Depuis quelques années, je lis et j'écoute Bruno Latour, philosophe et sociologue. Ses propos me semblent indispensables pour décrypter notre époque mais difficiles à partager, parfois abstraits, souvent polémiques, toujours détonants. Début janvier, j'ai donc sauté sur l'occasion de visiter une exposition issue de ses réflexions sur l'anthropocène et la situation écologique, pour pouvoir en rendre compte dans votre revue Valériane.
C'est une histoire en plusieurs épisodes qui s'est déroulée outre-quiévrain et qui a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois. ll y a de quoi. Le 1er novembre 2024, les sénateurs français Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (Union Centriste) introduisent une loi censée répondre à la crise agricole. En ces temps-là, et depuis longtemps déjà, la colère est vive chez les agriculteurs et agricultrices. Leurs difficultés s'accumulent: mauvaises de plus en plus extrêmes, pression sur les prix du marché générant des revenus des rabais, normes européennes - dont environnementales - difficilement conjugables avec les impératifs économiques...
Peu soutenue, c'est un sentiment d'abandon qui pèse sur toute la profession.
"Sensibiliser à des changements de comportements." Pour enclencher la transition écologique, on continue majoritairement de penser qu'il faut transformer l'économie, consommer autrement, habiter autrement, produire autrement, manger autrement, s'habiller autrement... Bref, remplacer nos pratiques par d'autres pratiques moins émettrices de CO2. Mais la manière de consommer est-elle vraiment la question centrale? Ne serait-ce pas plutôt le niveau de richesse? Prenons la question par les deux bouts
Victime de son succès, le livre de Maurizio Pallante, La décroissance heureuse, était presqu’introuvable depuis un an. Aux éditions Nature & Progrès, on a donc décidé de réimprimer cet essai décapant, plein d’humour, d’intelligence et d’exemples pratiques. C’est l’occasion de revenir sur l’une de ses idées centrales : l’autoproduction. Et d’élargir la perspective… L’autoproduction n’est pas la panacée mais bien une clé ouvrant de nombreuses portes de changement, à même sans doute de rapprocher des domaines d’action jusqu’ici trop éloignés.
Qui sont les Indignés ? Que font-ils ? Que veulent-ils ? Quelles sont leurs préoccupations et leurs méthodes ? Et surtout : comment sont-ils susceptibles aujourd'hui de renforcer, de renourrir l'esprit qui anime une association telle que la nôtre ? Bref, l'indignation est-elle encore, est-elle toujours le moteur de notre action ? Regards croisés…