans une "idéologie propriétaire". Les communs, issus du fond des âges mais totalement réactualisés par l’existence d’Internet, sont à même d’imbriquer les apports positifs du privé et du public, tout en y ajoutant une plus-value écologique et démocratique. Concrets, modulables, enthousiasmants : c’est vraiment l’heure des communs !

Alors qu’il s’agit - déjà ! - de clôturer cette série 2017 sur les communs, je suis pris de doutes. Les quelques exemples que nous avons proposés - les communs numériques, cf. Valériane 125, l’Atelier paysan, cf. Valériane 126 et la forêt, cf. Valériane 127 - étaient-ils assez parlants ? Les apports théoriques et historiques - cf. Valériane 123 et 124 - étaient-ils éclairants ? Et que dire de tous les autres champs d’application des communs que nous avons dû laisser de côté : les semences, l’eau, la terre, les pêcheries et tant d’autres encore ? Ai-je assez laissé parler l’enthousiasme que suscite le concept complet de "commun" - et non les "biens communs" - pour envisager des innovations sociales, économiques et politiques adaptées aux défis actuels et à venir ?

Le défi de ce dernier article est de lever ces doutes. En parcourant quelques exemples tous azimuts et à partir des réflexions de quelques spécialistes actuels du sujet, nous tenterons, en guise de conclusion, d’identifier ce qui fait toute la force des communs, à la fois dans le concret des projets et dans la capacité à créer un nouveau paradigme politique, économique et culturel.

Auteur

Guillaume Lohest
Numéro de revue
128
Page
42